A DOMINIQUE B. de M. B. DECEMBRE 2025
Le programme des 18emes Rencontres_Marx_Décembre2025
Du Lundi 1er au Samedi 6 Décembre 2025 – Tram B Arrêt Montaigne-Montesquieu
Campus Montesquieu de l’Université de Bordeaux – Bât. A Salle des Actes 1er étage
Inscrivez-vous, le nombre de places est limité : Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
Pour participer aux rencontres avec Zoom https://us02web.zoom.us/j/87533432394
Lundi 1er décembre – matin
8h30 – Accueil des participant-e-s aux rencontres par Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, Présidente d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
9h00-9h55 : Gérald MAZAUD, retraité bordelais engagé dans l’espérée transformation sociale, « Visite guidée en direct du site web L’atelier Lucien Sève. »,
10h00-10h55 : Michèle RIOT-SARCEY, Professeur émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis ; « Face au déni du réel. Comment redonner sens à l’expérience comme à la réflexion collective ? »
11h00-11h55: Jérôme DEVILLARD, écrivain, essayiste ; « Quelle démocratie ? Quel pouvoir du peuple ? Et quels obstacles au changement de la société ? »,
Lundi 1er décembre – après-midi
14h00-14h55: Michel ALLEMANDOU, Secrétaire général adjoint de la Ligue de l’Enseignement, metteur en scène, directeur d’Hôpital honoraire , « Le théâtre public en Gironde : quelle place pour l’éducation populaire ? »,
15h00-15h55: Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, écrivain, Metteur en scène; « Le racisme rend sourd »,
16h00-16h55: Antoine BERNARD de RAYMOND, Sociologue, directeur de recherche à INRAE, Bordeaux Sciences Économiques (BSE), « Reproduction sociale, révoltes populaires et crises de gouvernementalité. »,
17h00-17h55: Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ; « Le capitalisme et nos traditions sont incompatibles avec les mutations des forces productives »,
Mardi 2 décembre – matin
09h00-09h55: Bernard TEPER, co-animateur du Réseau Education Populaire et membre du comité de rédaction du journal hebdomadaire ReSPUBLICA, « Pour une stratégie de l’évolution révolutionnaire vers une République (enfin) sociale! »,
10h00-10h55: Sébastien LABORDE, Enseignant, Conseiller Départemental de la Gironde, Militant politique ; « Nouveaux pouvoirs, démocratie, partage des savoirs, quelle école émancipatrice pour relever ces défis ? »,
11h00-11h55: Nadine VIALA, Psychanalyste, “Dissidence et remaillage »,
Mardi 2 décembre – après-midi
14h00-14h55 : Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux, « Carl Schmitt et Friedrich von Hayek, les deux faces du projet libertarien »,
15h00-15h55: Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; « La fausse sortie du néolibéralisme dans les années 2000»,
16h00-16h55: Fabien TARRIT, Maître de conférences HDR en économie, Université de Reims Champagne-Ardenne ; « Nourriture et lutte de classes »,
17h00-17h55: Laurent MELITO, sociologue indépendant, chargé d’enseignement en formation continue à l’Université Sorbonne Nord – Paris 13. « Gouverner l’enfance prolétaire : protection de l’enfance, reproduction sociale et accumulation primitive dans le capitalisme contemporain »,
Mercredi 3 décembre – matin
09h00-09h55: Mohamed NAJIM, Professeur en Traitement du Signal et des Images , Institut Polytechnique et Université de Bordeaux , « Genèse de l’Intelligence Artificielle et Concentration des Pouvoirs entre les magnats de l’IA et le pouvoir politique »,
10h00-10h55: Janine GUESPIN, Ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), Professeur émérite de microbiologie, elle a participé a des programmes interdisciplinaires, « Savoirs et modes de pensée : les contradictions dialectiques pour penser une transformation sociale révolutionnaire. »,
11h00-11h55: Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; « De la division du travail manuel et du travail intellectuel dans ses rapports avec la technologie : éléments de réflexion »,
Mercredi 3 décembre – après-midi
14h00-14h55: Stéphane BAILANGER, Agrégé d’histoire-géographie en lycée, chargé de cours à l’Université Bordeaux Montaigne, militant syndical et politique, « Démocratie, démocraties ? La démocratie au prisme de l’Histoire »,
15h00-15h55: Alain JEANNEL, Professeur honoraire de l’Université de Bordeaux. Producteur-réalisateur. Chercheur associé au Centre Régional Associé au Céreq intégré au Centre Emile Durkheim. Membre du Conseil d’Administration de l’An@é., « Le Numérique , l’Éducation et Le Pouvoir: un accompagnement culturel et cognitif est-il possible? »,
16h00-16h55: Franck MARSAL, Professeur de Mathématiques, militant politique, « Bilan des expériences de démocraties socialistes »,
17h00-17h55: Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ; « La centralité de la Palestine » ,
Jeudi 4 Décembre – Matin
09h00-09h55: Florent VIGUIE, Enseignant, écrivain, metteur en scène ; « Formation des futurs citoyens: les défis de l’éducation à l’heure de l’IA et des post-vérités »,
10h00-10h55: Pierre CRETOIS, maître de conférences en philosophie à l’université Bordeaux Montaigne, « La propriété sociale comme réalisation du communisme »,
11h00-11h55: Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur émérite d’Études Latino-américaines et de Philosophie à l’Université de Tours, membre de l’Université Populaire pour la Terre, « Savoir(s) et pouvoir(s) en question : sentir, penser et raconter dans la recherche-action-participation d’Orlando Fals Borda »,
Jeudi 4 Décembre – Après-midi
14h00-14h55: Antoine WEIDMANN, Doctorant en Histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux-Montaigne, « ÉDIFIER UN COMPLEXE ÉLECTRONUCLÉAIRE, construction, rapports de force et postérité dans l’espace soviétique »,
15h00-15h55: Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen, « Où est passée la lutte des classes ? »,
16h00-16h55: Jean DARTIGUES, retraité, Cadre de Banque, ancien dirigeant CGT et PCF-33; « La théorie Marxiste est-elle toujours pertinente pour tracer les voies d’une transformation sociale révolutionnaire ? »,
17h00-17h50: Michel DUCOM, Poète, Militant de l’Education Nouvelle, GFEN, « Les dénis de démocratie à l’école : un défi de masse à relever. »,
Vendredi 5 Décembre- Matin
09h00-09h55: Saül KARSZ, Philosophe, sociologue, consultant, responsable scientifique du Réseau des Pratiques Sociales. Il a dirigé le séminaire « Déconstruire le social » (Sorbonne, 1989-2004), « Penser la révolution aujourd’hui ? Quelques balises »,
10h00-10h55: Danielle TARTAKOWSKI, Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris 8. Spécialiste de l’histoire sociale et politique en France au XXᵉ siècle. Elle est chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (Paris I), « 1945 : les cahiers de doléances des États généraux de la Renaissance française et la démocratie »,
11h00-11h55: Catherine MILLS, Maître de conférences honoraire en Sciences économiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne,« Pour une nouvelle civilisation »,
