Le Mardi 10 Février à 10h en visioconférence, Conversation avec Jean BRICMONT, Essayiste, Libre Penseur, Rationaliste

Jean Bricmont, né le 12 avril 1952 à Uccle, est un physicien et essayiste belge, professeur émérite de physique théorique à l’Université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique. Il a été le président de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) de 2001 à 2006. Il milite d’une part contre les dérives postmodernistes — notamment lors de l’« affaire Sokal » en 1996-1997 — et d’autre part contre les restrictions à la liberté d’expression en France, en demandant, par exemple, l’abrogation de la loi Gayssot. Le politologue Pierre-André Taguieff et les rédacteurs de Conspiracy Watch, Valérie Igounet et Rudy Reichstadt, présentent Jean Bricmont comme un conspirationniste antisioniste. L’écrivain Bernard-Henri Lévy l’accuse de négationnisme. Jean Bricmont, pour sa part, qualifie cette accusation de « diffamation » et dément notamment avoir « jamais nié l’existence des chambres à gaz ». Extrait de la présentation de Wikipédia.
« Gardons notre esprit critique en éveil, sans nous priver des points de vue « originaux », « différents », « autres »… pour être mieux à même d’éclairer les enjeux de notre temps et permettre la construction d’une société qui ne sera jamais parfaite, mais où la délibération et la décision démocratique jusqu’au bout permettra d’éviter que les décisions soient prises par une petite minorité, fusse-t-elle éclairée, et favoriser les apprentissages, les échanges, la mixité sociale vers le dépassement des inégalités sociales, ect… » Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine.
Quelques documents pour se faire son opinion :
– Une vidéo récente sur la situation internationale Iran, Palestine, Vénézuéla… :
https://www.youtube.com/watch?v=FTcPJJg094U
– Le discours de Robespierre sur la liberté de la presse :
https://www.amis-robespierre.org/?Sur-la-liberte-de-la-presse-discours-de-Robespierre-du-11-mai-1791
– Le livre de Jean BRICMONT sur la république des censeurs,
– Un texte de Jean BRICMONT sur Chomsky, Faurisson et Vidal-Naquet
Jean BRICMONT participe depuis quelques années à nos rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques » de décembre.
– Jean BRICMONT, A propos du « marxisme occidental » !
Lien vidéo: https://youtu.be/gLTbZPUizLU
– Jean BRICMONT, «Le sionisme, la gauche et la France. »
Lien vidéo: https://youtu.be/t8uID-8I1zI
– Jean BRICMONT, « La gauche et la guerre », décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/P6Y1l2CYlVM
– Jean BRICMONT, essayiste, « La souveraineté nationale question fondamentale de notre temps »
Lien vidéo: https://youtu.be/AOIA_zUYKoA
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– Le Mardi 24 Février à 18h la rencontre trimestrielle Espaces Marx – Machine à Lire avec Timothée DUVERGER, pour son livre aux éditions du Bord de l’eau « Une autre commune est possible »,

2026 est une année électorale, celle des municipales. L’expérience citoyenne la plus proche de nous est celle des municipales car il s’agit d’un vote qui implique notre quotidien de citoyen. Il est donc indispensable de se questionner ensemble sur l’avenir de cette forme politique. Ce texte explique le rôle de la commune qui se trouve, aujourd’hui, mise à mal par les fractures sociales et les tensions budgétaires. On remarque également un souci de vocation, plusieurs maires ayant subi des attaques ou menaces durant leur mandat.

Timothée Duverger est chercheur associé au Centre Émile-Durkheim et maître de conférences associé à Sciences Po-Bordeaux, où il est responsable de la chaire » Territoires de l’ESS ». Auteurs de nombreux livres Une autre entreprise est possible (Le Bord de l’eau 2025), L’économie sociale et solidaire (La Découverte, 2023), Utopie locales : les solutions écologiques et solidaire de demain (Les petits matins, 2021). L’invention du revenu de base (Le Bord de l’eau, 2018). Cette rencontre a lieu dans le cadre du partenariat entre La Machine à Lire et Espaces Marx.
La commune est toujours plébiscitée par les Français. C’est un maillon essentiel du lien social, l’échelon de proximité, le lieu où se construisent les solutions pour répondre aux besoins du quotidien.
Mais la commune est aujourd’hui menacée. Les fractures territoriales, les tensions budgétaires ou la crise des vocations remettent en cause sa capacité à produire du vivre ensemble. Est-on condamné à voir la décentralisation s’effriter ou peut-on réinventer la commune pour qu’elle soit à l’avant-garde des transitions écologiques et solidaires ?
À la veille des élections municipales, cet ouvrage fait le pari qu’une autre commune est possible. C’est un formidable levier d’innovation pour mettre en oeuvre la participation citoyenne, développer les coopérations territoriales et expérimenter localement le monde de demain.
Les auteurs
Sous la direction de Timothée Duverger.
Avec Géraldine Chavrier, Cynthia Ghorra-Gobin, Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, Jean-Guy Talamoni et Achille Warmant.
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| – Le Samedi 17 Janvier à 10h30 Espaces Marx Aquitaine accueillera en visioconférence Roland GORI, Psychanalyste et Professeur émérite de Psychopathologie,pour un nouvel échange autour du thème : « Affronter et combattre le Technofaschisme nouvelle figure du capitalisme ! » dont TRUMP, NETANYOU, POUTINE,… et leurs politiques impérialistes de plus en plus brutales et décomplexées sont l’expression de plus en plus visible ! Pour participer à la réunion cliquez sur le lien ci-après :https://us02web.zoom.us/j/87533432394Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer. ![]() Roland Gori est psychanalyste à Marseille et professeur des universités honoraire de psychologie et de psychopathologie. Roland GORI est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels « Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? », « L’individu ingouvernable » ou encore « La fabrique de nos servitudes »… Le discours d’investiture de Donald Trump aux États-Unis a été prononcé à quelques jours de la sortie de mon dernier essai, Dé-civilisation. Les nouvelles logiques de l’emprise. Comme promotion d’ouvrage sur le marché de l’édition, il aurait été difficile d’espérer mieux. Je pourrais m’en réjouir si ce spectacle grand-guignolesque de l’investiture officielle du nouveau président de la plus grande puissance nucléaire et économique de l’Occident ne venait témoigner dans le monde de la situation catastrophique des démocraties qui ne cessent de reculer au profit des processus d’autocratisation et d’illibéralismes. Je veux dire par là – à la suite du rapport annuel de l’Institut Varieties of Democracy -, que depuis 1900, il n’y a jamais eu un tel nombre de pays et une telle proportion de la population mondiale qui ne soient « victimes » d’un tel recul de la démocratie, produit non par des coups d’État, mais issu d’élections démocratiques. Le renversement des pouvoirs démocratiques par les autocrates ne passe plus par l’armée ou la guérilla, mais par la conquête d’une opinion publique apeurée, insécurisée, désespérée et en colère, dont elle mobilise les peurs et les craintes du déclassement … […] Extrait d’une tribune publié dans le journal « La Provence » le 11 Janvier 2026Dans un autre de ses livres, Roland GORI évoquait aussi l’idée de Théo-Fachisme comme l’autre revers de la médaille….Le livre « L’individu ingouvernable » s’inscrit dans la suite de mes ouvrages précédents, dans lesquels je démontre comment les connaissances et les pratiques thérapeutiques tendent aujourd’hui à faire prévaloir le contrôle social sur la capacité de penser. Il faut bien comprendre que les formes de savoirs, dans une société donnée, à une époque donnée sont inséparables des formes de pouvoirs, des logiques de domination sociale. Elles en révèlent la substance éthique, morale et religieuse. Justement, vous parlez de « techno-fascisme »… Qu’entendez-vous par là ? La religion du marché entre en conflit frontal et violent avec d’autres religions plus traditionnelles qu’états et groupuscules s’approprient. Nous risquons, à l’extrême, de voir se développer un conflit décisif et brutal entre deux types de « fascismes » : le techno-fascisme et le théo-fascisme. Dans un cas, le système technicien incite les individus à se comporter de façon uniforme en les privant, par des procédures, de leur capacité de réflexion et de décision. Et ce d’autant plus que se développe une vie algorithmique qui capture, modèle et détermine la nature des relations sociales ! La technique inclut des décisions prises à l’avance qui rendent obsolète le facteur humain. Face à cela, des théo-fascismes, matérialisés par des mouvements violents, obscurantistes et traditionnalistes, se prévalent des fondements de la religion pour gouverner et soumettre les populations par la terreur. Cette violence du terrorisme n’est rien moins que la réaction, au sens philosophique et politique du mot, à la violence inerte des institutions néolibérales, qui placent les peuples et les citoyens sous curatelle techno-financière. Cet individu ingouvernable est-il propre à notre époque ? Non. Nous sommes dans la résurgence d’un mouvement qui s’est déjà produit fin 19ème, avec la crise du libéralisme : les idéaux d’émancipation, de rationalité, de progrès, de réduction de la misère, d’autonomie morale ont commencé à s’effriter… La société s’est révélée aussi fragmentée et conflictuelle que l’individu qui, loin d’apparaître comme « in-divisible » a été reconnu par la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, comme multiple et suggestible. On est loin de la superbe de l’individu libéral, rationnel par intérêt et moral par volonté. Dans les années 20/30, avec les crises économiques et financières, la déliquescence de cette figure anthropologique de l’individu autonome s’est accompagnée de l’émergence d’individus atomisés, isolés, précarisés et donc fragilisés. […] ![]() https://www.gaucherepublicaine.org/respublica-idees/respublica-crises/les-devenirs-du-technofascisme-1ere-partie/7439536 Roland GORI est un invité régulier d’Espaces Marx Aquitaine. Retour sur quelques entretiens ! – Roland GORI, « Dé-civilisation : les nouvelles logiques de l’emprise », Février 2025Lien vidéo: https://youtu.be/SnS0aRR48ks – Roland GORI, Psychanalyste, « La question du pouvoir », Décembre 2023Lien vidéo: https://youtu.be/kIDatSx4cJU – Roland GORI, « Nos nouvelles servitudes, comment s’en émanciper ? », Décembre 2022Lien vidéo: https://youtu.be/EIkIhZKT8UE |
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– Le Jeudi 22 Janvier à 18h Espaces Marx Aquitaine accueillera Florian GULLI, Professeur de Philosophie, auteur de la préface du livre traduit en français de Domenico LOSURDO, « La question communiste » publié aux éditions Manifeste!
Pour participer à la réunion cliquez sur le lien ci-après :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer.



La cause semble entendue. D’aucuns résument l’histoire du mouvement communiste au XXe siècle et l’entreprise d’édification du socialisme en deux mots : totalitarisme et trahison. Le bilan leur semble irrévocable et c’est cependant la tâche de le contredire que s’assigne le philosophe marxiste italien Domenico Losurdo. Dans ce livre découvert après sa disparition, le 28 juin 2018, il propose de manière synthétique l’ensemble des thèmes de son œuvre. Il ne s’agit certes pas, pour reprendre une expression de Lénine, de « tordre le bâton dans l’autre sens » et de se livrer à une hagiographie béate du mouvement communiste mais, au-delà d’« un amas de sang et de boue » auquel l’idéologie dominante le réduit, de saisir le caractère contradictoire de ces expériences et de défendre la dimension concrètement émancipatrice et les conquêtes historiques effectives qu’il a provoquées.
Commençons par le totalitarisme, et par ce que Losurdo nomme « un rite d’auto-absolution » des démocraties libérales occidentales. Il s’agit d’abord d’un grand récit ou d’une fable qui réécrit l’histoire. Il était une fois une société libérale et démocratique, située en Occident, organisée autour d’un État de droit, résultat de la lutte contre le despotisme. Le royaume de la liberté réalisée. Vint alors le monstre totalitaire, communiste et soviétique, né d’une utopie égalitaire surgie du cerveau de deux philosophes éloignés du réel, Marx et Engels. L’horreur totalitaire résulte de la tentative politiquement folle de réaliser cette utopie. Ainsi que l’écrit Karl Popper, que cite Losurdo, « tous ceux qui ont voulu créer le paradis sur terre n’ont fait que créer un enfer ». Une simple remarque permet de soupçonner l’objectivité de cette présentation : l’effondrement du socialisme réel, avec tous ses défauts, s’accompagne de ce que le penseur italien, ailleurs dans son œuvre, appelle « désémancipation », à savoir l’offensive néolibérale sur l’État social et le néocolonialisme de l’Occident. Ce que dissimule l’auto-apologie de la démocratie libérale, c’est tout simplement la lutte des classes. La liberté du libéralisme comprend des clauses d’exclusion : à l’intérieur de ces États, les classes subalternes, soumises à l’arbitraire patronal, et à l’extérieur les peuples colonisés. Ce sont ces problèmes objectifs qui donnent naissance au mouvement communiste… et qui le rendent toujours actuel. Enfin, reconnaître, au milieu de ses échecs et de ses errements, l’apport du mouvement communiste à la cause de l’émancipation permet de répondre à l’accusation de « trahison » formulée par l’extrême gauche affolée à l’idée de se voir associée au stalinisme. C’est l’infidélité du mouvement communiste au dogme de l’extinction de l’État qui constituerait, à ses yeux, le reproche principal. Losurdo attribue cette critique à une « petite bourgeoisie intellectuelle coupée de l’exercice du pouvoir » et incapable de se réapproprier les enseignements des luttes anticoloniales. Pour lui, il n’existe pas d’indépendance nationale sans État.
Traduit de l’Italien par Lorenzo Battisti. Préface de Florian Gulli. Avec le concours de Jean-Pierre Martin et d’Éric Le Lann.
Cet ouvrage est soutenu par la Fondation Gabriel-Péri.
Florian GULLI est l’auteur de nombreux ouvrages dont
– « L’antiracisme trahi: Défense de l’universel » aux Presses Universitaires de France, en 2023
« À gauche, l’antiracisme est considéré comme un principe fondamental. Pourtant ces dernières années sa définition a volé en éclats. Un antiracisme dit « politique » a envahi la sphère médiatique et académique, et trouvé un écho important auprès de secteurs militants. Mettant en avant des concepts controversés(« blanchité », « privilège blanc »…), il condamne sans détour ce qui serait un antiracisme universaliste dépassé et déconnecté des nouvelles réalités. Critique de ces approches, le présent ouvrage entend proposer une approche de l’antiracisme qui puise ses racines dans l’histoire du mouvement ouvrier, du socialisme, et du républicanisme. Une approche souvent caricaturée et méconnue, et qui offre pourtant une grande richesse d’analyse permettant l’action. Soit un antiracisme qui retrouve véritablement le chemin de l’émancipation, loin des différentialismes de toute sorte. »
– « C.L.R James : racisme et lutte de classe. Une lecture des Jacobins noirs », Presses Universitaires de Franche-Comté, 2022
– « Antiracisme, 150 ans de combat, 40 grands textes » (postface Saliha Boussedra)…
Nous avons le plaisir d’accueillir Florian GULLI à plusieurs occasions :
– Florian GULLI, Philosophe, « Racisme et classes sociales », Mars 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/tlHWPuRivwk
– Florian GULLI, Philosophe, « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », Décembre 2023
Lien vidéo: https://youtu.be/6c9KqER9swA
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| – Le Mardi 27 Janvier à 19h Espaces Marx Aquitaine accueillera Alain BIHR, Sociologue, Alain BIHR est sociologue. Il a été maître de conférences en sociologie à l’université de Haute-Alsace, puis professeur à l’université de Franche-Comté. Ses travaux portent principalement sur la justice sociale, les inégalités au sens large, l’extrême droite et le capitalisme. Il viendra nous parler de son dernier livre « L’écocide capitaliste » coédité par Page 2 (Lausanne) et Syllepse (Paris), une somme de 1200 pages… Pour participer à la réunion cliquez sur le lien ci-après : https://us02web.zoom.us/j/87533432394 Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer. ![]() Deux évidences s’imposent de plus en plus. Nous sommes engagés sur la voie d’une catastrophe écologique de dimensions planétaires qui ne cesse de s’étendre et de s’aggraver, dont l’ouvrage analyse les principaux aspects. Et le système social qui domine désormais le monde, qui a pour nom capitalisme, se révèle incapable de nous faire sortir de cette voie. L’ouvrage dénonce ainsi les promesses non tenues parce qu’intenables du « développement durable » et les illusions mais aussi les dangers des fausses solutions (économiques, techniques, éthiques) auxquelles le business as usual a recours pour tenter de conjurer cette catastrophe. Plus fondamentalement, il démontre en quoi les principaux aspects des rapports capitalistes de production sont écocidaires. Il met en évidence le caractère à la fois continu (cumulatif) et discontinu (marqué de seuils et de sauts) de ce processus écocidaire. Engendré par l’économie capitaliste, l’écocide planétaire rétroagit en définitive sur cette dernière pour en aggraver la crise structurelle actuelle, en la transformant en une crise systémique. Seul un bouleversement révolutionnaire de cette structure est en mesure de nous permettre de limiter la catastrophe et de nous mettre sur la voie d’une réconciliation de l’humanité avec la nature comme avec elle-même. Alain BIHR nous a fait partager ses réflexions à plusieurs occasions : – Alain BIHR, « La « transition écologique », nouvelle frontière du capital ? », Décembre 2022Lien vidéo: https://youtu.be/rFyRC666DOI – Alain BIHR, Professeur de Sociologie, « Piketty : l’illusion d’une réforme du capitalisme », Avril 2021Lien vidéo: https://youtu.be/oiZjybMbwcM |
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Le Vendredi 7 Novembre 2025 à 18h30, en partenariat avec Espaces Mar Aquitaine,Salle des conférences du Pcf33, 17 Rue Furtado à Bordeaux,Franck MARSAL, Enseignant, Membre de la Direction Départementale du Pcf33,présentera un livre publié aux éditions Delga en avril 2025, auquel il a participé« Quand la France s’éveillera à la Chine »,suivi d’un débat autour du livre écrit avec Danielle Bleitrach, Marianne Dunlop et Jean Jullien. ![]() La France, l’UE, les USA sont la proie d’une crise interne multiforme, économique, environnementale, démocratique, avec sous-jacente la menace imminente de guerre mondiale. Avec le formidable endettement des USA, le dollar, la monnaie universelle est menacée d’effondrement. Un chantage est assumé ouvertement par Trump : imposer aux vassaux un financement toujours plus lourd de leur « protection », avec le sacrifice de leur intérêt national. La Chine, désignée comme l’adversaire, a créé un dispositif productif hautement compétitif. Désormais, elle bat les USA sur leur propre terrain, celui de l’innovation scientifique et technique. Un ordre international multipolaire, celui des BRICS, est une alternative s’adressant en priorité aux pays du sud, soumis à la « militarisation du dollar ». Pour prendre ce train en marche, il faut partir des faits, des réalités, pas des idéologies. En finir avec « le péril jaune » ou autres prétextes à la guerre et se penser dans une relation d’égalité, de respect des souverainetés ; ouvrir un débat démocratique. Préfacé par Fabien Roussel, cet ouvrage montre qu’un monde nouveau est déjà en train d’émerger face aux dangers de guerres que l’impérialisme provoque. Ce monde nouveau ouvre aussi des perspectives pour la France, pour sortir de l’ornière du capitalisme néo-libéral et ouvrir une nouvelle étape de développement de notre pays. Quelques échos sur la chaîne Youtube d’Espaces Marx Aquitaine : Franck MARSAL, «Prolongements actuels de la révolution russe d’octobre 1917 » Lien vidéo: https://youtu.be/PVGIRDLbMc4 Contribution aux 17émes rencontres « Actualité de Marx et Nouvelles Pensées Critiques pour de nouveaux horizons de civilisation », autour du thème : : « Révolution ! Vous avez dit Révolution… ? », décembre 2024. Bruno GUIGUE, » L’Odyssée chinoise : De Mao Zedong à Xi Jinping »Lien vidéo: https://youtu.be/QzuzKMkvZdY Philosophe, Politiste, il a publié un nouveau livre en Janvier 2025, et nous a fait le plaisir d’un échange pour la chaîne Youtube d’Espaces Marx Aquitaine. Les précédentes Conférences d’Espaces Marx Aquitaine : https://espacesmarxaquitaine.fr/les-conferences-despaces-marx/ |
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| La conférence est en ligne : Olivier LECOUR GRANDMAISON, « Ennemis mortels » : Les origines coloniales de l’islamophobie française. Lien vidéo https://youtu.be/dYI-01PWWFM Le Jeudi 9 Octobre à 18h30 Espaces Marx Aquitaine a accueilli en visioconférence Olivier LECOUR GRANDMAISON pour une conférence-Débat autour de son livre « « Ennemis mortels » Les origines coloniales de l’islamophobie française« , réédité aux éditions La Brèche, 2025 ![]() Republication, par les éditions La Brèche, de « Ennemis mortel ». Les origines coloniales de l’islamophobie française paru pour la première fois en 2019 avec un titre légèrement différent à La Découverte. »Par les sinistres temps présents, j’ai la faiblesse de croire que ce livre demeure utile pour résister à la doxa islamophobe partagée des extrêmes-droites à de prétendus progressistes qui affirment défendre la laïcité et les « valeurs » de la France très républicaine lors même qu’ils les travestissent. » Olivier Le Cour GrandmaisonDes esprits hâtifs ont réussi à transformer en « vérité » médiatique et politique un stupéfiant mensonge par omission. En d’autres circonstances, une telle faute aurait disqualifié leurs auteurs. Dans la conjoncture présente, il n’en est rien. Auréolés du statut d’essayiste à succès, ces faiseurs de livres se répandent dans les médias en soutenant que le terme islamophobie a été forgé en 1979 par les mollahs iraniens suite au retour de l’imam Khomeiny à Téhéran, ou par les Frères musulmans en Egypte. Les fonctions de ce néologisme prétendu : disqualifier toute critique de l’islam et victimiser les musulmans qui, en Occident, subiraient d’improbables discriminations. Mensonge, en effet. Au début du XXe siècle, islamophobie est d’usage courant chez certains spécialistes français de la colonisation dans un contexte où les travaux de Ernest Renan ont scientifiquement établi, pense-t-on alors, la dangerosité essentielle de l’islam. De même pour ses adeptes tenus pour des barbares qui font peser des menaces existentielles sur l’empire colonial. Etudier ces représentations, leurs évolutions et leurs conséquences pour les colonisé-e-s hier, pour les premiers concerné-s-e aujourd’hui, tel est l’objet de ce livre. Les précédentes Conférences d’Espaces Marx Aquitaine : https://espacesmarxaquitaine.fr/les-conferences-despaces-marx/ |
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| La conférence est en ligne : Patrick LE HYARIC, « Un monde à la renverse » https://youtu.be/RflL24FHFmw Le Mardi 16 Septembre à 18h30 Espaces Marx Aquitaine accueillera en visioconférence Patrick LE HYARIC, à l’occasion de la sortie de son livre « Un monde à la renverse » publié aux éditions de l’Humanité, le 25 Aout 2025 Pour participer à la réunion cliquez sur le lien ci-après : https://us02web.zoom.us/j/87533432394 Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer. ![]() Le monde vacille. Et ce n’est pas une crise passagère. Une bascule historique est à l’œuvre sous l’impulsion d’un capitalisme mutant, plus agressif, sous l’égide d’une nouvelle internationale réactionnaire et d’une cohorte masculiniste d’autocrates et de néofascistes. Austérité, militarisme, surexploitation des ressources, marchandisation des vies, mise en cause des droits sociaux et environnementaux, remise en cause du droit international, menace de guerre généralisée. Dans sa fuite en avant, un capitalisme de prédation sans limite et la résurgence des formes impériales entraîne l’humanité vers l’apocalypse. Il est urgent de réagir, de résister, de brandir à nouveau le flambeau de la paix, de la coopération, de l’amitié entre les peuples et d’un autre mode de développement humain, social, écologique, féministe et pacifique. Dans cet essai, Patrick Le Hyaric met en débat des éléments d’appréciation sur ces basculements historiques. Il appelle à empêcher l’irréversible et fait valoir la force des peuples qui cherchent sans attendre les chemins de nouvelles émancipations et de la construction d’une mondialité commune. À lire pour comprendre et agir. Format 16 x 24, 220 pages. 13,50 €. (Sortie le 25 août) Une nouvelle fois Patrick Le Hyaric nous fait l’amitié de cette présentation en visioconférence ! Son livre est en prévente dans les librairies et à la FNAC ainsi que sur le site de L’Humanité. Précédentes rencontres avec Patrick Le Hyrac : Patrick LEHYARIC, « Révolutionner les relations internationales ? Un enjeu de notre temps ! » Lien vidéo: https://youtu.be/eVph4jwipPM Patrick LE HYARIC, « Ukraine: chercher les chemins de la Paix » Lien vidéo: https://youtu.be/rBYGLiOh0f8 |
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La conférence est en ligne :
– Jérôme DEVILLARD, « Repenser la démocratie ensemble, Une réflexion commune pour un modèle commun », Septembre 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/OrXGjR-CSHs
Le Mardi 9 Septembre à 18h30 Espaces Marx Aquitaine accueillera en visioconférence Jérôme DEVILLARD, à l’occasion de la sortie de son livre « Repenser la démocratie ensemble, Une réflexion commune pour un modèle commun », publié aux éditions L’Harmattan, en Avril 2025
Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer.


