Paroles de Salariés !

Le Jeudi 12 Janvier à 19h, en visioconférence, Espaces Marx organise une soirée « Paroles de salariés » dont l’invité sera Patrick ROJO, délégué syndical CGT et salarié de l’entreprise SANOFI à Ambarés, qui viendra nous parler des actions en cours contre la répression syndicale qui a fait au long conflit de plusieurs semaines au cours du mois de décembre, et de « La vie concrète dans une grande entreprise de l’industrie du médicament ».

Il nous présentera  son activité professionnelle et son engagement syndicale, son rapport au travail et « le sens » de son activité professionnelle. Il nous fera partager quelques réflexions sur l’industrie du médicament et son avenir face aux enjeux épidémiques comme le COVID. Après plusieurs semaines de conflit sur les 14 sites de production en France, plusieurs élus et militants syndicaux CGT ont été convoqués mi-décembre par la direction, certains pour des entretiens préalables à sanction « pouvant aller jusqu’au licenciement ». La direction évoque des « actions illicites (qui) ont pu empêcher les sites concernés de pouvoir continuer à fonctionner normalement et perturber la fabrication et la livraison de médicaments et vaccins essentiels pour les patients », tout en affirmant son attachement au « droit fondamental » à la grève. Patrick fait partie des militants convoqués. Dans cette épreuve de force qui est aussi une bataille de chiffres, la CGT avance celui de 3 000 à 4 000 salariés qui ont posé au moins une heure de grève par jour au cours du conflit – ce que la direction conteste, évaluant la part de personnel gréviste à 3 % ou 4 % des 20 000 « collaborateurs » du groupe en France. Au cœur de l’automne, les employés de Sanofi avaient lancé leur grève à l’occasion d’une session de négociations annuelles obligatoires avec une idée en tête : conquérir un partage des richesses plus équitable, dans une entreprise à la santé éclatante (6,22 milliards d’euros de bénéfices nets en 2021) et dont le directeur général, Paul Hudson, a touché près de 9 millions d’euros en 2021, ce qui le classe parmi les patrons les mieux payés en France, selon une étude du cabinet Proxinvest. Considérant aussi les coups portés par l’inflation au pouvoir d’achat des travailleurs, la CGT revendiquait 10 % d’augmentation collective pour les employés de Sanofi en 2023. La direction, qui se targue de proposer « depuis de nombreuses années des conditions salariales parmi les plus attractives, toutes entreprises confondues en France », a formulé des propositions sensiblement inférieures et les négociations avec les organisations syndicales ont été abandonnées. À la suite de cet échec, l’entreprise productrice du Doliprane indique avoir « maintenu une politique volontariste de revalorisation salariale avec une enveloppe globale d’augmentation de + 8,2 % pour 2023 ». Celle-ci se compose, nous précise-t-elle, d’une augmentation de 4 % du salaire de base (auxquels s’ajoutent les « automatismes conventionnels et d’ancienneté ») et d’une prime de partage de la valeur de 2000 euros versée lors de ce mois de décembre. Depuis, la direction a signé avec la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC des accords au niveau des différents groupes de Sanofi qui prévoient notamment un minimum d’augmentation de 1 500 euros pour tous les salariés. Patrick nous parlera de ce conflit où les salariés ont manifesté une mobilisation historique ….

Les pénuries de médicaments ont été multipliées par 30 en dix ans. Comment en est-on arrivé là ?

Les sites de production français ont fermé les uns après les autres. Dans les années 1980, notre pays comptait près de 470 entreprises de production du médicament. Désormais, il n’en reste que 247. A titre d’exemple, entre 2008 et 2022, l’entreprise Sanofi a réduit de 28 % ses effectifs en CDI, fermé 15 centres de recherche et une usine de production dans notre pays. Cette politique conduit à la situation qu’on connaît aujourd’hui. Il ne faut pas s’étonner des ruptures de stock. L’autre problème, c’est que les laboratoires externalisent leur production en Inde et en Asie. Or, dès qu’il y a un problème sur une chaîne, ça rompt tout l’équilibre, puisque les productions se font à flux tendu pour optimiser les profits.