Vendredi 5 Décembre- Après-midi
14h00-14h55: Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la magistrature ; « Une transformation révolutionnaire de la Justice ?»,
15h00-15h55 : Thierry BRUGVIN, Psychosociologue de l’Université de Besançon, Laboratoire Logique de l’Agir Besançon et LIPHA Paris Est, « DES PARLEMENTS TRIPARTITES DU LOCAL À L’INTERNATIONAL : UNE AVANCÉE DÉMOCRATIQUE ? Le cas du parlement de la forêt de Chailluz » ,
16h00-16h55: Bernard COUTURIER, Militant politique et associatif , politiste, Docteur en Sciences de l’Education ;« La révolution algérienne, un impensé français. »,
17h00-17h55 : Yvon QUINIOU, Philosophe, « Critique de la croissance capitaliste»,
Samedi 6 décembre – Matin
09h00-09h55: Hülliya TURAN, Adjointe Mairie de Strasbourg, Conseillère Régionale, Militante communiste. «Quel le potentiel théorique et pratique du communisme municipal comme cadre de renouvellement des formes démocratiques contemporaines ?»,
10h00-10h55: Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, Rédacteur en Chef de la Revue culturelle du Pcf33 L’Ormée, Arts, culture, société : relations triangulaires ou dialectiques »,
11h00-11h55: Jean SEVE, Historien; « Comment, pour faire révolution, savoirs et pouvoirs exigent des avoirs en vue de développer des rapports pré-communistes »,
Samedi 6 décembre – Après-midi
14h00-14h55: Frédéric MELLIER, Cadre de la Fonction Publique, Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, membre de la direction nationale du Pcf; « Nouveaux Pouvoirs en entreprise : un chemin émancipateur vers une nouvelle civilisation »,
15h00-15h55: Ivan LAVALLEE,Mathématicien et professeur d’informatique émérite de l’Université, directeur éditorial de la revue trimestrielle Progressistes ;« L’I.A. aliénation ou émancipation ? »,
16h00-16h55: Dominique BELOUGNE, secrétaire général d’Espaces Marx Aquitaine, militant associatif, syndicale et politique; « Quelle place et quel rôle pour les élites et les intellectuels pour contribuer à changer les rapports entre savoir(s), pouvoir(s) et démocratie ? »,
17h00 : Clôture des rencontres
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« Savoir(s), Pouvoir(s), Démocratie ?
Pour une transformation sociale révolutionnaire !»
Appel à contribution pour les journées_2025
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Les premières contributions annoncées :
Michel ALLEMANDOU, Ancien directeur adjoint d’hôpital, Vice-Président de la Ligue de l’Enseignement Gironde, Metteur en scène; Charlotte BALLAVOINE, ex-Conseillère affaires publiques européennes et internationales, administratrice de la Fondation Gabriel Péri; Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; Dominique BELOUGNE, secrétaire général d’Espaces Marx Aquitaine; Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen ; Jean-Jacques BORDES, Militant syndical et politique, ancien consultant à la SECAFI, Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ;Thierry BRUGVIN, Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute ; Stéphane BRUNEL, Universitaire, Président de la Ligue de l’Enseignement Girone; Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; Nicolas CHAMP, Maître de conférences en histoire contemporaine, à l’Université Bordeaux Montaigne; Pierre CRETOIS, maître de conférences en philosophie à l’université Bordeaux Montaigne; Jean DARTIGUES, retraité, Cadre de Banque, ancien dirigeant CGT et PCF-33; Raphaël DEMIAS-MORISSET, Docteur en Sciences Politique, Chargé d’enseignement en science politique et droit constitutionnel; Antoine de RAYMOND, Sociologue, directeur de recherche à INRAE, Bordeaux Sciences Économiques (BSE) – Université de Bordeaux; Jérôme DEVILLARD, écrivain, essayiste; Michel DUCOM, poète, improvisateur et animateur d’atelier d’écriture de langue française, milite pour l’éducation nouvelle; Mattia GAMBILONGHI, Doctorant, Université de Gênes, Université Libre de Bruxelles; Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur émérite de l’Université de Tours, Philosophie hispano-américaine des XIXe et XXe siècles – Multiculturalisme et politique; Roland GORI (Janvier), Professeur honoraire des Universités, psychanalyste; Janine GUESPIN, Ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), Professeur émérite de microbiologie, « Émergence, complexité et dialectique, »; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, maître de conférences honoraire de l’Université de Bordeaux, Coprésident de l’association Attac de 2006 à 2009; Alain JEANNEL, Professeur honoraire de l’Université de Bordeaux. Producteur-réalisateur. Chercheur associé au Centre Régional Associé au Céreq intégré au Centre Emile Durkheim. Membre du Conseil d’Administration de l’An@é.; Ollivier JOULIN, Magistrat, ancien maître de conférences à l’école nationale de la magistrature, Membre du Syndicat de la Magistrature; Patrick LE HYARIC, journaliste et homme politique français, ancien directeur de l’Humanité et député européen; Eric LELANN, Ecrivain, Militant Communiste ; Christine LEVY, maîtresse de conférences honoraire en études japonaises à l’Université de Bordeaux-Montaigne; Franck MARSAL, Professeur de Mathématiques, militant politique ; Gérald MAZAUD, retraité bordelais engagé dans l’espérée transformation sociale; Frédéric MELLIER, Cadre de la Fonction Publique, Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, membre; Catherine MILLS, Maîtresse de conférences honoraire université Paris 1 spécialiste d’économie de la protection sociale, ancienne directrice de l’UFR Travail et études sociales; Laurent MELITO, Sociologue, École des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS); Yvon QUINIOU, Professeur Agrégé de Philosophie, écrivain ; Michèle RIOT-SARCEY, Professeur émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis ; Jean SEVE, Historien; Danielle TARTAKOWSKI, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris 8; Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine ; Fabien TARRIT, économiste, Maître de conférences, HDR, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bernard TEPER, Ingénieur économiste (à la retraite en 2011). Secrétaire national de l’Union des familles laïques (en 2010), co-animateur du Réseau éducation populaire; Hülliya TURAN, Conseillère Régionale, Maire-Adjointe à Strasbourg, Militante politique ; Nadine VIALA, Psychanalyste; Florent VIGUIE, Enseignant, écrivain, metteur en scène ; Antoine WEIDMANN, Doctorant en Histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux Montaigne;Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ; …
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Les 18émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critique »
se tiendrons de 9h à 18h (en présentiel et visioconférence) Campus Montesquieu à Pessac, à l’Université de Bordeaux du 2 au 6 décembre 2025 sur le thème :
« Savoir(s), Pouvoir(s), Démocratie ?