Pourquoi, dans les « démocraties représentatives », le peuple est-il régulièrement en désaccord avec ceux qui le gouvernent ? Qu’est-ce que signifie le pouvoir du peuple ? Quel est-il ? Qu’est-ce qu’une démocratie ?
Voici autant de questions auxquelles cet ouvrage essaie de répondre. Il incite, à travers ces interrogations, à reconsidérer notre vision de la démocratie, puis, ni plus ni moins, à la repenser, tous et toutes ensemble.
Cette invitation à une discussion commune pour penser une autre démocratie, pour repenser nos capacités à agir, apparaît d’autant plus utile dans le contexte de crises que traversent nos sociétés. Car finalement, comme le conçoit Jérôme Devillard, repenser la démocratie c’est également repenser la société et trouver les moyens de la transformer.
Jérôme DEVILLARD :
Scientifique mais aussi très intéressé par la philosophie antique, c’est sous ce double regard que j’envisage l’écriture dont le but est, selon moi, de partager des idées.
Sénèque et Epicure sont les philosophes qui ont le plus fortement influencé ma pensée. Côté littérature, j’apprécie le style et les livres d’auteurs tels que Marguerite Yourcenar, Dino Buzzati ou encore Andrée Chedid.
Je trouve intéressant d’écrire dans des formats littéraires variés afin d’aborder une même réflexion sous des aspects différents. Je suis ainsi l’auteur de nouvelles, d’essais, d’articles et j’ai actuellement en préparation un projet de roman et un autre de lettres philosophiques. Modestement, je reprends la pratique de Sénèque qui en écrivant des traités de physique, des dialogues et lettres philosophiques, et des tragédies poursuivait toujours le même but: transmettre sa pensée de la façon la plus large possible.
Mon dernier livre est un essai proposant une réflexion sur la démocratie. Il s’intitule « Repenser la démocratie ensemble, une réflexion commune pour un modèle commun » et est paru aux éditions de l’Harmattan en 2025.
Après « Vers une société de Paix » et « Changer d’éducation », Jérôme nous propose un nouvel essai !
Jèrôme Devillard, « Changer d’Éducation, construire une nouvelle société ensemble »
Lien vidéo: https://youtu.be/MHLOpQXYuPk
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| La conférence est en ligne : – « Décoloniser l’espace public ? pourquoi ? comment ? L’expérience des guides des villes coloniales ! », Juin 2025 Lien vidéo: https://youtu.be/Z1GYPQBkGHQ Mardi 24 Juin à 20h en visioconférence, Espaces Marx Aquitaine et le groupe de travail sur « Le Guide du Bordeaux colonial » a organisé une rencontre, et des échanges avec les bâtisseurs des toujours plus plus nombreux guides édités ou en cours d’édition dans de nombreuses villes de France. ![]() ![]() Sujet : Réunions de travail d’Espaces Marx Aquitaine Participer à la réunion Zoom https://us02web.zoom.us/j/87533432394 Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer. Vous serez accueilli dans le « salon d’Espace Marx », et votre participation sera validée. …Nous échangerons autour de la question :« Décoloniser l’espace public, pourquoi ? comment ? L’expérience des guides des villes coloniales. »Rues, boulevards, avenues et places, sans oublier collèges, lycées, statues et monuments parisiens, sont autant de témoins de l’histoire et de la légende du colonialisme français. Parcourir les traces laissées par l’histoire coloniale dans les rues, des promenades pour découvrir, réfléchir, et surtout susciter l’envie d’approfondir le sujet de la décolonisation de l’espace public de nos villes par d’autres lectures, d’autres actions… Partout on trouve les traces de ce passé qui a assuré la magnificence de nos villes, qui célèbre les acteurs directs de la colonisation, les conquérants, les entrepreneurs qui ont financé les expéditions ou le commerce d’esclaves, les militaires qui se sont illustrés dans la colonisation en Afrique ou en Indochine, ceux qui se sont enrichis ou qui se sont faits théoriciens de l’inégalité des races qui justifiait ces conquêtes.Les intervenants initiaux de cette soirée seront donc des participants à la rédaction des guides de Paris, Bordeaux, Soissons, Marseille, Rouen, Périgueux, Le Havre, Strasbourg (à paraitre), Blois (pour le moment un guide rédigé par des élèves de 1ère. Dans un second temps discussion générale. Nous espérons que cette affiche attirera des personnes éventuellement intéressées par la participation à la rédaction d’un guide sur leur ville.Sont attendus lors de cette rencontre André ROSEVEGUE, Gérard CLABE, Roland PFEFFERKHORN, Patrick LE MOAL, Alain CASTAN, Nora MEKMOUCHE, Alain MONTAUFRAY, Dominique NATANSON, Patrick SILBERTSEIN, …. |
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La conférence est en ligne :
– « Le rôle de la gauche dans les luttes LGBT », Sylvie PALANCADE, Olivier ESCOTS, Anderson PINHO, Juin 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/HzRKoJdn5bY
Nous vous invitons à participer à une Table-Ronde
le vendredi 20 Juin 2025 de 17h30 à 19h30 en présentiel
Salle Xavier ARNAUZAN à l’Université de Bordeaux, 3 Place de la Victoire,
sur le thème de « Le rôle de la gauche dans les luttes LGBT »
avec la participation de
– Stéphanie PALANCADE Vice-Présidente de l’Association le GIROFARD,

– Olivier ESCOTS, Adjoint au maire de Bordeaux chargé du handicap et de la lutte contre toutes les discriminations,

– Anderson PINHO, Chercheur à la Fondation Jean JAURES.

Pour présenter cette soirée, quelques lignes :
« Les chiffres montrent une progression de la haine en direction des personnes LGBT »
Les chiffres nous montrent malheureusement que c’est un sujet d’actualité compte tenu de la progression des actes LGBTphobes. Les données communiquées par le ministère de l’Intérieur montrent que les actes LGBTphobes recensés ont progressé encore en 2024 de plus de 5 %. Ils s’élèvent désormais à 4 800 actes LGBTphobes enregistrés l’année dernière par les services de police et de gendarmerie dans notre pays. Quand on regarde le temps long, c’est un chiffre qui était déjà en augmentation en 2023, puisqu’il avait progressé de 13 %. Il y a évidemment une part de ce chiffre qui est lié à une forme de libération de la parole, on le sait bien. Mais pas seulement : cela montre aussi un ancrage durable et une progression de la haine en direction des personnes LGBT.
Éditorial de Sud-Ouest le 2 Juin 2025. « Droits des personnes LGBT+ : c’est quand le bonheur ? » de Stéphanie LACAZE
Tout le monde semble heureux au mois de juin. C’est le mois qui rime avec été, liberté, légèreté. Pour une partie de la population qu’on a longtemps voulu invisibiliser, c’est d’abord le Mois des fiertés LGBT+, l’occasion d’exprimer « je suis qui je suis et cela me remplit de joie ». C’est le sens de la Marche des fiertés, un événement festif, inclusif et joyeux. Dans la capitale aquitaine, elle a rassemblé des milliers de personnes samedi autour du mot d’ordre « De Bordeaux à Rio, nos luttes n’ont pas de frontières ». Une façon pour les participants de rappeler que les droits des personnes LGBT+ reculent partout dans le monde. L’ambiance survoltée, les costumes extravagants et les chars colorés ne sont finalement que les armes d’un combat pour lequel rien n’est jamais acquis.
L’ambiance survoltée, les costumes extravagants et les chars colorés ne sont finalement que les armes d’un combat pour lequel rien n’est jamais acquis
En 2025, les premiers coups de matraque sont arrivés des États-Unis avec la croisade anti-transgenres de Donald Trump. En quelques semaines, il a signé une série de décrets pour exclure les personnes transgenres de l’armée, les empêcher de participer à des épreuves sportives féminines ou encore restreindre les procédures de transition de genre. De ce côté-ci de l’Atlantique, l’association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes Ilga Europe a publié le 14 mai son Rainbow Index 2025, un classement des pays en fonction de l’état des droits des personnes LGBT+. Deux pays enregistrent des reculs significatifs. La Hongrie est passée de la 30e à la 37e place après que le gouvernement a fait adopter une loi interdisant la Marche des fiertés, une première dans un État de l’Union européenne. Le Royaume-Uni a, lui, été rétrogradé de la 16e à la 22e place à la suite d’une décision de Cour suprême qui acte de ne définir les femmes que par leur sexe biologique et non leur genre. Notre pays ne brille pas davantage : la France, en 15e position de l’index, recule de deux places tandis que le nombre d’actes LGBTphobes progresse depuis deux ans.
De la haine banalisée, qui se cache derrière la baisse de la natalité pour justifier l’homophobie, à la répression institutionnalisée, ce retour de bâton, qui va de pair avec la progression de l’extrême droite, appelle une réaction, et pas seulement au sein de la communauté LGBT+. Les alliés, terme qui désigne tous les citoyens conscients des discriminations, sont appelés à se mobiliser pour contrer ce mouvement de haine. En attendant, les mots de France Gall continuent de résonner à chaque Marche des fiertés : « Résiste ! Prouve que tu existes, cherche ton bonheur partout, Va, refuse ce monde égoïste ».
Cette soirée est organisée par Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde, en partenariat avec l’Union des Étudiants Communistes de l’Université de Bordeaux et les jeunes communistes de Gironde.
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La conférence est en ligne :
– Florian GULLI, Philosophe, « Racisme et classes sociales », Avril 2025Lien vidéo: https://youtu.be/tlHWPuRivwk
Nous vous invitons à participer à une conférence-Débat
le jeudi 27 mars 2025 de 17h à 19h en Visioconférence,
Amphi FABRE à l’Université de Bordeaux, 3 Place de la Victoire,
sur le thème de « Racisme et classes sociales »
avec la participation de Florian GULLI, Enseignant, Professeur agrégé de philosophie,
Florian Gulli enseigne dans le secondaire à Besançon.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont
– « L’antiracisme trahi: Défense de l’universel » aux Presses Universitaires de France, en 2023
« À gauche, l’antiracisme est considéré comme un principe fondamental. Pourtant ces dernières années sa définition a volé en éclats. Un antiracisme dit « politique » a envahi la sphère médiatique et académique, et trouvé un écho important auprès de secteurs militants. Mettant en avant des concepts controversés(« blanchité », « privilège blanc »…), il condamne sans détour ce qui serait un antiracisme universaliste dépassé et déconnecté des nouvelles réalités. Critique de ces approches, le présent ouvrage entend proposer une approche de l’antiracisme qui puise ses racines dans l’histoire du mouvement ouvrier, du socialisme, et du républicanisme. Une approche souvent caricaturée et méconnue, et qui offre pourtant une grande richesse d’analyse permettant l’action. Soit un antiracisme qui retrouve véritablement le chemin de l’émancipation, loin des différentialismes de toute sorte. »
– « C.L.R James : racisme et lutte de classe. Une lecture des Jacobins noirs », Presses Universitaires de Franche-Comté, 2022
– « Antiracisme, 150 ans de combat, 40 grands textes » (postface Saliha Boussedra)…
Florian GULLI est déjà intervenu est intervenu à l’Université de Bordeaux, le 8 décembre 2023, sur « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », organisées par Espaces Marx Aquitaine, autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Florian GULLI, Philosophe, « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme »
Cette soirée est organisée par Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde,
avec la participation de l’Union des Étudiants Communistes de l’Université de Bordeaux
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– Nos dernières conférences misent en ligne sur notre chaine Youtube en plus de celles des 17émes Rencontres, sur plus de 300 misent à votre disposition :
(Abonnez-vous ! Rejoignez les plus de 1500 abonnés à ce jour !)
– Frédéric GASCHET, « L’économie du logement, la crise du logement », Janvier 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/l4qWhS6pqpk
– Jean-Michel DEVESA, écrivain, Invité de « paroles de créateurs »: « Une désarmée des morts », Février 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/PMloX5sXaek
– Pomme JOUFFROY invitée de « Paroles de créateurs » : A propos du peintre Jean-Pierre JOUFFROY, Février 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/zaVA447tJY4
– Daniel SUSAGNA, « Martyrs de l’aéronautique 1939-1945 à Bordeaux », Janvier 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/_P01aRUn_x4
– Jean-Claude MASSON, « L’émission Polyphonie Militante sur RIG : La parole aux invisibles… », Janvier 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/DY34ligWnU8
– Vincent TACONET, Introduction à l’AG annuelle d’Espaces Marx Aquitaine, Janvier2025
Lien vidéo: https://youtu.be/rIpRoAiK450
– Bertrand GILARDEAU, « FRACTURES : Les 21émes rencontres La Classe Ouvrière c’est pas du cinéma », Janvier 2025
Lien vidéo: https://youtu.be/nDPZkcLa_cM
– Yannick LUNG, Louise DOGLIO, « La Sécurité Sociale de l’Alimentation : Une Utopie ? », Décembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/piZYcanKOy8
– Dominique BELOUGNE, « Citoyenneté Européenne, Citoyenneté Mondiale ? », Décembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/0z6r-uDuhgM
– Maurice LEMOINE, « La droite, les gauches et le Venezuela de Maduro », Octobre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/g1K7c28PgRo
– Nir Avisaï COHEN, « Aimer Israël-soutenir la Palestine, histoire d’un Israélien d’aujourd’hui », Novembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/dARXCmxONxU
– Joel VIGNERIE, Cheminot, syndicaliste, militant politique, invité de « Paroles de salarié-es », Novembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/b_0W_tY4QwY
– Cathy DOS SANTOS, Rédactrice en Chef du journal l’Humanité, éditorialiste, Nicolas CHAMP, Historien, Novembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/zW2Fnem1ShI
– Santiago HERMES, La culture à CUBA dans un quartier de Cienfuegos, un documentaire d’Alain SABATIER, Novembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/c3m3vlYIJKE
– Pierre MORAND, animateur de la librairie Solidaire du SPF33, invité de « Au cœur du social », Novembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/QBSr9VanFdA
– Daniel VERON, « Le travail migrant, l’autre délocalisation », octobre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/USMLSbIomGY
– Alain GRESH, « Palestine, un peuple qui ne veut pas mourir », octobre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/-OeMijcuMCc
– Vincent TIBERJ, Timothée DUVERGER, « La droitisation française: mythe et réalités ? », octobre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/Yrj6euKY4KY
– Bertrand LUBAC, Enseignant-Chercheur à l’Université de Bordeaux, invité de « Paroles de salarié-es », septembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/MH_MuUJytvQ
– Eric LE LANN, « Communisme, un chemin pour l’avenir », Septembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/2eGhvoWaFxs
– Hervé LE CORRE, invité de « Paroles de créateurs », son dernier ouvrage « Qui après nous vivrez », septembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/1-8BDESnEKs
– Dominique PINSOLLE, « Quand les travailleurs sabotaient, France, États-Unis (1897-1918) », Septembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/bJL7D73l7Sc
– Jérôme WITTWER, Matthieu MONTALBAN, « QUELS DÉFIS POUR NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ ? », Septembre 2024
Lien vidéo: https://youtu.be/Ecd4Uv_In7A
Etc….
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Dans le cadre des suites données à nos travaux de décembre 2024 autour du thème « Révolution ! Vous avez dit Révolution ? » nous avons interviewé Bruno GUIGUE, le 29 Janvier, sur son dernier livre publié aux éditions DELGA, en Janvier 2025, qui a pour titre » L’Odyssée chinoise : De Mao Zedong à Xi Jinping ». Cet interview est en ligne sur notre chaine youtube, et a déjà été regardé plus de 4.000 fois en quelques jours….
Le lien :