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine

Heure : Le Jeudi 12 Janvier 2022 à 19h
Participer à la réunion Zoom
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394 La soirée sera animée par Dominique BELOUGNE.

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Le Jeudi 10 Novembre à 19h, en visioconférence, Espaces Marx organise une soirée « Paroles de salariés » dont l’invité sera Jean G., Ingénieur, qui viendra nous parler de « La vie concrète dans une grande entreprise de l’aéronautique ». 

– Jean GUILHAMET, Ingénieur, invité de « Paroles de salariés »

Il nous présentera  son activité professionnelle et  son engagement syndicale, son rapport au travail et « le sens » de son activité professionnelle. Il nous fera partager quelques réflexions sur le transport aérien et son avenir face aux enjeux climatiques et énergétiques. Il évoquera la scission cols bleus / cols blancs, et la possibilité de dépasser ce fossé en faisant converger les centres d’intérêts des uns et des autres dans l’entreprise, et nous parlera d’un bouillonnement d’initiatives chez les salariés avec quelques exemples concrets comme la formation de collectifs manger mieux manger bien, développement de respirateurs pendant la période du COVID et d’autres, expression d’une recherche croissante de socialisation et de possibilité de répondre aux enjeux de sociétés actuels… sans oublier la difficulté des syndicats et partis politiques à prendre en compte ces nouveaux comportements sociaux. Un regard lucide qui affronte le « désengagement » d’une partie de la jeunesse et du monde du travail sans considérer que c’est une fatalité…

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine

Heure : Le Jeudi 10 Novembre 2022 à 19h
Participer à la réunion Zoom
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394

La soirée sera animée par Jean-Claude MASSON, Ingénieur retraité d’EDF, animateur de Polyphonie Militante sur la Radio RIG.

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Le Mardi 18 Janvier à 19h, en visioconférence, Espaces Marx organise une soirée « Paroles de salariés » dont l’invité sera Pierre GIACOMINI, délégué syndical central CGT ArianeGroup et membre du collectif aéronautique, spatial et transport aérien du Parti Communiste Français

** « Paroles de salariés » : Pierre GIACOMINI, délégué syndical central CGT ArianeGroup, Janvier 2022

ArianeGroup, un outil pour la maîtrise collective de l’espace, constructeur des fusées Ariane,  a annoncé son intention en septembre 2021 de supprimer 600 postes d’ici la fin 2022. Tous les sites du groupe sont concernés par cette réduction d’effectifs, dont ceux situés à Saint-Médard en Jalles et au Haillan. Au total, 3 500 salariés sont employés par le groupe dans le département.

Alors que le spatial est au point de rencontre de deux grandes révolutions : la maîtrise par l’humanité de son environnement naturel, et la maîtrise de la circulation et du traitement des informations, la France et l’Europe ne devraient-elles pas construire une nouvelle maîtrise publique et citoyenne des choix qui peuvent être effectués dans ce domaine ? Car au-delà même de la situation d’Ariane Group, la question de la maîtrise de l’espace pose des questions en cascade sur le développement de nos sociétés.  N’est-il pas urgent d’extraire le spatial des logiques de rentabilité ?

Ces enjeux méritent toute notre attention, c’est pourquoi nous avons proposé à Pierre Giacomini, délégué syndical central CGT, secrétaire du CCE Herakles et du comité de groupe Safran, de venir nous parler de ces enjeux industriels.

Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine

Heure : Le Mardi Janvier 2022 à 19h
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/87533432394?pwd=eHVKQjVQUUJGZEFtRHBqRVYyQ1JTQT09
ID de réunion : 875 3343 2394
Code secret : 102342
Par Téléphone, Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kd46g981PB

La soirée sera animée par Frédéric MELLIER, élu communiste au Conseil Régional de la Nouvelle Aquitaine, et membre de la Rédaction de la Revue économie & Politique.