Pour une transformation sociale révolutionnaire ! »
Nous essayerons, avec votre participation active, de nourrir notre intelligence collective et notre volonté de transformer notre vie, notre société, notre monde. Nous tenterons d’enrichir nos capacités individuelles et collectives à remettre en cause le mode de production dominant. Nous voulons transformer le Capitalisme jusqu’à son dépassement… Cela passe sans doute par une révolution ! Et peut-être en commençant par le regard que nous portons sur notre société, ses mouvements, ses transformations, notamment dans le monde du travail et de la création.
Pour une transformation des rapports entre savoir, pouvoir, démocratie qui permette de s’émanciper de toutes formes d’exploitation, de domination et d’aliénation !
Quelles articulations entre savoir(s) et pouvoir(s) d’agir citoyen, pouvoir(s) d’agir collectif pour construire ensemble les chemins vers un monde de Paix, de coopération, de solidarité ?
Comment se libérer individuellement et collectivement des chaînes qui nous empêchent d’œuvrer à la construction d’un monde meilleur, d’un monde plus humain, d’un monde où les rapports des êtres humains entre eux et les rapports des êtres humains avec la nature seront basés sur des valeurs de respect mutuel, de développement partagé, de satisfaction de tous les besoins essentiels pour le plus grand nombre ?
Comment libérer les capacités créatrices humaines individuelles et collectives aujourd’hui soumises aux contraintes austéritaires capitalistes, et ultra-libérales, aux destructions de toutes les formes de solidarité, de justice sociale, de démocratie au profit de la loi de la jungle, de la loi du plus fort, qui font régresser l’Humanité et assurent le maintien et le renforcement des oligarchies financières et mafieuses ?
Quelles expériences transformatrices engager pour vérifier ensemble la validité et l’efficacité de ses nouvelles relations humaines et sociales ?
Comment faire vérifier sans attendre et sans renvoyer à des lendemains qui chantent, à un grand soir électoral ou social hypothétique, l’utilité de ce devenir et de ces nouvelles relations humaines ?
Faire la révolution immédiatement et sans attendre !
Transformer tout ce qui peut l’être dans son environnement professionnel et résidentiel sans attendre !
Et puiser dans ces conquêtes partielles la force et l’énergie de les rendre durable dans la loi notamment !
Créer des rapports de force et des actions qui rassemblent, associent le plus grand nombre !
Quelle place dans ce processus pour toutes les formes de pouvoir d’agir et de décision : citoyen, associatif, syndical, politique ?
Qu’elle articulation et complémentarité entre ces différentes formes de l’agir et de la décision ?
Comment articuler nos différentes formes de connaissances et d’expériences, pour qu’elles n’entrainent de nouvelles formes de hiérarchie sociales, de fractures et d’inégalités ?
Etc..
Autant d’enjeux d’une actualité criante, d’une urgence civilisationnelle qui appelle de la créativité, des analyses, de l’expérimentation, pour sortir des sentiers battus du capitalisme mortifère…
N’est-il pas temps comme nous l’écrivions l’an passé, de s’engager dans une révolution politique, sociale, démocratique, culturelle pour substituer aux dogmes « de la loi du profit maximum dans le plus court laps de temps » et de « la concurrence libre et non faussée », des démarches concrètes d’expérimentations, de nouvelles manières de produire des richesses et des services, avec des rapports humains et sociaux affranchis de toutes formes d’exploitation, de domination et d’aliénation ? N’est-il pas temps de renverser les pratiques sociales et humaines d’un autre âge, de la préhistoire de l’Humanité pour y substituer un nouveau mode de production, une nouvelle vie démocratique associant aux décisions qui les concernent le plus grand nombre possible de salariés, de citoyens ? N’est-il pas temps de révolutionner nos modes de communications, de transports, d’habitabilité de notre planète, de révolutionner l’organisation et la finalité des entreprises et des services publics ou du privé, de révolutionner nos lieux de formation et d’apprentissage, de l’école à l’Université, avec une nouvelle articulation formation initiale, formation tout au long de la vie ?
D’ores et déjà vous pouvez prendre date, et nous adresser vos propositions de contributions ! Merci d’avance. Ecrivez à Dominique.Belougne@u-Bordeaux.fr
https://espacesmarxaquitaine.fr/
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« Révolution ! Vous avez dit Révolution… ? »
Jean BRICMONT, A propos du « marxisme occidental » !
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Florent VIGUIE, « Laïcité, liberté de conscience et engagement.. : des ferments révolutionnaires ? »
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Michel CABANNES, « Que peut signifier aujourd’hui un dépassement du capitalisme ? »
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Dominique BELOUGNE, « Révolution ! Vous avez dit Révolution…? », Invitation aux 17émes Rencontres…
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Lettre mensuelle d’Espaces Marx Aquitaine Septembre_Octobre_2025
Le programme des rencontres 2024, téléchargeable avec le lien ci-après :
la dernière version mise à jour du programme:
Le programme des 17emes Rencontres_Marx_Décembre2024

« Nouvelles Pensées Critiques et actualité de Marx Pour de nouveaux horizons de civilisation »
17ème éditions.