Bruno GUIGUE, Philosophe, Politiste vient de publier un nouveau livre en Janvier 2025 intitulé : » L’Odyssée chinoise : De Mao Zedong à Xi Jinping ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont le précédent « Communisme » publié en 2022 avait été l’occasion de l’interviewer sur notre chaîne. Il a accepté de répondre à nouveau aux questions d’Espaces Marx Aquitaine le 29 Janvier 2025. D’une certaine manière son intervention prolonge nos travaux de décembre 2024 sur le thème : « Révolution ! Vous avez dit Révolution ? ».
Présentation de son livre :
L’expérience historique de la République populaire de Chine est unique : c’est la réussite d’une stratégie de sortie du sous-développement à une échelle sans précédent, sous la direction d’un parti communiste qui a mobilisé la population sur la longue durée. Aujourd’hui l’espérance de vie des Chinois dépasse celle des habitants des États-Unis. Les salaires augmentent, 93% des Chinois sont propriétaires de leur logement, et leur revenu moyen se rapproche à grand pas de celui des Français. La Chine est la première puissance industrielle et commerciale du monde. Ses entreprises construisent des infrastructures dans 150 pays, et elle effectue les deux tiers des investissements mondiaux dans les énergies vertes. Certes, les problèmes demeurent immenses : la population vieillit, la crise immobilière menace, l’endettement interne est élevé. La Chine contemporaine char- rie son lot de contradictions, elle a ses faiblesses et ses fragilités, mais elle continue d’avancer. Elle développe son marché intérieur, poursuit la transition écologique et entend devenir un « pays socialiste puissant et prospère » à l’horizon 2049. Il faudra se faire une raison : fermant la parenthèse de la domination occidentale, la Chine aspire à retrouver la place qui lui revient. Très bien documenté, utilisant largement des sources chinoises, cet ouvrage brosse un portrait saisissant de la Chine contemporaine et balaie bien des idées reçues.
Bruno Guigue, né en 1962 à Toulouse, est un ancien haut fonctionnaire, chercheur en philosophie politique et analyste politique français. Normalien et énarque, chroniqueur en géopolitique, Bruno Guigue est un intellectuel progressiste et anti-impérialiste. En 2008, il a été exclu de la haute fonction publique pour avoir publiquement dénoncé les exactions de l’armée israélienne. Auteur de nombreux ouvrages et de nombreux articles traduits en huit langues, il enseigne la philosophie et les relations internationales.
Dernières publications : « L’Odyssée chinoise : De Mao Zedong à Xi Jinping », éditions Delga 20 Janvier 2025; « Communisme », éditions Delga, 2022; « La fable du libéralisme qui sauve le monde », Editions Delga, 2019; « Chroniques de l’impérialisme », Editions Delga, 2017; « Lénine: Regard du sud sur la Révolution d’octobre », 2022; « Proche-Orient : la guerre des mots », L’Harmattan, coll. « Comprendre le Moyen-Orient », Paris, Budapest et Turin, 2003; « Les raisons de l’esclavage », 2002; …
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine, Militant politique, syndical et associatif.
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![]() Le Jeudi 30 Janvier à 18h Amphi FABRE, Place de la Victoire, Université de Bordeaux En ce début d’année, la Ligue de l’enseignement, en partenariat avec Espaces Marx et le Cercle Condorcet, vous invite à dialoguer et à vous exprimer sur La Laïcité : Quel avenir imaginez-vous pour ce principe sur lequel s’est construit notre paysage républicain pendant plus d’un siècle ? Trois intervenants (voir ci-dessous) débattront avec vous pour que vivre ensemble et faire société ne restent pas symboliques. Roland PFEFFERKORN « Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée » ![]() Roland PFEFFERKORN reviendra sur l’histoire de la laïcité. Les lois laïques scolaires (1882 et 1886) concernent la puissance publique, elles consacrent la laïcité des programmes, des personnels et des bâtiments. La séparation des Églises et de l’État, l’affirmation de la liberté de conscience et de l’égalité entre croyants et non-croyants sont le cœur de la loi de 1905. Pour autant la politique laïque comportait des points aveugles : pas de laïcité dans les colonies, les femmes exclues du vote et scolarisées à part, un seul élève du primaire sur 2000 passe dans l’enseignement secondaire avant 1914. Les XXe et XXIe siècles voient se multiplier les accommodements et arrangements avec l’Église catholique et jusqu’à ce jour les lois laïques historiques ne s’appliquent pas en Alsace et en Moselle. Désormais c’est une laïcité identitaire et discriminatoire qui est promue. Roland PFEFFERKORN est professeur émérite de sociologie à l’université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles, LinCS, UMR 7069 (CNRS, Unistra). Il est par ailleurs corédacteur en chef de la revue Raison présente. https://www.cairn.info/revue-raison-presente.html « Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée » a été publiée à Paris, Edition Syllepse, collection coup pour coup 2022 Stéphane BRUNEL « La Laïcité : un indéfini » ![]() Stéphane Brunel s’attachera à questionner les thèmes qui se présentent aujourd’hui à nous et qui vont sans doute poser questions dans les temps futurs : Laïcité et sport, Laïcité et Justice, Laïcité et Hôpital, Laïcité et sorties scolaires. Laïcité et justice sociale… Bref, une multitude de questions qui restent encore en jachère pour un bon nombre d’entre elles et que bien des théoriciens de la Laïcité ont de la peine à mettre en pratique. Entre théorie du principe et principe de son application, un long chemin reste encore à parcourir. Stéphane BRUNEL est Maître de Conférence à l’Université de Bordeaux (Sciences de l’ingénieur) et Enseignant à l’INSPE. Il est Président de la Ligue de l’Enseignement Gironde. Gwénaële Calvès « La laïcité, un kaléidoscope » ![]() L’intervention de Gwénaële Calvès proposera d’appréhender la laïcité comme un kaléidoscope. La laïcité se diffracte en effet en quatre ensembles de normes politico-juridiques, qui forment un ensemble cohérent, mais structurellement instable : les libertés de conscience et de religion, la séparation du politique et du religieux, l’égalité « sans distinction de religion » et la neutralité confessionnelle des personnes publiques. Entre ces quatre composantes, quelles complémentarités ? Quelles tensions ? Où placer le juste point d’équilibre ? Gwénaële Calvès est professeure de droit public à l’université de Cergy-Pontoise, où elle dirige le diplôme d’université Laïcité et principes de la République. Elle a notamment publié Territoires disputés de la laïcité. 44 questions (plus ou moins) épineuses (PUF, 2018) et La laïcité (La Découverte, 2022).Les échanges auront lieu le Jeudi 30 Janvier 2025 de 18 heures 15 à 21 heures Campus Victoire (Amphi Fabre) 3ter place de la Victoire – 33000 Bordeaux Nous vous espérons nombreux pour débattre en toute liberté. L’entrée est libre et gratuite mais pour des raisons de sécurité (vigipirate) et d’organisation votre inscription est souhaitable et demandée. Pour vous inscrire, cliquez ici ou téléphonez au 05 56 44 52 25 du lundi au vendredide 9 h à 12 h 30 & de 14 h à 17 h Tous les éléments sur le site d’Espaces Marx Aquitaine https://espacesmarxaquitaine.fr/les-conferences-despaces-marx/ |
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–Le Mardi 24 Septembre à 18h30, Espaces Marx Aquitaine vous invite à participer à une visioconférence avec Eric LE LANN autour de son dernier livre publié aux éditions Manifeste!, intitulé « Communisme, un chemin pour l’avenir ».


« Il n’y aura pas de perspective nouvelle qui ne s’inscrive dans une certaine continuité avec le passé. C’est le parti pris lucide d’Éric Le Lann. La gauche en général, les communistes en particulier, doivent apprendre à hériter de leur histoire, ce qui ne veut pas dire la justifier ou en faire l’apologie.
Hériter, ce n’est pas répéter, car le passé n’est pas un dépôt sacré. On choisit la part que l’on veut prolonger et celle qu’on laissera mourir. Cette part que l’on reçoit ne consiste pas en des doctrines toutes faites, figées dans le marbre des textes, dans le réel d’institutions passées qu’il faudrait reprendre au présent. Nous héritons d’esquisses, de possibles, que des hommes d’une autre époque ont tenté d’incarner.
Le livre d’Éric Le Lann attire aussi notre attention sur des formes de gouvernements, sur des pouvoirs, sur des institutions. En URSS, en Chine ou encore en Inde dans l’État du Kerala. S’intéresser au “communisme de pouvoir”, pour reprendre ses mots, est un geste qui ne manque pas d’originalité à une époque où l’humeur anti-institutionnelle a pris tant de place dans la gauche intellectuelle et militante. Là, le communisme est et ne saurait être que disruption, subversion, insurrection. La vraie gauche résisterait au pouvoir, elle ne l’exercerait pas,sauf à risquer la contradiction dans les termes. Il faudrait se tenir à distance de l’État, changer le monde sans prendre le pouvoir, le contourner, etc. Bref, laisser le pouvoir aux autres. »
Extrait de la préface de Florian Gulli.
Avec Communisme, un chemin pour l’avenir ?, Eric Le Lann offre un petit livre majeur sur la compréhension de l’histoire du XXᵉ siècle, de la place qu’y tient le communisme et sur les conditions pour faire fructifier cet héritage. C’est à ce sujet que Florian Gulli constate dans sa préface que « le refus d’hériter ne conduit en réalité qu’à des impasses ». Et ce faisant, il salue ce travail dont l’objet consiste précisément à rompre avec ces impasses en interrogeant notamment la validité d’un certain nombre de dogmes. Ou pour le dire autrement, en établissant un inventaire somme toute dynamique du passé. Le livre donne également une interprétation des bouleversements climatiques à partir du point de vue de la lutte des classes. À lire absolument.
Le lien pour se connecter :
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Mardi 24 Septembre 2024 à 18h30
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
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–Lundi 2 Septembre 2024, Espaces Marx Aquitaine a eu le plaisir de recevoir en visioconférence, Bertrand BLOCH, Professeur émérite de l’Université de Bordeaux, qui vient de traduire un ouvrage ayant pour titre « Aimer Israël-soutenir la Palestine, histoire d’un Israélien d’aujourd’hui » écrit par Nir Avishai COHEN, et publié aux éditions de l’Harmattan le 29 Août 2024.

Ce livre, qui est à la fois un récit autobiographique et un témoignage militant, interroge l’histoire, l’actualité et l’avenir d’Israël et des Territoires occupés ainsi que de leurs habitants.
Bertand BLOCH, Nir Avishai COHEN, « Aimer Israël-soutenir la Palestine »
https://youtu.be/bQUUdtOTd7w
Nir Avishai COHEN remet en question le récit israélien dominant qui laisse de côté de nombreuses questions, dérives et contradictions de la société israélienne. Il confronte le lecteur à ses identités plurielles et antagonistes : son héritage de trois générations de bâtisseurs et défenseurs d’Israël, et de petit-fils de survivants de la Shoah, sa jeunesse comme agriculteur, sa vie d’officier qui prend les armes pour son pays, et en même temps son combat de citoyen luttant pour les droits des Palestiniens et dénonçant l’occupation, la colonisation et les dérives militaires de son pays. Sa vie de militaire dans les Territoires, son engagement politique, associatif et médiatique fondent sa légitimité singulière pour défendre ses positions de l’intérieur d’Israël et proposer des solutions de paix.

Nir Avishai COHEN, né en 1981, est originaire du Moshav Almagor. Il est major réserviste de Tsahal, militant des Droits de l’Homme et ancien porte-parole de l’organisation « Breaking The Silence ». L’auteur livre son point de vue sur le conflit israélo-palestinien. Fort de son expérience militaire ainsi que de son engagement associatif, politique et médiatique, il met en lumière les contradictions de la société israélienne, puis propose des solutions de paix.

Bertrand BLOCH vit à Bordeaux. Il a grandi dans une famille juive laïque. Il a une sœur qui s’est établie en Israël depuis 50 ans et y a fondé une famille.
Extrait de la préface de Bertrand BLOCH :
En cet été 2024, la guerre déclenchée par les attaques du Hamas, le 7 octobre 2023, sans précédent par leur ampleur, leurs atrocités, et leurs bouleversements géopolitiques, façonne depuis plus de neuf mois
l’actualité tragique du Proche-Orient, des Israéliens et des Palestiniens.
Cette période renvoie aux fondements mêmes de l’histoire d’Israël, aux confrontations militaires et politiques de deux peuples sur une même terre, aux angoisses du peuple juif dans le monde entier et aux plus de 75 ans qui se sont écoulés depuis la création d’Israël : son histoire est ancrée dans l’antisémitisme séculaire en Europe, dans les atrocités de l’idéologie nazie et dans la vision culturelle ou messianique du « retour à Jérusalem ». Cette histoire renvoie aussi en parallèle aux peurs, aux tragédies, aux injustices et aux espoirs que vivent et que ressentent les Palestiniens depuis des dizaines d’années […]
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–Le Lundi 24 Juin à 18h30, Espaces Marx Aquitaine vous invite à participer à une visioconférence sur le Thème « Le financement du programme du Nouveau Front Populaire est-il crédible et soutenable ? »,
avec la participation de deux économistes et universitaires Bordelais, Michel CABANNES et Jean-Marie HARRIBEY.
La Visioconférence :