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-Paroles de salariés : « Quel avenir pour la Papèterie de Bègles ? », Octobre 2021

Paroles de salariés : « Quel avenir industriel pour la Papèterie de Bègles ? »
Avec la participation de Claude DUTHIL, Président de l’association « Avenir Papeterie de Bègles », Vincent BOIVINET, Maire-Adjoint à Bégles, Secrétaire de la Section Locale du Pcf, Jean-Jacques BORDES, Retraité, ancien consultant à la SECAFI, Daniel CASTANON, Secrétaire du CSE de la Papèterie, Mario CIONA, Responsable de la FILPAC-CGT en Gironde, Stéphane OBE, Secrétaire de l’UD-CGT33 (sous réserve),…

La soirée était animée par Jean-Claude MASSON, membre du Bureau d’Espaces Marx.
Elle s’est déroulée le Mercredi 13 Octobre à 19h.

Un beau combat qui n’est pas terminé, plein d’enseignements sur la capacité des salariés à affronter les enjeux de leur entreprise et de son avenir. Parler d’avenir industriel au chœur d’une ville, proposant de prendre en compte toutes les problématiques d’aujourd’hui : activités utiles et non polluantes, économie circulaire et recyclage des « déchets » pour en faire une matière première, circuits courts, modernisation de leur outil de travail, développement de l’emploi, création d’une école professionnelle prenant en compte les évolutions du métiers, ect… Évidemment le chemin n’est pas bordé de roses. Nous sommes toujours dans un monde dominé par les logiques capitalistes et s’attaquer au « mur de l’argent » n’est pas évidant. Mais ils ont plein d’idées et surtout une expérience professionnelle et sociale très riche. Ils ont du courage et veulent maitriser leur avenir et leur vie tout simplement avec un beau projet qui s’inscrit pleinement dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’économie sociale et solidaire… Les pouvoirs publics, l’Etat et les collectivités territoriales, les banques ont un rôle à jouer considérable et une responsabilité pour que cette aventure pleine d’espoir en l’avenir réussisse ! L’argent existe pour que des activités créatrices de richesses et d’emplois comme la papèterie de Bègles vivent et se développent. Mais pour cela il faut dépasser l’exclusivité les seuls critères capitalistes archaïques, et s’ouvrir à la modernité de critères humains, sociaux, démocratiques, environnementaux pour un développement soutenable et durable…

La Papèterie de Bègles, qu’est-ce que c’est ?

Implantée depuis 1929 à Bègles, aux portes de Bordeaux, la Papèterie de Bègles est composée d’une centaine de salariés, et produit du papier qui, à travers l’histoire, à été utilisé pour la confection de sacs, de papier stratifié, et finalement du papier pour plaques de plâtre. La Papèterie de Bègles a une capacité de production de plus de 80.000 tonnes de papiers par an, et tout ça intégralement à partir de papiers et cartons pour recyclage. Tout ce savoir faire en fait un acteur majeur, que ce soit dans le recyclage, ou dans l’économie et l’emploi régional.

Quelle est la problématique ?

Le groupe belge Etex, à qui appartient la Papèterie de Bègles, a décidé de liquider cette usine, tout simplement car elle ne rentre pas dans la stratégie financière du groupe. Le site a été contraint de fermer ses portes le 31 mars 2021, et les salariés ont reçu leurs lettres de licenciement de la part d’Etex. Parallèlement, le groupe Global Hygiène a signé un accord exclusif avec Etex pour la cession du site de la Papèterie de Bègles, et a pour projet une usine de fabrication d’essuie-tout, qui ne verrait le jour au mieux que dans plusieurs années, qui imposerait de démanteler une grande partie du site en vu d’en reconstruire certaines. Ce projet ne permettrait pas de réintégrer les 92 salariés de la Papèterie de Bègles.
Quelle est la solution ?

Malgré cette situation difficile, un groupe composé de salariés, d’ex-dirigeants, de syndicalistes, et autres bénévoles, a décidé de se battre pour l’avenir de la Papèterie et de ses salariés, en répondant à l’appel d’offre de reprise face à Global Hygiène. C’est ensemble qu’ils ont donné naissance à l’association Avenir Papèterie de Bègles, dont l’objectif est de développer un projet pour la pérennisation et la modernisation de cette activité historique afin de maintenir l’emploi, développer une filière de valorisation régionale, miser sur l’économie circulaire, et développer un domaine d’expertise au bénéfice de la région.