En présentiel et en visioconférences (zoom)
Les 3, 4, 5, 6, 7 Décembre 2024 de 9h à 18h
Campus Montesquieu Université de Bordeaux à Pessac,
Bât A1 Entrée C2 Salle 216 – 2e étage
Soirée de clôture de 19h à 22h15 au Théâtre du Levain à Bégles le Samedi 7 décembre.
Pour participer aux rencontres avec Zoom https://us02web.zoom.us/j/87533432394
Pour s’inscrire en présentiel écrire à
espaces.marxbx@gmail.com et/ou dominique.belougne@u-bordeaux.fr
17émes édition du 3 au 7 décembre 2024
Les contributrices et contributeurs:
Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; Dominique BELOUGNE, secrétaire général d’Espaces Marx Aquitaine; Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, Professeur honoraire des sciences économiques à l’Université de Bordeaux, militante féministe ; Raymond BLET, Avocat honoraire du barreau de Bordeaux, Syndicat des Avocats de France; Alexandre BOISSIERES, Militant de Réseau Salariat ; Stéphane BONNERY, Professeur en sciences de l’éducation à l’Université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ; Thierry BRUGVIN, Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute ; Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; Jean DARTIGUES, retraité, Cadre de Banque, ancien dirigeant CGT et PCF-33; Jean-Michel DEVESA, écrivain, Professeur émérite de Lettres et Arts de l’université de Limoges; Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales ; Timothée DUVERGER, Docteur en histoire, enseignant à Sciences Po Bordeaux ; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux-Montaigne ; Baptiste GIRAUD, Maître de conférences en science politique – Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Université d’Aix Marseille ; Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur émérite d’Études Latino-américaines et de Philosophie à l’Université de Tours ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Université de Bordeaux, Membre du conseil scientifique d’ATTAC ; Alain HAYOT, Sociologue et Anthropologue ; Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la Magistrature ; Patrick LE HYARIC, journaliste et homme politique français, ancien directeur de l’Humanité et député européen ; Eric LE LANN, Ecrivain, Militant communiste ; Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique ; Franck MARSAL, Professeur de Mathématiques, militant politique ; Chloé MAUREL, normalienne , agrégée et docteure en histoire, chercheuse associée à la Sorbonne (Sirice), membre du comité d’honneur du MRAP, présidente du conseil scientifique du MNLE; Attila PIROTH, traducteur, cofondateur et directeur du Théâtre du Levain à Bègles ; Dominique PINSOLLE, Maître de Conférences en Histoire à l’Université Bordeaux-Montaigne; Yvon QUINIOU, Professeur Agrégé de Philosophie, écrivain ; Michèle RIOT-SARCEY, Professeur émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis ; Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, écrivain, Metteur en scène; Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine ; Fabien TARRIT, économiste, Maître de conférences, HDR, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bernard TRAIMOND, Professeur émérite d’Anthropologie de l’Université de Bordeaux ; Hülliya TURAN, Conseillère Régionale, Maire-Adjointe à Strasbourg, Militante politique ; Florent VIGUIE, Enseignant, écrivain, metteur en scène ; Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ; …
Quelques mots pour préfigurer les rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de la pensée de Marx » de décembre 2024.
« Révolution ? Vous avez dit révolution… ! »
Nous essayerons avec votre participation active, de nourrir notre intelligence collective et nos capacités à transformer notre vie, notre société, notre monde, enrichir nos capacités individuelles et collectives à transformer notre mode de production de nos richesses, de nos services, à transformer le Capitalisme jusqu’à son dépassement… Cela passe sans doute par une révolution ! Et peut-être en commençant par le regard que nous portons sur notre société, ses mouvements, ses transformations, notamment dans le monde du travail et de la création ? Mais au fait, de quel type de révolution parlons nous ? Quelle place dans ces révolutions pour la lutte des classes ? Quelle révolution des idées et des représentations ? Quelle révolution politique, sociales, démocratique, culturelle engager pour substituer aux dogmes « de la loi du profit maximum dans le plus cours laps de temps » et de « la concurrence libre et non faussée », des démarches concrètes d’expérimentations de nouvelles manières de produire des richesses et des services, avec des rapports humains et sociaux qui s’affranchissent de toutes formes d’exploitation, de domination et d’aliénation ? N’est-ce pas là, faire « Révolution », renverser des pratiques sociales et humaines d’un autre âge, de la préhistoire de l’Humanité… ? Révolutionner notre mode de production, révolutionner notre vie démocratique pour associer aux décisions qui les concernent le plus grand nombre possible de salariés, de citoyens ? Révolutionner nos modes de communications, de transports, d’habitabilité de notre planète ? Révolutionner l’organisation et la finalité des entreprises et des services publics ou privé ? Révolutionner les lieux de formation et d’apprentissage, révolutionner l’école et l’Université ? Ect… Autant d’enjeux d’une actualité criante, d’une urgence civilisationnelle qui appelle de la créativité, des expériences, de l’expérimentation, de sortir des sentiers battus du capitalisme mortifère…
Dors et déjà vous pouvez prendre date, et nous adresser vos propositions de contributions ! Merci d’avance.
Les rencontres se tiendrons de 9h à 18h du Mardi 3 au Samedi 7 décembre à l’Université de Bordeaux, site Montesquieu à Pessac, Salle C2-216.
Appel à contribution pour les journées_2024
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16ème édition du 5 au 10 Décembre 2023
« Démocratie, Citoyenneté, République, Pluriversalisme »
La démocratie dans tous ses états,
La République en chantier
(Liberté, égalité, fraternité & sororité),…

Le programme complet des rencontres (téléchargeable avec le lien ci-après):
Le programme des 16emes Rencontres_Marx_Décembre2023_Complet
Les différentes contributions misent en ligne sur notre chaine youtube :
–Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « DE L’UNIVERSALISME AUX DÉRIVES CONTINENTALES, Hugo, exemple exemplaire ?», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Victor Hugo a défendu, parfois au péril de sa vie (après le massacre par les versaillais des communards et communardes) des valeurs humanistes : la justice sociale, la laïcité, la liberté de création, le droit à l’éducation, l’abolition de la peine de mort…Il a combattu dès 1862 (et même antérieurement) « La dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit. » (Préface aux MISÉRABLES)
Il a toujours dénoncé, avec ses amis, la « damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine. »Au cœur même de ce combat de tous les instants et de toute sa vie, il n’échappe pas aux contradictions qui le constituent, dans un siècle où les espérances n’excluent ni la dureté des combats ni l’aveuglement de l’individu ni le mirage collectif des progressistes.L’écart, qui nous interroge, est manifeste lorsque interviennent l’articulation entre la lutte pour une émancipation et des valeurs universelles d’une part, et d’autre part l’aveuglement et le déni sur le sort des populations, notamment, de ce continent voisin du nôtre, l’Afrique.