Soirée animée par Dominique BELOUGNE, secrétaire général d’Espaces Marx Aquitaine.
Tous nos ami-es économistes (Edwin, Marie-Claude, André, Matthieu, Eric, Yannick, Timothée, Gabriel,… sont invité-es à nous faire partager leurs points de vue, et dialoguer avec Michel et Jean-Marie. Ainsi que toutes celles et ceux que notre avenir immédiat et plus lointain préoccupe…
Le lien pour se connecter :
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Lundi 24 Juin 2024 à 18h30
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
La rencontre sera animée par Dominique BELOUGNE.
Le site où trouver le programme du Nouveau Front Populaire et son financement
https://www.nouveaufrontpopulaire.fr/
Quelques extraits du programme :
« Le Nouveau Front Populaire rassemble des femmes et des hommes issus d’organisations politiques, syndicales, associatives et citoyennes qui s’unissent pour construire un programme de rupture avec la politique d’Emmanuel Macron, répondant aux urgences sociales, écologiques, démocratiques et pour la paix. Nous combattons le projet raciste et de casse sociale de l’extrême droite et voulons l’empêcher d’arriver au pouvoir. […] »
« Une seule priorité pour le gouvernement du Nouveau Front Populaire dès son installation : répondre aux urgences qui abîment la vie et la confiance du peuple français. Nous en finirons avec la brutalisation et la maltraitance des années Macron. Nous adopterons immédiatement 20 actes de rupture pour répondre à l’urgence sociale, au défi climatique, à la réparation des services publics, à un chemin d’apaisement en France et dans le monde. Pour que la vie change dès l’été 2024.[…] »
« Décréter l’état d’urgence sociale
- Bloquer les prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants par décret, et renforcer le bouclier qualité-prix pour les outre-mer
- Abroger immédiatement les décrets d’application de la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans, ainsi que les réformes de l’assurance-chômage
- Augmenter le minimum contributif (pension de retraite pour une carrière complète) au niveau du SMIC et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté
- Augmenter les salaires par le passage du SMIC à 1600€ net, par la hausse de 10% du point d’indice des fonctionnaires (intégralement compensée pour les collectivités territoriales),
augmenter les indemnités des stagiaires, le salaire des apprentis et des alternants - Engager les négociations commerciales en garantissant un prix plancher et rémunérateur aux agriculteurs et en taxant les superprofits des agro-industriels et de la grande distribution
- Revaloriser les APL de 10 % […] »
« Faire une grande loi pour le pouvoir d’achat - Organiser une grande conférence sociale sur les salaires, l’emploi et la qualification
- Indexer les salaires sur l’inflation et porter l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) au niveau du SMIC
- Abolir la taxe Macron de 10% sur les factures d’énergie, annuler la hausse programmée du prix du gaz au 1er juillet, plafonner les frais bancaires, faire la gratuité des premiers KwH, abolir les coupures d’électricité, de chaleur et de gaz (hors trêve hivernale), annuler les réformes Macron sur le revenu de solidarité active (RSA)[…]
« Abolir les privilèges des milliardaires
Adopter un projet de loi de finances rectificative le 4 août, pour se doter d’une politique fiscale juste avec notamment les mesures suivantes : - Accroître la progressivité de l’impôt sur le revenu à 14 tranches
- Rendre la CSG progressive
- Rétablir un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) renforcé avec un volet climatique
- Supprimer la flat tax et rétablir l’exit tax
- Supprimer les niches fiscales inefficaces, injustes et polluantes
- Réformer l’impôt sur l’héritage pour le rendre plus progressif en ciblant les plus hauts patrimoines et instaurer un héritage maximum
- Instaurer une taxe kilométrique sur les produits importés […]
Quelques extraits des propositions de financements :
« Nous mettrons en place plusieurs dispositifs :
- Des avances à 0 % sur 1 ou 2 ans, par le pôle public bancaire, pour les PME-TPE dont la situation financière est difficile ;
- Un fonds de solidarité pour le développement des TPE / PME pour la reprise à 0 % de leurs charges financières ;
- Un dispositif de crédit bonifié pour les PME-TPE souhaitant se développer : financement à 0 %, voire à taux négatif, de leurs investissements, le taux étant d’autant plus abaissé que ceux-ci sont utiles socialement et écologiquement ;
- Des mesures d’accompagnement financiers dégressifs et temporaires pour les petites entreprises qui en ont besoin.[…]
« 25 milliards d’euros seront mis sur la table, notamment pour : - Une hausse de 10 % du point d’indice des fonctionnaires ;
- L’abrogation immédiate des réformes des retraites et de l’assurance- chômage ;
- La gratuité intégrale de l’école publique (cantine, périscolaire, fournitures, transport)1 ;
- La revalorisation des aides aux logements (APL) de 10 %. […]
En face, le Nouveau Front Populaire ira chercher immédiatement des recettes fiscales uniquement concentrées sur les rentes indues du capital. Il s’agira notamment, dans une loi de finances rectificative votée dans l’été, de la mise en place d’une taxe sur les superprofits qui permettra de redistribuer une partie des marges exceptionnelles accumulées ces dernières années dans des secteurs comme l’énergie ou l’agroalimentaire.
Cela représentera 30 milliards de rentrées fiscales nouvelles avec : - Une taxe sur les superprofits (15 milliards) ;
- Un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) avec une composante climatique (15 milliards).[…]
Afin de ne pas aggraver les comptes publics, mis dans une situation dangereuse par la politique économique d’Emmanuel Macron, de nouvelles recettes sont mobilisées, exclusivement auprès des plus riches, sans augmenter l’imposition des classes populaires ou moyennes. Le gouvernement du Nouveau Front Populaire renverse la logique et concentre l’effort fiscal sur les plus riches.
Cela représentera au total 100 milliards de rentrées fiscales nouvelles depuis l’arrivée au pouvoir avec notamment dans cette phase de nouvelles mesures comme : - La suppression des niches fiscales inefficaces, injustes et polluantes (25 milliards d’euros) ;
- Un impôt sur les successions dorées qui rend l’impôt sur l’héritage plus progressif et cible les plus hauts patrimoines en instaurant une transmission maximale de 12 millions d’euros (17 milliards d’euros) ;
- La mise en place d’un barème de 14 tranches de l’impôt sur le revenu pour le rendre plus progressif et la progressivité de la CSG (5,5 milliards d’euros) ;
- La suppression de la flat tax, pour que les revenus du capital soient imposés au même niveau que les revenus du travail (2,7 milliards d’euros).[…]
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Le Jeudi 2 Mai 2024 de 18h30 à 19h30, dans le cadre des rencontres trimestrielles d’Espaces Marx en partenariat avec la Librairie La Machine à Lire, à la salle de La Machine à Musique, 13-15 rue du parlement sainte Catherine, notre ami Olivier LECOUR-GRANDMAISON, Politologue, présentera son dernier livre « Racismes d’état, états racistes : un brève histoire », publié aux éditions Amsterdam en février 2024.


« Racismes d’État, xénophobie institutionnelle ou de même nature, discriminations systémiques engendrées par des politiques publiques ou favorisées par l’absence de prise en compte de leur gravité, ce sont là nos objets. » Depuis un certain nombre d’années, les procès en séparatisme et en communautarisme se sont multipliés. Procès intentés non plus seulement par l’extrême droite, dont on connaît les outrances, mais aussi par des intellectuels respectables et des responsables politiques soi-disant modérés. Le but d’une telle offensive ?
Discréditer comme un pur et simple délire la tentative de nommer les discriminations systémiques. Ainsi, le racisme ne pourrait exister dans notre république puisqu’il y est interdit au nom du principe d’égalité qui la fonde ; prétendre le contraire reviendrait à tout confondre, à se vautrer dans l’outrance, à se ranger du côté de ceux qui menacent les institutions.
L’offensive a pris une telle ampleur qu’il fallait y apporter une réponse précise. Contre les amalgames et les caricatures, cet ouvrage propose l’étude de deux concepts – ceux de racisme d’État et d’État raciste – dont il retrace la genèse et définit les strictes conditions d’application. Non, dire qu’une xénophobie d’État s’exerce à l’encontre de certaines populations ne revient pas à comparer la France d’aujourd’hui à l’Afrique du Sud de l’apartheid. Mais, si l’on doit se garder des comparaisons hâtives, on doit aussi examiner, dans leur glaciale variété, les pratiques réelles, passées et présentes, des régimes dits démocratiques, sur le plan intérieur comme à l’étranger. Il en va de l’efficacité du combat contre le racisme et la xénophobie.
Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université d’Évry-Val-d’Essonne. Il a dirigé et animé plusieurs séminaires au Collège international de philosophie.
La rencontres sera animée par Stéphane SCHOTT, Enseignant-Chercheur en Droit Constitutionnel à l’Université de Bordeaux.
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- à l’invitation du Syndicat CGT des personnels de l’Université de Bordeaux, du Syndicat étudiant UNEF-Bordeaux, de l’Association Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde, étudiant-es d’hier et d’aujourd’hui, soyez les bienvenus à une rencontre-débat Le Mercredi 10 Avril à partir de 17h30 A l’Amphi DENUCE de l’Université de Bordeaux 3, Place de la Victoire à Bordeaux à partir de l’ouvrage « Histoire de l’UNEF : du renouveau à la réunification 1971-2001 » publié aux éditions Syllepse, Arcade 17 avec la participation des deux auteurs Guillaume HOIBIAN et Frédérick GENEVEE. Guillaume Hoibian et Frédérick Genevée ont été membre de l’UNEF. Tous les deux sont Professeurs d’histoire et de géographie, et sont membres du Germe et participent à l’animation du groupe «Pour l’histoire de l’UNEF ! (1971-2001)».
Frédéric GENEVEE, Guillaume HOIBIAN, » Une Histoire de l’UNEF : 1971-2001″, le syndicalisme étudiant
Pendant trente ans, deux branches du syndicalisme étudiant se sont revendiquées d’un même sigle, l’UNEF. Elles ont fusionné en 2001. Ce livre, c’est l’histoire d’une de ces branches, dite « Renouveau » puis « Solidarité étudiante », dont il ne restait guère de traces après la disparition de ses archives. Frédérick Genevée et Guillaume Hoibian ont dû reconstituer un patrimoine éparpillé comme un puzzle, en récoltant chez les actrices et acteurs de ces trois décennies oubliées, documents, témoignages, affiches, photographies. Loin des seuls débats internes, cette histoire aborde les enjeux de la politique universitaire française, les transformations et la massification des mondes étudiants. Les questions posées sont aussi celles du syndicalisme salarié : défense des droits, luttes et institutionnalisation, place des services, rapport au politique, place des femmes et féminisme, relations internationales. Cette UNEF a été un lieu de formation et d’apprentissage pour plusieurs générations. On y rencontre des personnalités connues, telle Sophie Binet dirigeante actuelle de la CGT, mais surtout des moins connues et toujours actives dans les syndicats, les associations, les partis. Cette histoire, c’est en partie celle de la gauche française et de ce qu’on a appelé la « galaxie communiste ». Elle intéresse toutes celles et ceux qui se préoccupent du devenir du syndicalisme.
« L’Unef a toujours été au cœur des dynamiques sociales du pays »
Frédérick Genevée : L’Unef, comme les autres organisations, était très minoritaire dans le monde étudiant. L’entrée en masse des jeunes dans le supérieur n’a pas été accompagnée par le renforcement proportionnel de ses effectifs. Le modèle de syndicalisme très revendicatif, parfois victorieux sur les questions universitaires nationales et locales, a laissé de côté de nombreuses aspirations des jeunes que d’autres organisations ont peut-être mieux prises en compte. Nous sommes convaincus que le syndicalisme étudiant n’a pas disparu en 2001. Nous espérons que cet ouvrage pourra nourrir les organisations qui tentent actuellement de mobiliser les étudiants.
Extrait d’un interview dans le journal l’Humanité :
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–Le Mardi 6 Février à 18h30 dans le prolongement des 16émes rencontres organisées par Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde « Nouvelles Pensées Critiques et Actualité de Marx » « Démocratie, Citoyenneté, République, Pluriversalisme » La démocratie dans tous ses états, La République en chantier (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…
nous accueillons Christian MALAURIE (*), Anthropologue de l’Art, Université Bordeaux-Montaigne, poète, dramaturge et essayiste, pour une conférence-débat salle de conférence 17 Rue Furtado à Bordeaux. Cette soirée se déroulera en format mixte (Présentiel et visioconférence)

Autour du thème : « Les faux semblants de la Démocratie »
« A quelles conditions le régime de la démocratie peut-il réellement exister comme pratique sur le plan politique, juridique, sociale et culturelle ? Les conditions historiques actuelles où le néolibéralisme exerce une domination violente sur les individus et les groupes et transforment peu à peu les régimes dits démocratiques en régimes autoritaires. !l s’agit alors de faire entendre aujourd’hui aux citoyens que la démocratie n’est pas un simple idée, ni un projet, mais un « déjà-là, un collectif, « un ensemble qui comprend tout le reste, à commencer par moi-même » comme le souligne très justement Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe dans leur ouvrage Démocratie Manifeste. »
(*) L’ORDINAIRE DES IMAGES : Puissances et Pouvoirs de l’image de peu- Perdu dans la lumière des écrans, édition Les Contemporains Favoris, 2015 ; Mémoire entre les voix : histoires des ateliers SNCF de Bordeaux (1854-1994) , avec Eric Bonneau, préface de Claude Villers, la Part des anges , 2005
Christian MALAURIE est un des animateurs des Rencontres Bordelaises 2024 de l’Appel des appels « Imaginaire et émancipation » qui se tiendrons à Bordeaux les 14 et 15 février 202
JE Imaginaire et émancipation – Athénée
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Le Jeudi 18 janvier 2024 de 18h30 à 19h30, dans le cadre des rencontres trimestrielles d’Espaces Marx en partenariat avec la Librairie La Machine à Lire, à la salle de La Machine à Musique, 13-15 rue du parlement sainte Catherine, notre ami Gérald Mazaud présentera le Numéro spécial de la revue La Pensée, autour de Lucien Séve, auquel il a contribué avec l’article: « Lucien Sève, un jeune professeur de philosophie très prometteur ». Il dialoguera avec Jean Sève, historien et auteur, qui a publié notamment, en 2018, « CAPITALEXIT OU CATASTROPHE » (La Dispute), livre d’entretiens avec son père Lucien Sève.
Lucien Sève
Jean Sève

Gérald Mazaud
InvItatIon à (re)découvrIr LucIen Sève
Le philosophe Lucien Sève (1926-2020) laisse derrière lui une œuvre immense et encore largement méconnue du monde universitaire. cette notable occultation s’explique sans doute d’abord par son parcours biographique, qui l’a conduit à demeurer presque toute sa vie à l’extérieur de la sphère académique. Lui qui fut des décennies durant membre du comité central du Parti communiste français, qui dirigea les éditions sociales à leur âge d’or (1970-1982) et qui fut parmi les premiers à siéger au comité consultatif national d’éthique (1983-2000), avait assurément un destin atypique, qui ne pouvait que susciter la méfiance de toutes celles et tous ceux qui voulaient voir en lui un idéologue officiel ou un « gardien du temple ». Plus encore que les critiques, c’est surtout le silence qui fut longtemps opposé au travail de Lucien Sève, à commencer par celui de son adversaire, et néanmoins ami, Louis althusser. Situation d’autant plus paradoxale que, dans le même temps, son œuvre connaissait une diffusion dont rêveraient sans doute aujourd’hui bien des auteurs de sciences humaines : son maître-ouvrage, Marxisme et théorie de la personnalité (1969), fut rapidement vendu à des dizaines de milliers d’exemplaires et traduit en une vingtaine de langues, tandis qu’Une introduction à la philosophie marxiste fut l’une des principales références de la formation au marxisme pour toute une génération d’étudiant·e·s et de militant·e·s. […]
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~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ -Le Mardi 14 Février à 19h, Visioconférence/Débat à 19h de Frédéric MELLIER*, « Quelle base sociale pour une transformation de notre société ? »
La lecture des résultats électoraux en termes de « blocs » aux dernières élections, reprenant une formule gramscienne dans un autre contexte que celui de sa création, occulte des réalités très différentes aujourd’hui. L’exposé de Frédéric MELLIER invite à une autre conception du rassemblement politique sur la base de ce qu’est le salariat actuel et des convergences entre ses composantes. Pour Participer à la réunion avec Zoom : « il existe une urgence politique pour que les couches populaires salariées s’emparent du débat politique dans la cité comme dans l’entreprise. Mais tant dans les luttes que dans
https://www.cairn.info/revue-la-pensee.htm https://gabrielperi.fr/#lapensee * Frédéric MELLIER a fait des études d’Histoire à l’Université de Bordeaux-Montaigne. Il est Conseiller Régional communiste de la Nouvelle Aquitaine, et il participe aux travaux du secteur entreprise du PCF. ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
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– Le Jeudi 16 Mars à 19h, Conférence-Débat d’Espaces Marx Aquitaine en Visioconférence avec Patrick LE HYARIC, journaliste, ex-député Européen, membre du Conseil National du Pcf, Ex-Directeur de l’Humanité, sur le thème « Ukraine: chercher les chemins de la Paix »
![]() Un an déjà ! Un an d’une injustifiable guerre déclenchée par le pouvoir poutinien au cœur de l’Europe. Un an de tragédie contre le peuple ukrainien. Plus de 300 000 morts, des centaines de milliers de blessés, l’exode forcé de dizaines de milliers d’Ukrainiens, d’enfants déplacés, de familles séparées. Chaque jour l’armée russe bombarde, tue, viole, détruit des équipements civils pour priver les citoyens ukrainiens de leurs écoles, des jardins d’enfants, de l’accès à l’eau ou à l’énergie. Deux peuples cousins, aux familles mêlées, se haïssent désormais pour longtemps. Il y a besoin d’une mobilisation internationale exceptionnelle pour arrêter les chars de Poutine et l’engrenage guerrier en cours. Il y a besoin de hisser le rapport de force, non pas pour poursuivre la guerre, mais pour ouvrir les chemins de la paix. Or, il semblerait que depuis quelques jours on assiste à de nouvelles poussées guerrières. Le président ukrainien, à lui-même révélé que ses alliés ne considéraient plus l’envoi de missiles de moyenne portée comme « tabou ».
Miné par les inégalités, par de multiples conflits et guerres, par les modifications climatiques, les insécurités sociales, alimentaires, sanitaires, le monde a pourtant besoin de paix et de coopération. À cette heure, ni Poutine ni les forces de l’OTAN n’empruntent ce chemin. Au contraire. De part et d’autre on s’apprête à livrer une bataille de positions de chars telle que l’Europe n’en a pas connu depuis 1945. […] http://patrick-le-hyaric.fr/chercher-le-chemin-de-la-paix/ Le 21 février 2023. Patrick LE HYARIC est auteur d’un livre publié en 2022 intitulé « Les raisons de la guerre en Ukraine, pour une sécurité humaine globale » aux éditions de l’Humanité.
![]() Il sera aussi présent à l’Escale du livre de Bordeaux le Dimanche 2 Avril à 11h et participera à une table ronde sur l’Ukraine, avec Catherine SAMARY et Frédric DUFOURG.
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine Heure : Le Jeudi 16 Mars 2022 à 19h |
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-Le Mardi 14 Février à 19h, Visioconférence/Débat à 19h de Frédéric MELLIER*, « Quelle base sociale pour une transformation de notre société ? »

La lecture des résultats électoraux en termes de « blocs » aux dernières élections, reprenant une formule gramscienne dans un autre contexte que celui de sa création, occulte des réalités très différentes aujourd’hui. L’exposé de Frédéric MELLIER invite à une autre conception du rassemblement politique sur la base de ce qu’est le salariat actuel et des convergences entre ses composantes.
Pour Participer à la réunion avec Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
« il existe une urgence politique pour que les couches populaires salariées s’emparent du débat politique dans la cité comme dans l’entreprise. Mais tant dans les luttes que dans
le projet politique, il faut construire les ponts qui permettent de faire des jonctions avec les couches supérieures du salariat et ne pas tenir comme acquis leur acceptation majoritaire
du projet néolibéral dans le cadre du capitalisme mondialisé. Les luttes, les batailles pour des droits universels comme le discours doivent permettre d’aller contester cette couche
du salariat à la Macronie. » Extrait du texte de Frédéric MELLIER publié dans la revue La Pensée No 412

https://www.cairn.info/revue-la-pensee.htm
https://gabrielperi.fr/#lapensee
* Frédéric MELLIER a fait des études d’Histoire à l’Université de Bordeaux-Montaigne. Il est Conseiller Régional communiste de la Nouvelle Aquitaine, et il participe aux travaux du secteur entreprise du PCF.
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– Le Jeudi 19 Janvier à 19h, Conférence-Débat en Visioconférence organisée en partenariat avec FAL33, avec la participation de Maurice LEMOINE, sur le thème « Amérique latine : Victoires de la gauche ou défaites de l’extrême droite ? »
De 2018 à 2022, treize présidents « progressistes » sont demeurés ou ont accédé au pouvoir en Amérique latine, dont les derniers en date Gustavo Petro en Colombie et « Lula » au Brésil. Dans le même temps, symbolisée par Jair Bolsonaro, l’extrême droite, bien que battue, monte en puissance. Quelles conséquences sur la gestion des gouvernants de gauche ? Y a-t-il un lien avec la récente tentative d’assassinat de la vice-présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner ou même avec sa condamnation, le 6 décembre, à six années de prison ? Quant à l’ex-président péruvien Pedro Castillo, a-t-il tenté un « auto-coup d’Etat » ou a-t-il lui-même été renversé par un coup d’Etat ? Analyse et réponses sur le site de Mémoire des Luttes : https://www.medelu.org/Victoires-de-la-gauche-ou-defaites-de-l-extreme-droite La soirée sera animée par Gloria VERGES, responsable de FAL33
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine et FAL33 Heure : Le Jeudi 19 Janvier 2023 à 19h |
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– le Jeudi 26 Janvier à 18h30 à 20h Rencontre trimestrielle d’Espaces Marx à La Librairie La Machine à Lire à Bordeaux, autour du livre « ARAGON et la question coloniale« , avec la participation de l’auteur Alain RUSCIO, pour une présentation et une échange à la salle de La Machine à Musique.

C’est l’indignation anticoloniale ressentie au moment de la guerre du Rif qui amène le jeune écrivain surréaliste, Louis Aragon, a adhéré au PCF. Cet engagement se poursuivra tout le long de sa vie, comme un fil conducteur que l’on retrouve aussi bien dans ses actions et prises de position politique que dans son oeuvre poétique et romanesque. Pourtant, parce qu’avec Aragon rien n’est simple, cet engagement ne fut pas toujours sans ambiguïtés. Alain Ruscio s’attache à suivre la trajectoire anticoloniale du poète, même dans ses hésitations, qui furent souvent celles de son parti. Pourtant, Aragon s’employa constamment à exercer lucidement sa conscience, quitte à agacer au sein de son parti ou de certains écrivains de pays colonisés qu’il célébrait pourtant, comme Aimé Césaire.

La rencontre sera animée par Marie-France BOIREAU,

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-Le vendredi 25 Novembre à 19h, Espaces Marx organise une Visioconférence avec la participation de Gérard THOMAS, Urbaniste, Chercheur, sur le thème :
« DE L’URBANISME AGRICOLE A L’AGRIURBANISME, Un processus exploratoire pour un développement urbain durable »

Son intervention partira du contexte et de la problématique de recherche qui a fait l’objet de sa thèse, une cohabitation agriurbaine qui interroge les modèles agricoles et urbains. L’exemple de la microferme de Floirac sera présenté éclairant la problématique de l’agriculture levier pour la ville durable. Et la projection sur le cas concret des incendies que nous avons vécu cet été, lui permettra d’aborder deux questions importantes pour notre avenir : Quel aménagement de l’espace ? Comment gérer l’interface urbain/forêt ?
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Vendredi 25 Novembre 2022 à 19h
Participer à la réunion Zoom
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
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– le Vendredi 16 septembre à 18h30 à 20h Rencontre trimestrielle d’Espaces Marx à La Librairie La Machine à Lire à Bordeaux, autour du livre « La république autoritaire : Islam de France et illusion républicaine (2015-2022) » (éditions du Bord de l’eau), avec la participation de l’auteur, Haoues SENIGUEUR pour une présentation et une échange à la salle de La Machine à Musique.

L’ouvrage analyse les ambivalences de la gestion étatique du fait musulman et l’extension d’une espèce d’idéologie du soupçon. Celle-ci est portée par des acteurs étatiques, acteurs associatifs et quelques chercheurs, non forcément coordonnés entre eux, à l’égard de certaines manifestations du fait musulman jugées douteuses, au regard d’une certaine conception moralisatrice et autoritariste de la République et de la laïcité.
Haoues Seniguer est politiste. Il est maître de conférences en science politique à Sciences Po Lyon et chercheur au laboratoire Triangle, UMR 5206, ENS-CNRS, Lyon. Il est spécialiste de l’islamisme marocain et des rapports entre islam et politique en France et a publié, chez le même éditeur, Les (Néo) Frères musulmans et Le nouvel esprit capitaliste. Entre rigorisme moral, cryptocapitalisme et anticapitaliste (2019).
– Haoues SENIGUER, « La république autoritaire : Islam de France et illusion républicaine (2015-2022) » Lien vidéo: https://youtu.be/wsdlCggdreI
La rencontre était animée par Florent Viguié (enseignant en lettres et auteur), auteur d’un livre intitulé « Islam et Laïcité vus par des lycéens ».

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– le Jeudi 9 Juin à 18h30 à 20h Rencontre trimestrielle d’Espaces Marx à La Librairie La Machine à Lire à Bordeaux, autour du livre « Les nouvelles femmes de droite » de Magali DELLA SUDDA, Collection Faits & Idéees, Février 2022,pour une échange à la salle de La Machine à Musique.

Dans le flot des mobilisations féministes, intensifiées depuis le mouvement #MeToo et le cadrage sur les violences sexistes et sexuelles, s’imposent des discours à contre-courant, portés par des militantes conservatrices issues de milieux de droite et d’extrême droite. Elles fustigent les mouvements féministes contemporains et plaident pour un retour des valeurs traditionnelles, tout en réinvestissant pour certaines les pratiques et discours féministes qu’elles remplissent d’un contenu en cohérence avec leur projet politique.
À l’origine de cette étude, un étonnement : au tournant des années 2010, on voit apparaître une génération de femmes, souvent jeunes, qui occupent une place de plus en plus visible au sein d’organisations, mouvements et partis d’extrême droite. Récemment, le cas de l’ancienne porte-parole du désormais dissous mouvement Génération identitaire, Thaïs d’Escufon, est emblématique. Sa présence médiatique et son utilisation intensive des réseaux sociaux en ont fait une figure connue et reconnue des identitaires d’extrême droite. Affichant explicitement une posture antiféministe, elle diffère en cela des militantes du collectif Némésis, créé en 2019, qui se réclament d’un « féminisme identitaire ». Également visibles médiatiquement – la chercheuse note par exemple qu’Alice Cordier, présidente du mouvement, se présente sur ses comptes Twitter comme intervenante régulière dans Touche pas à mon poste –, elles investissent l’espace militant en problématisant les violences sexistes et sexuelles au prisme de leur lutte anti-immigration.
Soirée animée par Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, Maîtresse de Conférences à l’Université de Bordeaux, Présidente d’Espaces Marx Aquitaine.

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– Le Jeudi 16 Juin à 18h30 Espaces Marx Aquitaine et FAL33 (France Amérique Latine) et La librairie du Contretemps vous invitent à participer à une conférence/Débat avec Franck POUPEAU, sociologue, directeur de recherche au CNRS, autour de son livre « ALTIPLANO: Fragments d’une révolution (Bolivie, 1999-2019) », éditions Raisons d’agir, Septembre 2021.


Ce livre entrelace plusieurs niveaux d’écriture (et de lecture), qui sont rarement réunis, dans un même volume : des enquêtes de terrain aux périphéries défavorisées des villes, par lesquelles il apporte une lecture sociologique des inégalités structurant la société bolivienne ; des analyses du « processus de changement » et des politiques publiques, réalisées à partir de ces enquêtes (mises en évidence dans des textes conclusifs ou des « excursus ») ; des textes d’« interventions » sur l’actualité politique, écrits parallèlement au travail de recherche, mais qui livrent des éléments de contextualisation et de compréhension indispensables aux analyses ; enfin, des réflexions sur la position d’enquêteur immergé dans une réalité radicalement autre.
Soirée animée par Gloria VERGES, co-Présidente de FAL33, Site: https://www.fal33.org/, Contact: contact@fal33.org

La Librairie du Contretemps 5 cours Victor Hugo à Bègles (Barrière, Ligne 15).
Contact: librairieducontretemps@outlook.fr ou Tél: 05 57 12 56 64
https://www.facebook.com/events/1654355878234675/?ref=newsfeed

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– Mardi 21 juin 2022, 19h-21h, Espaces accueillera en visioconférence, une Conférence-débat sur « Confusionnisme à gauche et extrême droitisation, France 2005-2022 », Par Philippe Corcuff.

Philippe Corcuff est maître de conférences de science politique à Sciences Po Lyon, militant libertaire, ancien hroniqueur de Charlie Hebdo, ancien conseiller municipal de Floirac, auteur de La grande confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées (Textuel, 2021, https://www.editionstextuel.com/livre/la_grande_confusion)
La France connaît une extrême droitisation idéologique depuis le milieu des années 2000 qui accompagne l’extrême droitisation électorale, entre zemmourisation et lepeninsation.Dans un contexte de crise de la gauche, et de la notion même de « gauche », un espace idéologique confusionniste s’est développé, en créant des interférences entre des postures et des thèmes issus de l’extrême droite, de la droite, de la gauche modérée et de la gauche radicale et en facilitant l’extrême droitisation. Le livre de Philippe Corcuff a été publié en mars 2021, mais il prolongera l’analyse jusqu’à la présidentielle d’avril 2022.

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Mardi 21 Juin 2022 à 19h
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB
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– Le Jeudi 30 Juin à 19h Espaces Marx Aquitaine organise une visioconférence avec Bernard VASSEUR, Philosophe, autour de son dernier livre « SORTIR du capitalisme : Actualité et urgence du communisme », publié aux éditions de l’Humanité.

Que peut signifier le mot “communisme” aujourd’hui ?
Dénoncer le capitalisme ne suffit pas.
Imaginer une alternative.
Ne pas répéter l’histoire, en tirer des leçons.
Définir, inventer le communisme du XXIe siècle.
Socialisme / étatisme / communisme.
Propriété d’usage / propriété lucrative.
Repenser le travail, la notion de travailleur.
Nouvelle conception du salaire.
Le déjà-là du communisme.
Dans ce nouvel ouvrage, Bernard Vasseur démontre, exemples à l’appui, comment le capitalisme mène l’humanité dans le mur et menace la vie sur la planète. L’auteur donne surtout à voir combien le communisme est à l’ordre du jour et peut se construire chaque jour dans l’action.
Nous prolongerons avec cette soirée nos travaux de décembre 2021 auxquels notre ami Bernard VASSEUR n’avait pas pu participer……
Vous pouvez commander le livre sur le site de l’Humanité :
https://www.humanite.fr/sortir-du-capitalisme-751963
Projet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Jeudi 30 Juin 2022 à 19h
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
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-Le Jeudi 31 Mars à 19h00 : Espaces Marx et l’UPB organise une soirée « mixte » en visioconférence et en présentiel à l’Amphi DENUCE de l’Université de Bordeaux, Place de la Victoire avec sur la proposition de LINE GILLON, une Table-Ronde sur le thème : » URGENCE SANITAIRE et SANTE PUBLIQUE : L’urgence au service ou au détriment de la santé ?« avec la participation de François ALLA Professeur de santé publique à l’Université de Bordeau2), Myriam LESOMMER Médecin Gériatre(3), Jean-Claude GUICHENEY animateur régional de la LDH(4), Annie CARRARETO, La Santé un Droit pour Tous(1).

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine et l’UPB
Heure : Le Jeudi 31 Mars 2022 à 19h
Si vous ne pouvez pas venir sur place, connectez-vous sur Zoom ici :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB
Deux années sous le coup de la pandémie COVID. Avec ce recul, quelle analyse peut-on faire ? Au final, qu’est-ce qui fait crise et urgence sanitaire, pour qui et comment ? Cette situation sanitaire et la gestion politique qui s’en est suivie a mis en exergue tant de questions fondamentales, qu’il semble vain de vouloir en faire le tour lors d’une discussion de deux heures … Le premier objectif de cette initiative, c’est déjà de pouvoir en parler, de façon contradictoire. Car, ici, en France, une des caractéristiques de cette crise globale et internationale que nous traversons, c’est la difficulté à faire entendre les paroles dissonantes par rapport au langage officiel, à en débattre aussi bien à l’échelle des «experts», au mépris de la démarche scientifique, qu’à l’échelon amical, et même au sein des organisations «progressistes». Déni de démocratie que cette omerta ! Insupportable situation qui recouvre des enjeux socio-politiques qu’il importe d’essayer de décrypter. Il est essentiel de faire entendre un propos qui vienne mettre en débat, en réflexion, qui vienne interroger la doxa et pas seulement s’en faire le pendant contestataire quasiment intégré et immédiatement discrédité, dans un registre de pensée binaire ou il n’y aurait que le bien et le mal, le vrai et le faux. Nous avons choisi de mobiliser des intervenants de profils différents qui pourront, de leurs places respectives, se saisir d’une part de ce large questionnement et exprimer leurs positions, pour en débattre et poursuivre la réflexion avec nous …
(1) L’association, La Santé un droit pour tous, est présente à cette soirée pour évoquer les sujets majeurs de santé publique qui restent posés à notre société avec ou sans pandémie.
En effet, la pandémie est venue percuter toutes les problématiques que nous soulevions et pour lesquelles nous essayons de mobiliser nos concitoyen.ne.s:
– La dérive du service public de santé avec un combat majeur localement sur l’hôpital Robert Picqué accompagnant une baisse drastique de lits hospitaliers au niveau national;
– La difficulté d’accès au soin, majorée dans cette période avec tous les restes à charge et dépassements d’honoraires;
– La santé environnementale etc…
Se pose de façon urgente quelle Santé pour chacun.e de nous et collectivement et avec quel service de santé ?
(2) Il s’agira pour François ALLA de porter un regard santé publique sur la gestion de crise et au delà de la gestion de crise ce que cela signifie de notre système. Ce regard portera aussi bien sur les leviers mobilisés (Pass, confinement, peur etc), que sur la façon de les décider et mettre en œuvre (où est la démocratie sanitaire?). Auteur avec Barbara Steigler d’un essai publié chez Gallimard, » Tracts (N°37) – Santé publique année zéro » «Allons-nous enfin, dans un cadre républicain, affronter ensemble le bilan scientifique, éthique et politique de deux ans de crise sanitaire ?»
https://tracts.gallimard.fr/fr/products/sante-publique-annee-zero
(3) La crise sanitaire due au coronavirus est venue bouleverser les pratiques soignantes, bien au-delà des services de réanimation ou d’hospitalisation. Tous les secteurs du soin, de l’accueil et de l’accompagnement ont subi les conséquences de la pandémie. Il a fallu agir dans l’urgence, faire face au défi de l’afflux de patients, continuer de soigner. Durant cette crise, les soignants se sont interrogés sur les fondements et les valeurs du soin. Après le temps de l’action peut venir celui de la relecture éthique des situations vécues. […] Myriam LESOMMER-PERE a participé à un ouvrage collectif publié récemment » L’éthique face à la crise
Le monde du soin mis au défi «
(4) La Ligue des droits de l’Homme (LDH) estime que la pandémie de Covid-19 a mis notre démocratie « un peu entre parenthèses ». L’état d’urgence sanitaire imposé à mis à mal la collégialité dans les prises de décision. Il est clair que, pendant l’état d’urgence, le principe même est de déroger au régime général et donc de réduire les libertés publiques et notamment celle de circuler ou de se réunir. Par principe, l’état d’urgence est fait de mesures exceptionnelles, face à une situation exceptionnelle. La difficulté est que là, ça dure et que les modes de prise de décisions viennent bouleverser le fonctionnement normal de nos institutions. Derrière nos libertés, il y a aussi le contrôle du pouvoir, notamment du pouvoir exécutif qui est actuellement dans un système dérogatoire puisque le Premier ministre, le président de la République et le gouvernement ont plus de pouvoir que normalement. Le Parlement est affaibli et donc l’Etat de droit qui fait que les pouvoirs se contrôlent les uns les autres, est altéré pendant cet état d’urgence. Un des effets vicieux de l’état d’urgence est d’avoir entraîné l’habitude qu’on pourrait être sous surveillance et que l’État, la police, pouvaient vous contrôler à n’importe quel moment, qu’on pouvait vous surveiller par tous les moyens. C’est une habitude particulièrement dangereuse que l’on crée car ça veut dire que nos libertés elles peuvent être secondaires. Sur la campagne de vaccination par exemple, il aurait fallu associer le Parlement, les élus locaux et décentraliser davantage. De même pour la gestion des couvre-feux et autres dispositions. Or, tout a été décidé d’en haut. On décide d’abord, on consulte et on associe ensuite. …
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-Le Mardi 8 Mars à 18h30 : Espaces Marx prolonge les 18éme rencontres Ciné par une visioconférence de Francis DUPUY, Professeur d’Anthropologie à l’Université de Toulouse Jean Jaurès, sur le thème « La départementalisation, une décolonisation ? »,
La soirée sera animée par André ROSEVEGUE 
Loi n° 46-451 du 19 mars 1946. Les colonies de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et la Guyane française sont érigées en département français. Les « quatre vieilles colonies » – issues du premier empire colonial (qui va devenir Union française). La loi a été adoptée à l’unanimité sur la proposition d’Aimé Césaire, le jeune député de Fort-de-France. Cela se veut l’achèvement symbolique de l’« intégration ». Ces territoires ont désormais le droit à des préfets dépendant du ministère de l’intérieur. Mais le diable se cache toujours dans les détails. Les décrets d’application tardent et maintiennent des spécificités…
Et soixante-quinze ans plus tard, les habitants nous disent que la décolonisation est loin d’être achevée et réclame un « droit d’inventaire ». Pour ne prendre que cet exemple, le sentiment que le scandale de la chlordécone n’aurait pu avoir cette ampleur et cette durée dans un département de la France continentale n’est-il pas justifié ? Cela mérite débat.
Francis DUPUY partira plus particulièrement de la Guyane française, département qu’il connaît bien et où il a conduit plusieurs de ses recherches.
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Mardi 8 mars 2022 à 18h30
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB
-Le Jeudi 31 Mars à 19h00 : Espaces Marx et l’UPB organise une soirée « mixte » en visioconférence et en présentiel à l’Amphi DENUCE de l’Université de Bordeaux, Place de la Victoire avec sur la proposition de LINE GILLON, une Table-Ronde sur le thème : » URGENCE SANITAIRE et SANTE PUBLIQUE : L’urgence au service ou au détriment de la santé ?« avec la participation de François ALLA Professeur de santé publique à l’Université de Bordeaux, Myriam LESOMMER Médecin Gériatre, Jean-Claude GUICHENEY animateur régional de la LDH, Bernard COADOU, Médecin