–Ludovic GODARD CADILLAC, Mathématicien, Commission ESR du Pcf, Université de Bordeaux, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « Les partis politiques, la presse et les citoyens », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La période politique actuelle se caractérise par un pourrissement lent de la vie politique française et européenne dont l’un des principaux symptômes est la baisse de la qualité moyenne et une simplification des analyses et réflexions journalistiques et politiques. Cet appauvrissement s’accompagne d’un déplacement croissant vers la droite voire extrême-droite des différentes solutions politiques proposées. La masse des citoyens témoigne un mépris et un dégoût croissant vis-à-vis de la grande presse bourgeoise et de la classe politique en général sans pour autant s’investir dans la construction d’alternatives de masse à la vie politique et journalistique actuelle. Cet exposé se propose de présenter quelques pistes d’analyse de cette fracture et des risques qu’elle peut faire peser sur la liberté et la démocratie. La majeure partie de l’exposé sera alors consacrée à présenter un certain nombre de propositions pour la réflexion ou l’action politique en vue de modifier cette donne générale, vers le retour des grands partis de gauche de masse.
–Alexandre BOISSIEIRES, Militant de Réseau Salariat, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « DÉMOCRATIE : de la supercherie bourgeoise à la concrétisation communiste », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
De l’ambiguïté du mot : « démocratie » est un mot que tout le monde semble comprendre sitôt énoncé, cependant, dès que l’on cherche à lui donner une définition limpide, il devient aisé de se rendre compte que ce mot est empreint de plein de pièges et biais. Et pour cause, ce mot n’a pas traversé l’Histoire sans turbulence, la classe bourgeoise l’a galvaudé, dénaturé, dévitalisé dans son acception primaire comme tous les mots qu’ils lui sont annexés (République, citoyenneté, liberté, égalité, fraternité..). Autant de « beaux » mots agités comme des étendards performatifs, idéalistes, sans réalité concrète. C’est une véritable guerre des mots qui est ici en jeu. Dès lors, non seulement il s’agit pour les producteurs de se réapproprier le mot mais en plus, et surtout, de le concrétiser matériellement.
-Henri PENA-RUIZ, Philosophe, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une conférence avec pour titre : « KARL MARX PENSEUR DE L’ÉMANCIPATION », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Introduction. L’enjeu actuel d’une relecture de Marx et d’Engels.
1. Préambule : les trois âges du capitalisme.
2. L’opposition du ciel et de la terre : passer de l’idéalisme au réalisme.
3. Adopter le point de vie des dominés.
4. L’émancipation juridique au miroir de l’aliénation sociale.
5. La dialectique de l’émancipation.
6. Une nouvelle conception de l’idéal.
7. Un communisme individualiste.
8. Individu et communauté.
9. La classe universelle et l’universalisme de Marx.
10. Conclusion : trois anticipations majeures de Marx et d’Engels
(*) « Marx quand même », Plon, « Entretien avec Karl Marx », Plon, « Karl Marx, penseur de l’écologie », Paris, Le Seuil, 2018.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Ivan LAVALLEE, Mathématicien, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « Prolégomènes au Communisme », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Il est grand temps de revenir à la thèse centrale de K. Marx, à savoir que l’Histoire de l’humanité c’est in fine l’histoire de ses forces productives. C’est en se situant par rapport à cette thèse que j’essaierais de montrer en quoi socialisme et communisme sont fondamentalement différents, même si l’un ne va pas sans l’autre. L’urgence climatique et plus généralement écologique pose le problème souligné par les marxistes chinois du destin commun de l’humanité, de l’interdépendance des situations et de la nécessité de l’organisation communiste de la société, seul avenir positif possible pour la société humaine sous peine d’une régression majeure voire une extinction !
(*) « Cyber-révolution et révolution sociale », Editions du Temps des Cerises, 2022
Discutant-e : Jean-Claude MASSON, Ingénieur, ancien cadre à EDF
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Nicolas BENIES, économiste, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une contribution sur le thème « Un monde inédit : Un monde secoué par les crises », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La configuration de l’économie mondiale a de quoi étonner. L’économie chinoise entre en déflation confrontée à une faiblesse de la demande et à une offre excédentaire qui devrait fait chuter les prix alors que l’Argentine est confrontée à une hyper-inflation et à crise de la dette qu’une aide du FMI voudrait combler. Le monde post-Covid est marqué par l’inédit et une incertitude renforcée. La crise climatique est aussi un facteur de dérèglements économiques. Un monde disparaît…mais fait de la résistance…
(*) « Le souffle de la révolte 1917-1936 : Quand le jazz est là. », 2018, C&F Editions, Livre Musical.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Alain JEANNEL, Professeur émérite en Sciences de l’Education, Université de Bordeaux, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « La recherche en Science de l’éducation et la mondialisation par le numérique », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La recherche sur l’enseignement et l’éducation est un thème récurrent du questionnement politique dans le contexte géopolitique d’une mondialisation qui développe une technologie numérique. Des études qualitatives et quantitatives traitent chacune d’un domaine spécifique propre à l’éducation : la mondialisation et la question des connaissances et du savoir, la mondialisation et les systèmes d’enseignement, la mondialisation des informations, la formation des êtres humains et les enjeux sociaux et économiques dont la recherche dans les sciences sciences qui traitent de l’éducation et de l’enseignement … Les discours sur la mondialisation mettent en évidence ces liens forts qui ont commencé à se tisser depuis que s’est développée la production de séries d’outils pour éduquer le plus grand nombre.Les décisions gouvernementales qui influencent actuellement la pensée sur l’enseignement et par conséquence l’éducation promeuvent entre autres produits industriels, la possession de l’ordinateur et l’utilisation des réseaux techniques d’information. Elles présentent généralement la volonté de transférer des connaissances avec des objectifs divers. Rappelons que la possibilité de diffuser la bible grâce à l’invention de l’imprimerie fut un outil d’éducation et d’enseignement pour les religions chrétiennes. Dans un espace contemporain dominé par le choix d’une économie basée sur les notions de marché et de concurrence, comme seule possible, l’objectif est-il d’adapter l’éducation et l’enseignement à ce modèle ? Un exemple en est donné par projets industriels qui déposent des brevets concernant des enseignants formatés pour l’enseignement : la production de logiciels en est un exemple, elle répond à la fois à des appels d’offre qui orientent vers un seul objectif, une formation préparant à l’insertion professionnelle, elle est soumise à une loi du marché basée sur la rentabilité financière et elle répond à une attente de la parentalité qui souhaite la meilleure insertion de leur descendance dans la société . De quoi s’agit-il de l’avis même des promoteurs de cette industrialisation de la formation ? La défense active de la démocratie dans la recherche sur l’enseignement et l’éducation est–elle obligatoire pour que la société évite les pièges tendus par la mondialisation et les technologies du numérique-digital ?