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine et l’UPB
Heure : Le Jeudi 31 Mars 2022 à 19h
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB
Deux années sous le coup de la pandémie COVID. Avec ce recul, quelle analyse peut-on faire ? Au final, qu’est-ce qui fait crise et urgence sanitaire, pour qui et comment ? Cette situation sanitaire et la gestion politique qui s’en est suivie a mis en exergue tant de questions fondamentales, qu’il semble vain de vouloir en faire le tour lors d’une discussion de deux heures … Le premier objectif de cette initiative, c’est déjà de pouvoir en parler, de façon contradictoire. Car, ici, en France, une des caractéristiques de cette crise globale et internationale que nous traversons, c’est la difficulté à faire entendre les paroles dissonantes par rapport au langage officiel, à en débattre aussi bien à l’échelle des «experts», au mépris de la démarche scientifique, qu’à l’échelon amical, et même au sein des organisations «progressistes». Déni de démocratie que cette omerta ! Insupportable situation qui recouvre des enjeux socio-politiques qu’il importe d’essayer de décrypter. Il est essentiel de faire entendre un propos qui vienne mettre en débat, en réflexion, qui vienne interroger la doxa et pas seulement s’en faire le pendant contestataire quasiment intégré et immédiatement discrédité, dans un registre de pensée binaire ou il n’y aurait que le bien et le mal, le vrai et le faux. Nous avons choisi de mobiliser des intervenants de profils différents qui pourront, de leurs places respectives, se saisir d’une part de ce large questionnement et exprimer leurs positions, pour en débattre et poursuivre la réflexion avec nous …
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– Nos conférences misent en ligne sur notre chaine Youtube en Septembre/Octobre/Novembre/Décembre :
(Abonnez-vous !)
** Vincent BOIVINET, Ouvrier du Bâtiment, invité du Bistrot politique d’Espaces Marx, Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/zXwLCFHs_ZA
** Christian DURIEUX, auteur de Bandes Dessinées, sa dernière BD: « Le faux Soir », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/HPxKLXLw7_U
** David PLAGES, syndicaliste Cheminot, invité du Bistrot politique d’Espaces Marx, Novembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/SheOsMdKKfU
** Mayi GONZALEZ, féministe, invitée du Bistrot Politique d’Espaces Marx, Novembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/42a4DU3MNAI
** Jean-Michel DEVESA autour de son roman « Garonne in absentia », Novembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xUw6zZv_png
** « La guerre des paysans en Allemagne » de Friedrich ENGELS, Rachel RENAULT, Historienne. Octobre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/_pTRGL_0VSw
** Espaces Marx, Paroles de salariés : « Quel avenir pour la Papèterie de Bègles ? », Octobre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/kltMDrUE-l4
** Bistrot Politique d’Espaces Marx : Stéphane OBE, secrétaire départemental de l’UD-CGT33, Septembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/C82Dz_rv8Vs
– Du Mercredi 1er au Samedi 4 décembre 2021 se sont déroulées les 14émes rencontres d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx », autour du thème « Communs/Commune/Communisme(s) »
29 contributions à l’occasion de 8 demi-journées et trois soirées.
Les participations et les résumés_2021
Les premières interventions sont disponibles en vidéos :
** Ivan QUEZADA, « Le Chili sera-t-il capable d’initier la fin du néolibéralisme mondial ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/f-FuZ1kIRW0
** Roland PFEFFERKORN, « Du leurre de l’égalité des chances à la blague de la théorie du ruissellement » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZB60IKqNYk
** Jean BRICMONT, essayiste, « La souveraineté nationale question fondamentale de notre temps » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/AOIA_zUYKoA
** Bernard FRIOT, « Quel droit pour tout majeur : revenu de base, contrat de travail ou salaire ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/fMtM0-VZo9M
** Christian LAVAL, Professeur de Sociologie, « Pour un éco-communisme libertaire» , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZW-sumlAoI
** Florian GULLI, Philosophe, « Quelques remarques sur le communisme à partir de Lucien Sève », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/VvV61ufz-Lw
** Yvon QUINIOU, Philosophe, « Quel féminisme dans l’optique du communisme ? », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/WcciYSz4hKE
** Gauthier DELOZIERE, « Sur les possibilités d’une forme écologique de travail » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/r7-6KWYy2vc
** Jean-Marie HARRIBEY, économiste, « En finir avec le capitalovirus : L’alternative est possible », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xcUC6FZD2pg
** Jacques BIDET, Philosophe, « Commun et communisme », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xsJtn-PHBmA
** Fabien TARRIT « Les révolutions russes de 1917 : l’irruption du communisme comme projet universel », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/bMv8mp0mk2Q
** Alfredo GOMEZ-MULLER, « La source andine des mémoires utopiques européennes », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/vrcmHi5IUfQ
** Thierry BRUGVIN, « La régulation coopérative des communs », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/K5GRQaC8z14
** Marie Claude BERGOUIGNAN, « Les paradoxes du commun », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/DEvSI_E7T1Y
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– Le Mercredi 13 Octobre à 19h, en visioconférence, Espaces Marx a organisé une Table-Ronde,
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La Vidéo : https://youtu.be/kltMDrUE-l4
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Paroles de salariés : « Quel avenir industriel pour la Papèterie de Bègles ? »

Avec la participation de Claude DUTHIL, Président de l’association « Avenir Papeterie de Bègles », Vincent BOIVINET, Maire-Adjoint à Bégles, Secrétaire de la Section Locale du Pcf, Jean-Jacques BORDES, Retraité, ancien consultant à la SECAFI, Daniel CASTANON, Secrétaire du CSE de la papèterie, Mario CIONA, Responsable de la FILPAC-CGT en Gironde, Stéphane OBE, Secrétaire de l’UD-CGT33 (Sous réserve),…


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La soirée sera animée par Jean-Claude MASSON, membre du Bureau d’Espaces Marx.
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Sujet : Table-Ronde organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Mercredi 13 Octobre 2021 à 19h
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PBCelles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation.
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Un beau combat qui n’est pas terminé, plein d’enseignements sur la capacité des salariés à affronter les enjeux de leur entreprise et de son avenir. Parler d’avenir industriel au chœur d’une ville, proposant de prendre en compte toutes les problématiques d’aujourd’hui : activités utiles et non polluantes, économie circulaire et recyclage des « déchets » pour en faire une matière première, circuits courts, modernisation de leur outil de travail, développement de l’emploi, création d’une école professionnelle prenant en compte les évolutions du métiers, ect… Evidemment le chemin n’est pas bordé de roses. Nous sommes toujours dans un monde dominé par les logiques capitalistes et s’attaquer au « mur de l’argent » n’est pas évidant. Mais ils ont plein d’idées et surtout une expérience professionnelle et sociale très riche. Ils ont du courage et veulent maitriser leur avenir et leur vie tout simplement avec un beau projet qui s’inscrit pleinement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’économie sociale et solidaire… Les pouvoirs publics, l’Etat et les collectivités territoriales, les banques ont un rôle à jouer considérable et une responsabilité pour que cette aventure pleine d’espoir en l’avenir réussisse ! L’argent existe pour que des activités créatrices de richesses et d’emplois, comme la papèterie de Bègles, vivent et se développent. Mais pour cela il faut dépasser l’exclusivité les seuls critères capitalistes archaïques, et s’ouvrir à la modernité de critères humains, sociaux, démocratiques, environnementaux pour un développement soutenable et durable…
La Papèterie de Bègles, qu’est-ce que c’est ?
Implantée depuis 1929 à Bègles, aux portes de Bordeaux, la Papèterie de Bègles est composée d’une centaine de salariés, et produit du papier qui, à travers l’histoire, à été utilisé pour la confection de sacs, de papier stratifié, et finalement du papier pour plaques de plâtre. La Papèterie de Bègles a une capacité de production de plus de 80.000 tonnes de papiers par an, et tout ça intégralement à partir de papiers et cartons pour recyclage. Tout ce savoir-faire en fait un acteur majeur, que ce soit dans le recyclage, ou dans l’économie et l’emploi régional.
Quelle est la problématique ?
Le groupe belge Etex, à qui appartient la Papèterie de Bègles, a décidé de liquider cette usine, tout simplement car elle ne rentre pas dans la stratégie financière du groupe. Le site a été contraint de fermer ses portes le 31 mars 2021, et les salariés ont reçu leurs lettres de licenciement de la part d’Etex. Parallèlement, le groupe Global Hygiène a signé un accord exclusif avec Etex pour la cession du site de la Papèterie de Bègles, et a pour projet une usine de fabrication d’essuie-tout, qui ne verrait le jour au mieux que dans plusieurs années, qui imposerait de démanteler une grande partie du site en vu d’en reconstruire certaines. Ce projet ne permettrait pas de réintégrer les 92 salariés de la Papèterie de Bègles.
Quelle est la solution ?
Malgré cette situation difficile, un groupe composé de salariés, d’ex-dirigeants, de syndicalistes, et autres bénévoles, a décidé de se battre pour l’avenir de la Papèterie et de ses salariés, en répondant à l’appel d’offre de reprise face à Global Hygiène. C’est ensemble qu’ils ont donné naissance à l’association Avenir Papèterie de Bègles, dont l’objectif est de développer un projet pour la pérennisation et la modernisation de cette activité historique afin de maintenir l’emploi, développer une filière de valorisation régionale, miser sur l’économie circulaire, et développer un domaine d’expertise au bénéfice de la région.
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– le Jeudi 21 Octobre à 18h30 à 20h Rencontre d’Espaces Marx à La Librairie La Machine à Lire à Bordeaux, autour du livre « La guerre des paysans en Allemagne » de Friedrich ENGELS, avec la participation de Rachel RENAULT, Maîtresse de Conférences en Histoire moderne à l’Université du Mans, qui en a rédigé une introduction pour cette nouvelle publication de l’oeuvre d’ENGELS aux Editions Sociales.
Soirée animée par Anne-Marie COCULA, Professeure d’Histoire.

En 1525, les paysans de différentes régions de l’Allemagne se soulèvent, pour des raisons à la fois sociales, économiques et religieuses. Massive, leur révolte est pourtant bientôt écrasée dans le sang. L’ouvrage classique d’Engels livre le récit de cette révolte, cherchant ainsi à réactiver la mémoire des traditions révolutionnaires du peuple allemand. Écrit au lendemain de l’échec de la révolution de 1848, il propose aussi en creux une analyse des luttes du XIXe siècle.
Republié aujourd’hui avec la riche introduction de Rachel Renault, spécialiste du Saint Empire, et la préface du romancier Éric Vuillard, auteur de La Guerre des pauvres, redonnent au texte d’Engels son amplitude et sa capacité à aider la compréhension des révoltes et leur histoire.
Traduction d’Émile Bottigelli. Introduction et appareil critique de Rachel Renault.
Le 21 octobre 2021 de 18h30 à 20h00
Le livre de Friedrich Engels propose une analyse de la guerre des paysans en Allemagne, sous l’angle social, permettant ainsi de voir cette révolte évangélique comme une lutte des classes avant d’être un mouvement religieux. Né en 1820, Friedrich Engels est un philosophe et théoricien socialiste et communiste allemand. Il est l’auteur de plusieurs grands textes de référence sur le marxisme.
Cette rencontre avec Rachel RENAULT (Maîtresse de Conférences en Histoire moderne à l’Université du Mans, Spécialiste de l’Allemagne à l’époque moderne) , proposée en partenariat avec les Espaces Marx, sera animée par Anne-Marie COCULA (Professeure émérite d’Histoire moderne, Présidente de l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux III de 1994 à 1999).
La rencontre se tiendra à La Machine à Musique Lignerolles – 13/15 rue du Parlement Ste Catherine – Bordeaux
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– Le Jeudi 17 Juin à 18h30 en visioconférence, nous accueillerons Patrick COULON, Journaliste, pour une conférence sur » La portée de L’encyclique du Pape François : Fratelli tutti »

Élu depuis mars 2013 le pape François n’a produit que 2 encycliques. La seconde Fratelli tutti prône la fraternité. Dans un monde en proie à de multiples crises et l’Église confrontée à de nombreux défis le message ne laisse pas indifférent. L’article se propose d’en tirer les traits saillants.
Les révoltes contre l’injustice ont pris pendant longtemps une forme religieuse, portées par la croyance en un dieu qui « renverse les puissants de leur trône et élève les humbles » (évangile selon saint Luc). L’église n’est pas isolée sur notre terre. ni à l’abri de la fureur du siècle. elle s’active, réfléchit, réagit dans un monde confronté à de nombreuses crises, de nouveaux défis. universels ou internes à elle-même. Je dis bien crises et non crise. crise sociale, énormes inégalités, rapports de domination de genre, de racisme, crise économique, crise écologique. crise sanitaire mondialisée aujourd’hui. tout s’enchevêtre et on peut parler de crise de civilisation. crise politique car les forces émancipatrices butent sur la difficulté à dégager une issue positive à celle-ci et se heurtent à la montée d’un capitalisme autoritaire. Les sociétés sont confrontées aux problèmes de la transition démographique, de la transition énergétique, de la révolution numérique qui inonde tous les aspects de la vie et dont nous n’avons pas encore perçu la portée anthropologique. Le capitalisme est à la fois source de ces problèmes et incapable de répondre aux défis contemporains. […] Texte publié dans la Revue La Pensée No 405.
Sujet : Conférence/Débat organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Jeudi 17 Juin 2021 à 18h30
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB -
– Le Mardi 15 Juin à 18h30 en visioconférence, nous accueillerons Abdourahmane NDIAYE, Cheikh GUÈYE et Cheikh Oumar BÂ à l’occasion de la sortie de leur publication « Sénégal post-Covid-19: souveraineté(s) et ruptures » aux éditions l’Harmattan.
La pandémie de la Covid-19 a exacerbé les défaillances des systèmes politiques et économiques à l’œuvre au Sénégal. Alors qu’il est relativement épargné par la crise sanitaire, il s’est retrouvé dans des difficultés économiques et alimentaires liées aux goulots d’étranglement dans les chaines de valeur. Ce qui met en évidence la fragilité du modèle de la petite économie ouverte adoptée depuis les années 1960.Toutefois,les crises ne provoquent pas seulement le chaos. Elles offrent également l’opportunité d’un débat prospectif sur les nouveaux défis, horizons et ambitions collectives d’une nation. Les auteurs ne se sont pas contentés d’un diagnostic ou d’afficher des convictions et certitudes. Ils sont allés plus loin en proposant des pistes de solutions sans grande prétention ni dogmatisme, toujours avec générosité et engagement. Au-delà de la diversité d’approches et de perspectives, des consensus forts sont apparus au moins sur la nécessité d’une refondation du développement, centrée sur les souverainetés (notamment de la pensée, de l’alimentation, de la monnaie, de la sécurité numérique). Le primat du social, la solidarité, des pratiques économiques centrées sur la coopération et non sur la compétition, le développement de chaines de valeurs locales et de proximité, doivent ouvrir à un basculement vers un nouveau modèle. À la place de la RELANCE, les contributions proposent des RUPTURES par rapport aux dogmes de la pensée néolibérale dominante (notamment ses critères d’appréciation de la vulnérabilité des pays, ses seuils arbitraires concernant les déficits publics et l’endettement, ses critères d’évaluation des investissements publics plus orientés sur le retour sur investissement que sur le contenu local, etc.). Les contributions embrassent des enjeux économiques, sociaux, culturels et politiques et démontrent la pertinence d’une refondation holistique dont la nécessité a été rappelée par la pandémie du Covid-19.
Sujet : Conférence/Débat organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Mardi 15 Juin 2021 à 18h30
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB -
Le Jeudi 6 Mai à 19h, Serge GONZALES sera l’invité d’Espaces Marx Aquitaine, à l’occasion du centenaire de la création du PCF. Il participera à une conférence/débat en visio sur la naissance et l’histoire du PCF en Gironde, intitulée « De Tours à Bordeaux… »
Depuis longtemps la nécessité d’écrire une histoire du PCF girondin revenait sur le devant de l’actualité. Comment est né en 1921 le PCF girondin, quels hommes ont présidé à sa naissance, quels furent leurs combats et leur destinée, cette histoire restait à écrire. C’est ce à quoi s’est attaché une petite équipe dirigée par Serge GONZALEZ. La première partie de cette histoire couvrira la période 1917-1940. Elle devrait être publiée dès que la situation le permettra. Les auteurs souhaitent que cette période soit suivie par une autre publication portant sur la Résistance -qui reste encore à rédiger- et espérons le par une troisième étape sur l’après guerre.
Serge GONZALEZ, militant et cadre du PCF en Gironde depuis 1968, ancien responsable des Nouvelles sera parmi nous le Jeudi 6 mai de 19 h à 21 heures pour une vision-conférence débat.

Sujet : Conférence/Débat organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Jeudi 6 mai 2021 à 19h
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB -
Le Jeudi 15 Avril à 19h, Jean-Claude MASSON a participé à une Conférence/Débat en visioconférence sur le thème : « Dérèglements climatiques, enjeux énergétiques et nouveaux modes de vie »


Quelques mots clés de la soirée : Effet de serre, réchauffement climatique, énergie solaire, énergies fossiles, convention citoyenne sur le climat, éducation populaire…. A suivre !
L’énergie n’est pas une marchandise, c’est un bien commun !
Jean-Claude MASSON, ancien Ingénieur, a présenté au cercle Condorcet de Bordeaux, il y a quelques semaines un travail conséquent sur l’évolution des besoins humains en matière d’énergie sur longue période et l’accélération de ces besoins au cours des deux derniers siècles avec le développement industriel et technologique. Il a accepté de nous faire partager cet exposé et de le confronter à notre discussion. Nous l’en remercions !
D’autant que la fin des tarifs réglementés, et les projets gouvernementaux de démantèlement de l’entreprise EDF et de la privatisation complète d’une partie de ses activités (Projet HERCULE et CLAMADIEU,…), 75 ans après la loi de nationalisation du gaz et de l’électricité en entreprise intégrant les activités de la production à la distribution, ont provoqué un tollé chez le salariés d’EDF, de GDF, d’Engie, d’Enedis et commencent à interroger les usagers…. au point que certains proposent de (Re)Nationaliser l’Énergie et pas seulement à Gauche.
Les enjeux de la transition écologique pour répondre aux dérèglements climatiques et la satisfaction des besoins de base de l’Humanité mérite bien notre attention et quelques échanges. -
Le Mardi 13 Avril à 19h, Marie ESTRIPEAUT nous a présenté le dernier livre auquel elle a contribué avec Nicole Pelletier et Patricia Paillot « Vivre avec la mémoire des conflits, d’un continent à l’autre »publié aux PUB (Presses Universitaires de Bordeaux, mars 2021.
Quand peut-on déclarer un conflit achevé ? Qu’est-ce, après une guerre, une dictature, un génocide, qu’une réconciliation réussie ? Est-elle seulement possible? Si l’on considère un ensemble d’expériences présentes ou récentes de par le monde, quels enseignements chaque situation post-conflictuelle ou post-traumatique peut-elle délivrer aux autres, en matière d’établissement de la vérité, de réparation et de transmission de la mémoire ? Comment faire cohabiter les exigences de la mémoire, qui commande de ne pas oublier ce qui sépare, et les nécessités du vivreensemble ? C’est sur ces sujets complexes que cet ouvrage propose des éléments de réponse en conjuguant la parole de chercheurs, de témoins, ainsi que d’artistes impliqués, pour offrir des regards multiples. Les situations personnelles et collectives analysées concernent différents pays européens, africains, latino-américains et du Proche-Orient, observés au prisme de la tension difficilement résolue entre passé et présent, mais aussi des progrès parfois accomplis vers l’apaisement après les grands traumatismes historiques. Plusieurs contributions montrent que l’art, notamment, avec les moyens qui lui sont propres, offre des dépassements de conflits qui permettent de respecter la diversité des mémoires en suggérant de nouvelles représentations, articulées autour d’une démobilisation des esprits et d’une culture de la paix.

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Le Jeudi 1er Avril à 19h, Alain BIRH, Professeur honoraire de sociologie à l’université de Bourgogne-Franche-Comté (Besançon),

était l’invité d’Espaces Marx Aquitaine, en visioconférence, pour une Conférence-Débat sur le thème : « Piketty, la parenthèse social-démocrate et l’illusion d’une réforme du capitalisme ». La soirée sera animée par Michel CABANNES, économiste.

Alain BIRH a commencé sa carrière d’enseignant comme professeur de philosophie en lycée2. Il a ensuite soutenu sa thèse de doctorat en sociologie (1990)3 et a été nommé maître de conférences en sociologie à l’université de Haute-Alsace.
Le 1er février 2002, la section 19 du Conseil national des universités le qualifie pour les fonctions de professeur des universités4. Il est nommé professeur des universités à l’université de Franche-Comté. Comme chercheur, il est membre du laboratoire de sociologie et d’anthropologie de l’université de Franche-Comté (LASA-UFC)5.
Il est l’auteur de nombreuses études sur le socialisme et le mouvement ouvrier. Alain Bihr est l’un des cofondateurs et rédacteurs de la revue À Contre Courant6. Auteur de quelques ouvrages polémiques durant les années 1980, il est également connu[réf. souhaitée] pour son étude de l’extrême droite française (en particulier du Front national) et du négationnisme (il a dirigé un important collectif intitulé Négationnistes : Les Chiffonniers de l’histoire, 1997). Ses derniers travaux portent principalement sur le capitalisme.
Se réclamant du communisme libertaire7 tout en étant fortement influencé par la pensée marxienne8, il écrit par exemple que c’est sous « la forme capitaliste de propriété que se réalisent la domination et l’exploitation du travail salarié »9. Constatant que « le « communisme » est devenu pire qu’un non-sens : un repoussoir », il veut initier une démarche inverse : « C’est donc résolument à contre-courant que je défendrai ici l’actualité du communisme. Non pas par goût du paradoxe ou de la provocation, mais par conviction10. » Il est membre de l’Union communiste libertaire11.
Il a par ailleurs écrit des ouvrages sur les inégalités entre hommes et femmes, et a co-dirigé en 2014 avec Roland Pfefferkorn un Dictionnaire des inégalités12. (Source Wikipédia).
La soirée du 1er Avril sera animée par Michel CABANNES, économiste et Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux,
Michel CABANNES a publié notamment « La gauche à l’épreuve du néolibéralisme » aux Editions du Bord de l’eau.

Alain BIRH est co-auteur d’un livre récent intitulé « Thomas Piketty : une critique illusoire du capitalisme » publié avec Michel HUSSON, aux éditions Syllepse en 2020.
Dans le premier chapitre du Capital, Marx caractérise l’économie vulgaire en ces termes : elle « se contente des apparences […] et se borne à élever pédantesquement en système et à proclamer comme vérités éternelles les illusions dont le bourgeois aime à peupler son monde à lui, le meilleur des mondes possibles ». Et ce tout simplement parce qu’elle ne parvient pas ou renonce même à « pénétrer l’ensemble réel et intime des rapports de production dans la société bourgeoise ».
Or, de même qu’il existe ainsi une apologie vulgaire du capitalisme, il en existe une critique non moins illusoire. Même ignorance radicale des rapports capitalistes de production, même fascination exercée par leurs apparences fétichistes (la marchandise, l’argent, la comptabilité nationale et ses instruments statistiques, etc.), même volonté d’en rendre compte en termes de pseudo-lois transhistoriques, même enfermement dans le cadre d’une idéologie sacralisant la propriété privée, la liberté d’entreprendre et l’égalité réduite à sa dimension juridique, qui limite du même coup ses propositions de réforme à des mesures de redistribution des revenus et de la propriété.C’est à démontrer que Thomas Piketty en reste au niveau de cette critique illusoire que cet ouvrage s’emploie, tout en développant en contrepoint les éléments d’une critique radicale.
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« Espaces Marx » en partenariat avec La Ligue de l’Enseignement de la Gironde a organisé
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le Mardi 9 Mars à 18h30 en visioconférence, une Table-Ronde ouverte à tous, sur le thème « Théâtre et éducation populaire »
avec la participation de :

Stéphane Alvarez, Metteur en scène, directeur du théâtre du Pont-Tournant

Stéphane Brunel, Président de La Ligue de l’Enseignement de la Gironde,

Faïza Kaddour, Auteur, comédienne, chanteuse,

Guy Lenoir, Metteur en scène, directeur artistique de MC2A,
Colette Sardet, Professeur de lettres et de théâtre retraitée, comédienne et metteuse en scène, collaboratrice régulière de Jacques Albert-Canque au sein du Groupe 33,

Philippe Rouyer, Angliciste, professeur des universités, créateur du département du spectacle « CREA 3 » et du service culturel de Bordeaux III,

Vincent Taconet, Vice-Président d’Espaces Marx 33, comédien, animateur d’un réseau de spectateurs,

Dominique Unternehr, Enseignant à l’IUT Bordeaux-Montaigne, responsable du Centre de Formation du Théâtre en Miettes,

Florent Viguié, Enseignant de Lettres, militant du théâtre-éducation et co-fondateur de Théâtre-Education-Aquitaine, auteur de théâtre.

Animation par Michel Allemandou, metteur en scène.
Dans un ouvrage publié il y a une quinzaine d’année, Jean-Louis Fabiani écrivait que « La double réorganisation des politiques culturelles intervenue en France au début des années soixante et au début des années quatre-vingts sous la responsabilité des ministères André Malraux et Jack Lang avait contribué à délégitimer l’univers de l’animation culturelle, au double profit de la recherche d’une émotion esthétique renforcée au contact des chefs d’œuvre et d’une sacralisation accrue de la sphère de la création ». C’était en quelque sorte la signature de l’acte de décès du théâtre populaire conçu comme arme d’éducation massive tel que voulu par Jean Vilar et le mouvement de décentralisation imaginé par Jeanne Laurent après la guerre de 1939-1945. Aujourd’hui l’éducation populaire conçue comme l’ensemble des pratiques éducatives et culturelles qui œuvrent à la transformation sociale et politique et travaillent à l’émancipation des individus en augmentant leur puissance démocratique d’agir est confrontée à de nouveaux défis (transformations liées au numérique et au développement des réseaux sociaux, accentuation de la fracture sociale et culturelle, montée des intolérances et développement des « individualismes »…). Dans ce contexte, le binôme Théâtre et Éducation Populaire est-il encore une utopie d’avenir ? À quel prix et comment ?
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB - Lettre de Février 2021 Espaces Marx Aquitaine
- Le Mardi 2 Février à 18h30, en visioconférence, Eric BERR, maître de conférences en économie à l’université de Bordeaux, sera l’invité d’Espaces Marx Aquitaine.

La soirée sera animée par par Edwin LE HERON, Professeur des universités en Sciences économiques à Sciences Po Bordeaux.

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Un traité d’économie citoyenne qui tombe à pic. Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, l’explosion de la dette publique sera au cœur des débats de politique économique. Les auteurs déconstruisent les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, ils produisent un petit manuel sur le budget de l’État, les modalités de son financement, les limites et les erreurs d’interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination. Ils explicitent aussi les moyens qui permettraient aux États d’affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d’austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au cœur de la transition écologique. Ces propositions, soumises au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.
Les auteurs :
Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2) sont membres des Économistes Atterrés.
- Thierry BRUGVIN , Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute, était l’invité d’Espaces Marx Aquitaine, pour une Conférence-Débat le Lundi 25 Janvier à 18h30, en visioconférence, pour une Conférence-Débat sur le thème :
» Les enjeux de la relocalisation solidaire et écologique »

« La crise du coronavirus nous fait prendre conscience de la nécessité d’une plus grande autonomie au plan de la santé et plus largement de l’économie. La crise du coronavirus à mis en lumière, le manque d’autonomie d’une majorité de nations concernant les besoins essentiels de la population, notamment sanitaire (avec les masques, les tests et les respirateurs artificiels). Relocaliser la majorité de la production de matériel médical s’avère une condition de la souveraineté et de l’efficacité sanitaire nationale. Pour les nations les plus pauvres, telle l’Inde ou l’Afrique, ces carences touchent même l’autonomie alimentaire, comme pour la crise financière de 2008, qui avait entrainée des émeutes de la faim. Relocaliser permet de retrouver une autonomie dans la satisfaction des besoins essentiels. Ces derniers s’avèrent par ordre de priorité, l’alimentation, la santé, le logement, l’éducation, les transports. » […]
« Depuis la crise sanitaire mondiale du Covid 19, nous vivons un grand basculement de la société, qui va nous conduire au moins vers une grave récession économique mondiale, voire vers un effondrement progressif ou brutal, nul ne le sait. L’objectif de cet ouvrage vise à mieux faire comprendre aux citoyens, aux médias, dirigeants politiques, aux chercheurs, les limites du fonctionnement actuel de la mondialisation capitaliste libérale. Cette dernière qui nous on conduit à la situation actuelle. Cependant, l’objectif de cet ouvrage vise surtout centrer l’attention sur le fait, qu’il existe des alternatives, dont la plupart existent déjà. Cependant, elles s’avèrent limitées à de petites échelles. La relocalisation écosolidaire figure parmi l’une d’entre elles. Or, de nombreux citoyens, chercheurs, élus, militants, ou personnalités, tel Nicolas Hulot qui revendiquent la relocalisation comme une priorité urgente et importante à présent. Ainsi, le 6 mai 2020, avec la fondation, il a présenté 100 principes pour se réorienter vers un nouveau monde et 5 principales propositions, dont celle de « la relocalisation d’une partie de l’économie », en France et en Europe. Or, les élites économiques et politiques ne semblent pas encore prêtes à suivre cette voie, mais tentent plutôt de relancer aussi vite que possible, la croissance libérale mondialisée.
La relocalisation s’avère un sujet à la fois simple au départ, mais finalement relativement complexe, car selon le secteur et la manière par lequel on le met en œuvre, l’écologie, l’économie, la démocratie, la culture, le social, la relocalisation est susceptible de nombreux retournements inattendus. Cela génère alors des conséquences très différentes et parfois antagonistes. La relocalisation se révèle une alternative qui remet en question le modèle dominant de la mondialisation libérale et qui parcourt la majorité des partis politiques, mais avec des opinions et des solutions qui varient entre eux. Cet ouvrage propose non seulement des exemples concrets pour une relocalisation multisectorielle, afin d’en montrer les enjeux politiques, du local au global, de manière concrète et philosophique. » […] Yonne LAUTRE, Septembre 2020, à propos du livre de Thierry BRUGVIN » LA RELOCALISATION SOLIDAIRE, ÉCOLOGIQUE, Économique et Démocratique »
Publié aux Editions Dacres (Automne 2020)
Voir aussi l’article du Journal l’Humanité
https://www.humanite.fr/la-relocalisation-ecologique-et-solidaire-au-service-de-lecologie-de-lautonomie-sanitaire-0
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Le Jeudi 21 Janvier à 18h30, en visioconférence, Alain JEANNEL, Professeur Honoraire des Universités en Sciences de l’Éducation, était l’invité d’Espaces Marx Aquitaine
pour une Conférence-Débat sur le thème :« Le multilinguisme et la Langue, entre submersion linguistique et soumission idéologique et politique : savoir accueillir et enseignement. »La vidéo de cette soirée est maintenant disponible sur la télévision youtube d’Espaces Marx Aquitaine :
Cette reconnaissance des différentes langues amène à sensibiliser les enseignants sur les situations singulières des élèves qui sont à prendre en compte au regard de la langue d’enseignement institutionnelle. Il importe alors d’analyser quels sont les impacts en termes de pédagogie et de didactique. » […]
« De nombreuses études mettent en évidence que l’écart entre la langue utilisée pour l’enseignement et les langues natives et maternelles ainsi que celui entre le niveau de langue d’un apprenant et celui de l’enseignant crée l’échec scolaire que manifestent des comportements d’agressivité, de fuite de l’école. » […]
Je remercie les lecteurs qui m’ont suivi lors de la publication de ces six articles sur le site Educavox : « L’enseignant et la langue de l’enseignement », « Multilinguisme et langue de l’enseignement : Particularité et unité linguistique », « Savoir accueillir et plurilinguisme », « Roland Barthes et Pierre Bourdieu : de la langue à la « Langue », « Quel partage d’une langue dans un parcours éducatif ?». « La « Langue », des idées en devenir ». Ils sont la tentative d’exprimer mon expérience de la pratique de la « Langue » en tant qu’enseignant, administrateur et réalisateur-producteur de cinéma et de télévision. Ils résument la quête d’une communication conviviale dans des situations différentes. Ils tentent de rendre compte d’une première rencontre avec Roland Barthes au cours des séminaires d’Initiation à la Culture Audio-Visuelle (ICAV) à partir de 1970 et des lectures qui suivirent.Alain JEANNEL, Septembre 2020. Professeur honoraire de l’Université de Bordeaux. Producteur-réalisateur. Chercheur associé au Centre Régional Associé au Céreq intégré au Centre Emile Durkheim. Membre du Conseil d’Administration de l’An@é.
- Le Mardi 12 Janvier à 19h, en visioconférence, Yvon QUINIOU, Philosophe, était l’invité d’Espaces Marx Aquitaine autour de son livre « L’inquiétante tentation de la démesure : L’homme face à la nature et à lui-même «

Le rapport de l’homme à la nature extérieure et à lui-même a considérablement changé depuis l’Antiquité à nos jours : du respect du monde naturel à sa maîtrise mesurée revendiquée par Descartes, on est passé à son exploitation débridée par un capitalisme productiviste qui a provoqué notre crise écologique et qui veut même transformer l’homme. Attention : danger !
– Le Mardi 24 Novembre à 19h en visioconférence, a eu lieu une Conférence-Débat avec Jean-Marie MATISSON, autour de son livre « Procès PAPON : Quand la république juge Vichy », aux édition La Lauze,
J.-M. Matisson est l’un des quatre premiers plaignants de l’affaire Papon, avec d’autres membres de sa famille, la première à se porter partie civile. Il livre un récit du procès de l’ancien préfet de Paris, jugé et condamné au terme de vingt ans de procédure à dix ans de réclusion pour crime contre l’humanité, et restitue les pièces de la procédure, de l’acte d’accusation à la sentence.
Ce livre retrace l’histoire de l’affaire Papon et de ses principaux acteurs, il en rétablit la vérité. Le livre donne les pièces indispensables du procès, l’acte d’accusation, la sentence, des extraits des plaidoiries et des audiences du procès et des focus sur les points importants de l’accusation : falsifications de nationalité, prétendus sauvetages, pseudo résistance, ordres d’arrestation. Il le fait à travers le regard de la première famille à s’être constituée partie civile dans le procès. Il se veut être un hommage aux premiers hommes et aux premières femmes qui ont fait que le procès Papon ait pu avoir lieu. Pour l’auteur et sa famille, l’idée est simple : « il fallait que la justice de la République, condamne Papon dans son rôle dans la déportation des Juifs de Bordeaux et à travers ce serviteur zélé, condamne l’État français dans son rôle dans la déportation des Juifs de France. » Gérard Boulanger : « Le crime contre l’Humanité est constitué dès que le premier homme a été tué parce qu’il est né ! c’est un procès pour la conscience universelle, parce que la question fondamentale qui vous est soumise ici est celle de la nécessaire désobéissance institutionnelle à l’ordre inique. Voilà le problème qui est posé par le procès Papon »
– Le Mardi 17 Novembre à 19h, en visioconférence, une Conférence-Débat a eu lieu organisée par Espaces Marx avec Yvon QUINIOU, Philosophe, sur le thème « Critique des Religions : A quel respect ont elles droit ? »
[C’est l’homme qui fait la religion, de part en part : il projette sur un Dieu imaginaire les qualités qui sont les siennes, quitte à les porter à l’infini, ou encore il exprime sur un mode illusoire ses désirs ou aspirations. La religion est donc un reflet de l’homme qui s’ignore, un « rêve éveillé » dans lequel il s’aliène puisqu’il se dépossède de sa propre essence et qu’il se détourne de la réaliser dans sa vie terrestre. A quoi s’ajoute qu’elle le mutile concrètement par ses interdits. L’homme, selon Feuerbach, doit donc se débarrasser de Dieu, devenir à lui-même son propre Dieu et pratiquer l’amour des autres hommes. Cette magnifique leçon d’humanisme athée et critique est plus que jamais d’actualité à une époque où la religion fait un retour public extrêmement dangereux Cependant, elle doit se prolonger en une politique qui l’accomplisse : c’est vers Marx qu’il faut alors se tourner.]