(*) Site internet : http://alain-jeannel.blogspot.com
Discutant-e : Marcel DESVERGNE, Vice-président de l’An@é
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Monique DENTAL, Ingénieure d’études retraitée qui a été co-responsable du CEDREF, Université Paris VII et coordinatrice du RING (Réseau Inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre), Présidente fondatrice du Réseau Féministe « Ruptures », est intervenue le 9 décembre 2023, sur le thème « Pour une VIe République fondée sur des valeurs féministes et paritaires », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’instauration de la Ve République était bancale dès le départ en termes d’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, le préambule de la Constitution de 1946 affirme l’égalité ; mais, celle-ci n’a pas permis de lever les inégalités portées dans toutes les lois qui régissaient ce pays dit démocratique : dans le couple, dans la famille … Être régi par deux corpus de lois qui s’opposent, cela ne doit plus du tout être possible dans une nouvelle République. Pour déconstruire les formes universellement masculines de la représentation, pour que les femmes puissent bénéficier de la légitimité de plein droit à la participation politique aux postes décisionnels, pour mettre un terme constitutionnel à la conception universaliste et andocentrée de la représentation, nous avons tout essayé ! Il n’y a plus d’autre choix que l’instauration d’une nouvelle République basée sur des valeurs intrinsèques de parité et qui remettent fondamentalement en question le patriarcat sous toutes ses formes, autoritaires, autocratiques, hiérarchiques, masculines.
(*) Monique Dental et Marie-Josée Salmon, De Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes (MLF) Ed. du Croquant 2022.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Jean SEVE, Historien, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « Quelques réflexions autour de la crise historique de la « démocratie » et du « politique » », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Démocratie ? Dans le passé, on ne commettait jamais l’erreur de prendre la « démocratie » pour une démocratie. On la qualifiait, à tort ou à raison, de « démocratie bourgeoisie » où le « peuple » est fondamentalement dépossédé et aliéné par des institutions le privant, de fait, du pouvoir réel de décider. La Résistance et les acquis arrachés après-guerre, dans un contexte tout à fait exceptionnel, ont pu faire croire qu’on vivait dans une République démocratique, où il restait possible d’investir l’exécutif. N’est-ce pas une tragique erreur? Il n’y a jamais eu de démocratie au sens plein du terme. État de droit, oui . Pluripartisme, oui, avec élections dites « libres ». Possibilité d’alternance politique, oui mais le pouvoir réel a toujours été ailleurs… Certes, des réformes révolutionnaires sont toujours possibles mais elles restent aujourd’hui plus que jamais difficilement réalisables… dans une société de classes dominée par le CAC 40, sous une cinquième république ultraconservatrice, et qui cherche, coûte que coûte, à se sauver dans d’innombrables fuites en avant. Toute évolution révolutionnaire passe inexorablement par la réappropriation du pouvoir de décider, par une mainmise collective sur les avoirs, les pouvoirs et les savoirs. Mais où en est-on dans cette voie?
(*) « Capitalexit ou catastrophe ; entretiens » Jean et Lucien Sève, 2018, Editions La Dispute
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Roland GORI, Psychanalyste, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème «La question du pouvoir », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La rationalité gouvernementale libérale s’est présentée toute entière comme un quadrillage normatif de plus en plus serré et dense des populations au nom de leur santé, de leur bien-être ou de leur sécurité. C’est ainsi qu’ont été progressivement créées et installées des institutions chargées de la protection et de la sécurité des individus en vue de les appareiller aux machines de production, de les mettre à disposition du marché et des exigences du travail. L’Etat moderne s’empare de l’ensemble du corps social, et il le fait non pour sauver les âmes, mais pour permettre le bonheur, le bien-être, la prospérité, l’ordre, la sécurité, la santé ou la justice. Il n’y a aucun management dans la conduite des humains qui ne soit politique, et plus encore que toute manière de conduire les humains dans les différents secteurs d’une société – soin, éducation, entreprise, famille etc. – relève d’une microphysique du pouvoir. Ce micro-pouvoir est isomorphe à celui qui s’exerce au plus haut sommet de l’État. La relation de pouvoir émerge du tissu social qu’elle innerve en permanence par des dispositifs de transmission, de disciplines et de domination. A notre époque ces relations de pouvoir sont bien souvent disséminées dans des institutions sociales et culturelles, comme l’école ou l’hôpital ou l’entreprise, où elles assurent des fonctions de contrôle, de surveillance et de normalisation des conduites. C’est la raison pour laquelle plus que jamais les luttes au sein des institutions sont appelées à durer et à s’intensifier.