Les hommes ont-ils besoin des religions ? Alors que le religieux s’impose dans les débats politiques, le philosophe Yvon Quiniou dénonce une imposture. Tout en respectant la foi des croyants, son livre Critique de la religion* s’attaque aux structures religieuses, dans l’esprit de la philosophie des Lumières et de grands penseurs du XIXe siècle. Pour Yvon Quiniou, les hommes doivent inventer les règles d’une vie collective apaisée à partir de leur raison commune.
– Alors que Freud, Nietzsche, Spinoza ou Hume en ont déjà fait le procès, pourquoi établir une critique de la religion aujourd’hui ?
Cette critique est liée au retour politique du religieux. Notamment quand il fait pression sur les institutions républicaines, à la manière de la Manif’ pour tous ; quand, en Europe de l’Est, une religion rétrograde essaie d’influencer la Constitution : ou quand, avec le Traité constitutionnel européen, les religions ont le droit d’intervenir dans la définition des lois. Par ailleurs, je m’inquiète de la montée de l’islamisme radical. Dans l’esprit de la philosophie des Lumières et des grands penseurs du XIXe siècle comme Feuerbach, Marx, Nietzsche et Freud, je tiens à montrer à quel point la religion demeure une imposture morale, intellectuelle et politique. Un imposteur prétend apporter ce qu’il n’apporte pas ou prétend être ce qu’il n’est pas. Les religions prétendent amener la Vérité, alors qu’elles n’amènent que des croyances.
– Votre livre est-il un éloge de l’athéisme ?
Je distingue deux formes d’athéisme. L’athéisme dogmatique consiste à dire qu’il n’y a pas de Dieu. C’est celui de Marx ou du philosophe Marcel Conche. Ce dernier dit qu’un tel athéisme ne peut pas se démontrer, car il se prononce sur la totalité du réel. Mon athéisme est privatif. Je me passe de Dieu dans ma vie et analyse les religions comme un phénomène humain. Je m’inspire de la formule de Feuerbach : « Ce n’est pas la religion qui fait l’homme, mais l’homme qui fait la religion. » Ce sont les structures religieuses que je remets en cause. Pas l’élément subjectif de la croyance.
– Comment distinguez-vous foi et religion ?
La foi est une prise de position sur l’origine du monde, sur sa finalité, sur l’hypothèse d’un Dieu créateur. Je suis sensible à ces questions métaphysiques. Mais ma conscience est tirée de la philosophie de Kant, selon laquelle on ne peut pas répondre à ces questions sur le plan du savoir. Je mets donc les réponses possibles entre parenthèses et j’autorise quiconque à avoir une position de croyant ou d’athée. […]
– Le Jeudi 12 Novembre à 19h, Conférence-Débat proposée par Espaces Marx « Scènes de la guerre sociale : écrire les luttes et leur intensité » en visioconférence avec Jean-Michel DEVESA, Professeur de Lettres à l’Université de Limoges, autour de son livre « Scènes de la guerre sociale », publié aux éditions Le Bateau Ivre,
Du 2 février au 8 juin 2019, Jean-Michel Devésa, professeur des universités et écrivain, s’immerge dans les manifestations des Gilets Jaunes et rapporte le soir-même ou le lendemain sur un réseau social l’intensité des événements relatés et des émotions ressenties. Ces pages n’ont donc pas vocation à être considérées comme un document sociologique. Le discours politique n’est pas ici premier. Il ne s’agit donc pas d’un tract mais d’une oeuvre littéraire, dont l’esthétique mobilise la violence faite au code et aux habitudes linguistiques, de façon que le lecteur entrevoie la violence affrontée chaque samedi dans la rue.

Pendant plus d’un an, chaque samedi, la France connaît un mouvement social sans précédent. Celui des Gilets Jaunes. D’abord perplexe, puis emporté par l’enthousiasme suscité par l’ingéniosité et le courage de ces « invisibles », Jean-Michel Devésa les rejoint. Il partage leur combat, leurs espoirs, leur joie et leur colère. Il est avec eux face à une répression sans précédent depuis la Guerre d’Algérie. Ce qui motive son ralliement c’est ce qu’il voit, discerne, interprète : les Gilets Jaunes sont parvenus, collectivement, sans chef ni organisation, horizontalement, à ébranler la « sérénité » de l’Etat et du gouvernement de la société de l’information et des écrans plats. Pendant quelques semaines, le temps de la lutte le dos au mur, sur la défensive face aux attaques du capital financier et de son personnel politique semble révolu, les lignes paraissent pouvoir bouger, des fractions notables du peuple sont à l’offensive et le pouvoir en est médusé, puis désorienté. Mais, en dépit des slogans et des rêves, l’heure n’est pas à la convergence. Ni aux alliances solides. Les contradictions au sein du peuple sont hélas toujours à l’œuvre. Les atteintes aux libertés se multiplient, les mesures autoritaires aussi, souvent dans l’indifférence des couches moyennes intellectuelles et urbaines. Ce n’est pas l’ordre qu’on cherche à maintenir dans les centres des principales villes du pays, c’est une guerre sociale qu’on livre aux pauvres et aux travailleurs parmi les plus précaires, les moins protégés. Chaque semaine, pendant quatre mois, Jean-Michel Devésa en fait un « billet » qu’il met en ligne sur un réseau social. Et puis, encouragé par l’accueil qu’ont ses textes, il songe à en faire un livre. Ce sera Scènes de la guerre sociale (Le Bateau ivre, 2020). Ce n’est pas un ouvrage sociologique. Ni un essai. C’est de la littérature : prolongeant son travail de romancier l’auteur y a écrit (et non pas raconté !) la lutte à laquelle il a participé et son intensité. Individuellement, il n’ignore pas être descendu dans la rue comme pour rattraper sa jeunesse. Toutefois, il aimerait que ces pages participent à ce qui a été semé. Dans la rue et sous les lacrymogènes et les tirs de LBD 40 : la promesse en actes d’un communisme non autoritaire.
– Le Mardi 10 Novembre à 19h Soirée avec Olivier LECOUR-GRANDMAISON, politologue, co-organisée par Espaces Marx et l’association sortir du colonialisme, en visioconférence, autour du thème : « Origines coloniales de l’Islamophobie et des racismes de France »,
Aujourd’hui en France, des personnalités médiatiques et politiques de premier plan, jusqu’au plus haut niveau de l’État, attisent les haines et les peurs, agitant le spectre du « séparatisme » et l’épouvantail du « grand remplacement » qui menaceraient la République française « une et indivisible ».
De là, la stigmatisation des Arabes, des Noirs, des musulmans, des Asiatiques, des Rroms… Qu’elles soient françaises ou étrangères, les personnes non blanches sont toujours construites comme de potentielles ennemies de l’intérieur, d’autant plus lorsqu’elles tentent de résister à ces discriminations.
Cet ouvrage collectif entend déconstruire les mécanismes de racialisation qui sont aux fondements mêmes de l’État-nation et du fonctionnement de ses institutions afin de mettre au jour les liens entre les hiérarchies raciale, religieuse et culturelle établies à l’époque coloniale et celles d’aujourd’hui, à l’origine de discriminations structurelles multiples.
Grâce à vingt-trois contributions d’universitaires, de journalistes et de personnalités engagées, Racismes de France démêle les amalgames, révèle les dénis grossiers de la mythologie nationale-républicaine et déploie l’argumentation de l’antiracisme politique pour, enfin, lutter efficacement contre tous les racismes.
– Le Jeudi 5 Novembre à 18h30 Conférence-Débat d’Espaces Marx avec Olivier COUSIN, Professeur de Sociologie à l’Université de Bordeaux, autour de son livre « Pourquoi la rentabilité économique tue le travail » publié aux éditions du Bord de l’eau .
C’est un de ses paradoxes, plus la rentabilité abîme le travail, plus elle lui donne de la valeur. Elle le contrarie et le bride souvent, tout en lui donnant en même temps un sens pluriel et une finalité collective. En s’imposant d’abord comme une contrainte, elle donne au travail tout son sens et toute sa dimension expressive. Elle entretient l’utopie du travail tout en le menaçant.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? À partir de deux univers opposés a priori, le secteur de l’industrie automobile et l’hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l’économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l’activité et analyse comment les acteurs l’intègrent, s’en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abîme l’activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l’art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l’activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Ces trois manières d’éprouver la rationalité économique se combinent plus qu’elles ne s’opposent. Elles viennent d’abord rappeler que le rapport au travail n’est pas seulement donné par les éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l’action des acteurs capables de rendre compte de ce qu’ils font.
– Le Mardi 29 Septembre à 18h30 à La Machine à Lire, les rencontres d’Espaces Marx accueillerons Guillaume BLANC, Autour du livre « L’invention du colonialisme vert : pour en finir avec le mythe de l’Eden africain » publié aux éditions Flammarion. Historien de l’environnement, spécialiste de l’Afrique contemporaine, Guillaume Blanc est maître de conférences à l’université Rennes-2.
Guillaume BLANC, Historien
Dans l’imaginaire collectif, l’Afrique est le continent des grands espaces vierges, des montagnes et de la savane évoluant au rythme de la vie animale, loin de la civilisation. Cette représentation est cependant fausse comme entreprend de le démontrer Guillaume Blanc dans son essai. Les quelques 350 parcs nationaux qui existent sont en fait l’héritage de la colonisation poursuivie par la suite par les Etats avec le soutien des experts internationaux. Ils reposent sur l’expulsion des populations autochtones et sur l’interdiction de toute activité agro-pastorale sous prétexte que l’homme menacerait la nature. Curieux paradoxe quand on sait que l’Unesco présente les Cévennes, classés au patrimoine mondial, comme ayant une valeur exceptionnelle notamment pour ses paysages façonnés par l’agro-pastoralisme qu’il faut perpétuer. Pourquoi alors refuser la présence humaine en Afrique ? Ne serait-ce pas le signe d’un nouveau colonialisme vert ?

La soirée à l’initiative d’Espaces Marx sera animée par Jean-François MEEKEL.
Revue de presse – L’invention du colonialisme vert 220920
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– Le Mardi 16 Juin à 18h en visioconférence, Une Conférence/Débat avec Matthieu MONTALBAN, Maître de Conférences en Sciences économiques à l’Université de Bordeaux, autour de son dernier livre « Rester humain : Lacan et le lien social postmoderne » ou « Le transhumanisme, un discours capitaliste sans limite », Editions Stilus, Parution : 15 juin 2020, Collection : Résonances, 17,00 € TTC. Il sera accompagné par son collègue Michel CABANNES qui jouera le candide de la soirée….. (Cette initiative a été reportée en raison du déplacement en juin de la parution du livre).
Par Matthieu MONTALBAN 
https://www.editions-stilus.com/rester-humain.html
En ce début de XXIe siècle tout porte à penser et à croire que nous sommes à l’aube de grands bouleversements : humains, sociétaux, économiques, écologiques. À l’époque postmoderne le capitalisme néolibéral signe la fin des grands récits unificateurs de l’humanité, apportant fragilisation des liens sociaux et malaise dans la civilisation. Cet essai s’efforce de montrer qu’avec la mise au point des Discours, Lacan a fourni les outils pour interroger les égarements de la post-modernité et leurs effets sociaux.
– Le Mardi 23 Juin à 18h en visioconférence, Une Conférence/Débat d’Espaces Marx avec Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, Metteur en scène et Dramaturge, autour de son dernier livre « L’ART EST UN FAUX DIEU« , aux éditions Jacques Flament / Alternative éditoriale, soirée en partenariat avec la revue L’Ormée.
« Ce que la figure de l’Art fétichise est un espace historique, singulier, de la conversation dans laquelle les humains inventent leur humanité. En fétichisant cet espace, c’est-à-dire en l’universalisant, en le dé-singularisant, la figure de l’Art stérilise la possibilité ouverte à l’Occident comme à tous : se dire à soi-même, converser avec les autres. Il se fait le verrou hautain d’un emprisonnement généralisé dans la forme du monde voulue par la domination occidentale. Le verrou est la fétichisation de la trace, non pas ce qui a tracé la trace. Rompre la digue pour retrouver la liberté des flots, leur inclination à la confluence, leur capacité à fertiliser les sols et à déchausser les idoles. Déverrouiller. »
Par Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX 
« La figure qui illustre la couverture de mon nouvel essai L’art est un faux dieu est l’oeuvre d’un jeune plasticien malien, Ibrahim Bemba Kébé. Sa figure ironique, sa gestuelle provocatrice, son évidence, ses secrets, les résidus urbains qui constituent sa chair, le rappel du patrimoine spirituel de la confrérie du Korè (1) dont le personnage est explicitement inspiré s’accordent en un geste unique sans rien perdre leur hétéroclite fantaisie. Le facétieux wokloni (2) ne ressemble pas, pas du tout, à la statuaire ancienne du Mali. Pourtant, chacun le sent « africain ». La couleur noire des débris plastiques dont il est recouvert ? Peut-être… Mais s’il était jaune, ou bleu ? Quelle place lui donner sur l’échelle graduée de l’histoire de l’art, celle que s’est imaginée la modernité occidentale ? Ce malicieux gnome du XXIe siècle prendrait-il en défaut l’universalisme comminatoire de l’ÂÂÂÂÂRT ? Woklo, tu iras peut-être au musée, tu y as déjà fait des stages, mais je ne te sens pas trop fait pour t’y sentir à l’aise. Merci en tout cas de nous suggérer en un seul clin d’oeil tant des situations que j’ai tenté d’analyser dans ce livre.
(1) Le Korè est une confrérie initiatique active dans le centre et le sud du Mali dont la classe supérieure, les korèdugaw, se livrent à des processions burlesques d’autodérision.
(1) Petit woklo, le woklo est une sorte de gnome ou d’elfe de l’univers culturel mandingue. »
– Le Jeudi 25 Juin à 18h en visioconférence, une Table-Ronde d’Espaces Marx autour du théme : « Que faut-il faire de nos vieux ou les enjeux de la vieillitude », avec la participation de Myriam LESSOMEUR-PERE, médecin gériatre, Marc LOSSON, écrivain, ancien Directeur d’établissement médico-social, Amédée-Pierre LACHAL, écrivain, directeur pédagogique à L’APDHES, formation continue sanitaire et sociale.
L’assimilation répétée, lancinante entre vieillissement, longévité, maladie, perte d’autonomie devient obsédante dans le milieu politico-médico-médiatique. Rappelons que 90% des personnes dites « âgées » vivent à leur domicile…La pandémie passant par-là, l’unique solution a été de confiner des âgés déjà enfermés dans une société, où « être vieux est une maladie, rester jeune une obligation ! ». Vieillir est la seule chose que l’on ait trouvé pour rester en vie, faisons en sorte que cette dernière soit vivable jusqu’au bout en qualité de citoyen à part entière.
Amédée Pierre LACHAL
Myriam LESSOMER-PERE
Marc LOSSON
A lire : – Ariane Mnouchkine : “Je ressens de la colère devant la médiocrité, les mensonges et l’arrogance de nos dirigeants”
« J’ai du chagrin. Car derrière les chiffres qu’un type égrène chaque soir à la télévision, en se félicitant de l’action formidable du gouvernement, je ne peux m’empêcher d’imaginer la souffrance et la solitude dans lesquelles sont morts ces femmes et ces hommes. La souffrance et l’incompréhension de ceux qui les aimaient, à qui on a interdit les manifestations de tendresse et d’amour, et les rites, quels qu’ils soient, indispensables au deuil. Indispensables à toute civilisation. Alors qu’un peu d’écoute, de respect, de compassion de la part des dirigeants et de leurs moliéresques conseillers scientifiques aurait permis d’atténuer ces réglementations émises à la hâte, dont certaines sont compréhensibles mais appliquées avec une rigidité et un aveuglement sidérants. »
– « La vie quotidienne des personnes en institutions médico-sociales après le confinement » Par Marc LOSSON, texte vie quotidienne version du mai
– » et si la présupposée maladie d’Alzheimer traduisait un effondrement psychique exprimant notre indicible angoisse d’être mortel ? Cet ouvrage a pour but d’apporter un éclairage différent, une réflexion et un questionnement autre que le modèle exogène imposé par une approche neuroscientifique qui n’interroge jamais le sujet souffrant. » Extrait de la présentation d’un des ouvrages de Pierre-Amédée LACHAL.
– Le Mardi 12 Mai à 18h en visioconférence, Conférence/débat avec Jean-Marie HARRIBEY, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac, autour de son dernier livre publié aux éditions du Bord de l’eau, « Le trou noir du capitalisme. Pour ne pas y être aspiré, réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie », (Le Bord de l’eau, 2020, 298 p., 20 €),

Quelques éléments ici :
http://harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/ouvrages/trou-noir.pdf
http://www.editionsbdl.com/fr/books/le-trou-noir-du-capitalisme/782
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– Le Mardi 28 Janvier à 18h30, Conférence à la Maison des Femmes de Bordeaux, de Marie France BOIREAU sur Nancy CUNARD, en collaboration avec Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde.
Conférence Nancy Cunard par Marie France BOIREAU

Nancy CUNARD, la lutte avec classe…

Une conférence de Marie-France BOIREA, Professeur Agrégée de Lettres,
Née en Grande-Bretagne dans une famille aisée, elle rejette résolument les valeurs familiales et consacre la plus grande partie de sa vie à lutter contre le racisme et le fascisme. Grande collectionneuse d’art africain, elle devient la muse de nombreux écrivains et artistes des années 1920 et 1930, parmi lesquels Wyndham Lewis, Aldous Huxley, Tristan Tzara, Ezra Pound, et Louis Aragon, qui comptent parmi ses amants, ainsi qu’Ernest Hemingway, James Joyce, Constantin Brancusi, Langston Hughes, Man Ray et William Carlos Williams. On connaît en France Nancy Cunard. Elle y a passé la majeure partie de sa vie et plus tard, on ne pourra faire, sans parler d’elle, l’histoire intellectuelle d’une partie de ce siècle. (Aragon, Les Lettres françaises, 1960). Pourtant, qui la connaît ? Et, pour ceux et celles qui connaissent ce nom, Nancy Cunard, quelles représentations en ont-ils ? […] Evoquer la vie de Nancy Cunard, c’est réaliser une traversée de la plus grande partie du XXème siècle, en appréhender les grands mouvements artistiques, mais aussi, sur le plan politique, les fractures, celles d’une civilisation occidentale en crise après la « boucherie héroïque » de la Grande Guerre, alors que les « barbares » ne sont plus ceux que l’on croit, crise qui amène à interroger les notions de race, de civilisation, de genre, de classe. C’est ainsi que Nancy Cunard nous apparaît bien comme « une grande fille du temps », ainsi que la nommait Aragon.


