(*)Roland Gori, psychanalyste, Membre d’Espace analytique, professeur honoraire des Universités. Derniers ouvrages parus : La fabrique de nos servitudes, Paris, LLL, 2022 ; Et si l’effondrement avait déjà eu lieu. L’étrange défaite de nos croyances, Paris, LLL, 2020 ; Homo Drogus (avec Hélène Fresnel), Paris, Harper, 2019 ; La nudité du pouvoir. Comprendre le moment Macron, Paris, LLL, 2018 ; Un monde sans esprit. La fabrique des terrorismes, Paris, LLL 2017 ; Le Manifeste des oeuvriers (avec Bernard Lubat et Charles Silvestre), Paris, Actes Sud, 2017 ; 2016, L’individu ingouvernable, Arles, Actes Sud, 2017 ; 2014, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? Arles, Actes Sud, 2015 ; 2013, La Fabrique des imposteurs, Arles, Actes Sud, 2014, et 2011, La Dignité de penser, Arles, Actes Sud, 2013.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Victor LENY, Ingénieur, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « Empreinte 2050 : un plan pour le climat et la justice sociale.», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« L’urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité. Ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale. Le plan climat pour la France, Empreinte 2050, vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 pour respecter l’accord de Paris. Comme son nom l’indique, ce plan a également pour objectif de réduire notre empreinte carbone, c’est à dire les émissions liées à nos importations, car notre adversaire, les émissions de gaz à effets de serre, ne connaît pas les frontières. C’est une véritable originalité par rapport à d’autres scénarios existants. Ce plan travaillé par la commission nationale Écologie du PCF, des membres de la direction nationale et des militants issus de professions scientifiques, couvre une période allant jusqu’en 2050, et propose des transformations profondes des principaux secteurs émetteurs : transport, bâtiment, industrie et agriculture. Il s’appuie sur la simulation développée par Victor Leny. Cette version préliminaire d’Empreinte 2050 est le point de départ d’une concertation la plus large possible au sein de la société française pour débattre des orientations et propositions qu’il contient.
« Discutant-e : Jean-Claude MASSON, Ingénieur, ancien cadre à EDF
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Yvon QUINIOU, Philosophe, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « L’idéologie et son pouvoir », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Dans le cadre de la thématique complexe de cette rencontre et étant donnée l’actualité terrifiante du Moyen-Orient qui donne lieu à des interprétations idéologiques opposées et partiales, j’ai décidé d’aborder le concept d’idéologie tel que Marx l’a élaboré définitivement et d’une manière scientifique, c’est-à-dire non idéologique précisément. Je montrerai l’ampleur de son champ mais, surtout, je préciserai son statut : son origine et sa fonction historico-sociales. De ce dernier point de vue, elle peut être soit être conservatrice sur la base d’idées reçues, majoritairement, mais aussi transformatrice, voire révolutionnaire quand elle s’appuie sur une conception scientifique et critique de la société. Mais elle suppose aussi des valeurs, sans quoi elle ne pourrait être critique et c’est en quoi l’idéologie communiste implique une dimension morale, même si Marx l’a dénié en partie. Plus largement, toute société suppose des valeurs idéologiques qui en constituent le ciment, comme Gramsci l’a bien signalé. C’est pourquoi il faut valoriser aussi cette notion, qui offre aux militants d’une cause progressiste un champ d’intervention décisif pour leur engagement actif.
(*) « L’idéologie et son pouvoir », L’Harmattan, 2023
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Frédéric MELLIER, Elu Régional, Militant politique, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Peuple et classes sociales », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Les mutations permanentes du capitalisme transforment le travail, et les couches sociales des différents pays dont le nôtre. En l’espace d’un siècle la grande majorité des travailleurs sont devenus des salariés. A l’intérieur même du salariat, sa répartition bouge. Le sujet classe ouvrière qui a dominé pendant un siècle l’imaginaire politique de la gauche a perdu aujourd’hui de sa pertinence. Pourtant les questions de l’exploitation, de la domination et de l’aliénation restent des réalités prégnantes sans pourtant dégager un sujet politique identifiable. L’objet de l’intervention sera donc de dégrossir cette question qui est sans doute au cœur de projet transformateur d’envergure.
Discutant-e : Evelyne BROUZENG, Animatrice de l’émission Polyphonie militante d’Espaces Marx sur la Radio RIG
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Fabien TARRIT, Maître de conférences HDR en économie, Université de Reims Champagne-Ardenne, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Marx, Sen et la liberté réelle», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’approche d’Amartya Sen est souvent associée à celle de John Rawls dans leur critique commune de l’utilitarisme, l’inscrivant ainsi dans le champ de l’égalitarisme libéral. Or, il s’en éloigne dans L’Idée de justice (2009) en adressant à ce courant un reproche similaire à celui que Karl Marx adressait aux socialistes utopiques : faire l’économie de s’appuyer sur les contradictions du présent pour construire le futur. Au contraire la notion de capabilité qu’il développe ne correspond pas tant à un objectif à atteindre qu’à un point de repère pour évaluer des situations. Ainsi, Sen considère la liberté réelle de l’individu, c’est-à-dire l’ensemble de ses choix de vie plutôt que les moyens dont il/elle dispose. L’exercice de la capabilité correspond ainsi pour un individu à la réalisation de soi à travers son activité. Il s’agirait de remplacer la domination des circonstances et de la chance sur les individus par la domination des individus sur la chance et les circonstances, ce qui renvoie à la discussion marxienne sur la domination de la nature par l’homme. Ainsi, le mot d’ordre « à chacun selon son mérite » et le mot d’ordre marxien « à chacun selon ses besoins » sont réconciliés, et les capabilités de Sen paraissent compatibles avec la théorie marxienne de l’aliénation.
(*) « G. A. Cohen : Sauver l’égalité », par FABIEN TARRIT & PIERRE-ÉTIENNE VANDAMME, 2023, Editions Michalon, Le bien commun.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Michel DUCOM, Poète, Militant de l’Education Nouvelle, GFEN, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Défendre la République commence au cœur des pratiques scolaires. », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’éducation fonctionne avec des impensés qui sont de terribles attaques contre la démocratie, et ce qui semble être de bonnes idées introduisent souvent des habitudes de repli sur soi et de soumission. Défendre la République commence au cœur des pratiques scolaires.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Thierry BRUGVIN, Psychosociologue de l’Université de Besançon, Laboratoire Logique de l’Agir Besançon et LIPHA Paris Est, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Les alternatives à la démocratie représentative », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Pour renforcer la démocratie, le 1er et principal niveau du pouvoir à transformer relève du système capitaliste. Ce dernier « gouverne » grâce à la domination des infrastructures économiques sur les superstructures (publiques et idéologiques…), comme le décrivait Marx.
Le 2e niveau consiste à démocratiser la régulation de la société en profondeur. Il faut en effet, éviter les excès du centralisme républicain, internationaliste ou mondialiste et de l’autre les excès du nationalisme xénophobe, égoïste et guerrier. La démocratisation du gouvernement national et du capitalisme permettrait de limiter considérablement le néocolonialisme économique et militaire.
Le 3e niveau de la démocratisation consiste dans les réformes plus classiques, du mode de décision par les élus.- Elle consiste dans l’amélioration de la démocratie représentative (le non cumul des mandats, dans le temps et dans l’espace, le renforcement du pouvoir législatif sur l’exécutif (le parlement sur le gouvernement), l’élection à la proportionnelle pondérée, l’accroissement des mandats impératifs…),
– le développement de la démocratie participative (budget participatif, participation citoyenne, création d’une chambre des associations citoyennes au parlement…),
– de la démocratie directe (avec les référendums en particulier), de la démocratie par tirage à sort fondée de citoyen volontaire (par exemple pour élire les députés ou les conseils municipaux, mais pas le maire…). Certaines de ses réformes supposeraient de créer une nouvelle constitution, avec des citoyens. D’autres réformes sont encore nécessaires, telles que le respect de l’État de droit (par un renforcement de l’indépendance de la justice, grâce à une meilleure séparation des pouvoirs et un accroissement des moyens financiers), une plus grande transparence financière des entreprises, des biens des classes des élites économiques et des pouvoirs publics, l’abolition des paradis fiscaux…
Discutant-e : Roger SALAMON, Professeur émérite en Santé Publique, Université de Bordeaux
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–Ollivier JOULIN, Raymond BLET, « Faut-il dissoudre le Syndicat de la Magistrature ?…. », décembre 2023
Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la magistrature, est intervenu est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Faut-il dissoudre le syndicat de la magistrature en répression de sa participation à la fête de l’humanité ? ou l’inconvenance pour un magistrat de porter intérêt au mouvement social ! », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Le syndicat de la magistrature, né en 1968 entend par ses statuts s’inscrire dans le mouvement social – il a pu s’allier aux élections professionnelles à la CGT – et prendre dès l’origine le statut de syndicat (il n’y avait alors que des « associations professionnelles » qui n’avaient jamais osées se prétendre syndicales), le syndicat a pu ainsi organiser ponctuellement des mouvements de grève, développer une pensée critique sur les textes répressifs ou attentatoires aux droits des étrangers, des locataires, des emprunteurs, par exemple. A ce titre le syndicat a travaillé avec ATTAC, la LDH, le GISTI, l’ANAFÉ, notamment. Il a pu aussi publier quelques manuels (pour le manifestant arrêté, pour les droits de l’étranger) promouvant la conquête de droits et plus particulièrement de droits fondamentaux : droit au logement, droit à une vie familiale, liberté d’expression, liberté de manifester. La remise en cause, voire la volonté d’interdiction du syndicat de la magistrature s’inscrit dans une tendance promue par l’extrême droite et reprise par des hommes politiques qui se disent attachés à la République. Au-delà de cette mise en cause c’est la volonté de ruiner le mouvement social d’un de ses modes d’expression.
Discutant-e : Raymond BLET, Avocat retraité du barreau de Bordeaux
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-Florian GULLI, « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », décembre 2023
Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon, est intervenu est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’universalisme est devenue un gros mot dans certains segments de la gauche et de l’antiracisme. Il serait synonyme d’uniformisation du monde, de domination coloniale, d’impérialisme « blanc », etc. L’intervention a pour objectif de montrer les limites de ces critiques. Elles constituent une rupture avec une grande partie de la tradition antiraciste et anticoloniale, de Toussaint Louverture à Nelson Mandela, en passant par Martin Luther King et Thomas Sankara. De façon tout à fait paradoxale, ces critiques finissent par rejoindre la tradition anti-universaliste de la pensée réactionnaire européenne… Elles peuvent même finir par servir de justifications idéologiques aux pratiques les plus inégalitaires.
(*) « L’antiracisme trahi – Défense de l’universel », PUF, Nov. 2022 ; « CRL James, Racisme et lutte de classe », PUFC, 2022.
Discutant-e : Sophie ELORRI, Militante Mutualiste
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-Maurice LEMOINE, Gloria VERGES, « Gauches latino-américaines et européennes : la fracture », décembre 2023
Conférence/Débat coorganisée avec FAL33 avec Maurice LEMOINE(*), Journaliste, qui est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Gauches latino-américaines et européennes : la fracture », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Que reste-t-il de l’internationalisme ? Que reste-t-il des réflexes anti-impérialistes ? Les gauches européennes et entre autres françaises comprennent-elles encore les enjeux des crises et des résistances latino-américaines ? La fracture « Sud global » – « Occident collectif » englobe-t-elle désormais les forces progressistes, des deux côtés de l’océan ?
(*) « Juanito la vermine, roi du Venezuela », Le Temps des Cerises, 2023.
Discutant-e : Gloria VERGES, Enseignante, animatrice de France Amérique Latine Gironde
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-Alexandre FERNANDEZ, « La République et l’histoire universelle », décembre 2023
Alexandre FERNANDEZ(*), Professeur d’Histoire contemporaine, Université Bordeaux-Montaigne, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « La République et l’histoire universelle », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« Le propos est de soumettre à l’analyse et à la réflexion, comme historien et comme marxiste, les troublantes séductions que les diverses formes d’expression de l’anti-universalisme exercent dans le camp politique de ceux qui, il n’y a pas si longtemps encore, se réclamaient pour la plupart du progressisme. A ce titre, les attendus du colloque nous invitant « à mettre en chantier » la République, l’exposé invitera à penser la proclamation de la République française, le 21 septembre 1792, comme expression d’un dépassement (ou d’une tentative de dépassement plutôt) des contradictions portées par ce qu’il est convenu de nommer les Lumières du XVIIIe siècle (incontestable progrès de la raison depuis le XVIIe siècle/établissement d’un nouvel ordre social au service d’une nouvelle classe possédante). La République n’étant point ici ni simple technique de gouvernement pour un temps donné, ni simplement adéquate pour un (ou deux ou trois) peuple ou nation, mais bien un progrès de l’esprit humain, il s’agira de montrer que défendre la raison historique c’est défendre la République social(iste) : en somme un programme pour l’humanité… »
Spécialiste reconnu de l’histoire des mondes ibériques au XIXe et XXe siècles, agrégé d’histoire, docteur en histoire, Alexandre Fernandez est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux, et directeur adjoint au Centre d’études des mondes moderne et contemporain.
(*) « Le Mexique des insoumis », Editions Vendémiaire, 2015
Discutant-e : Dominique PINSOLLE, Président de l’IAES, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux-Montaigne
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–Jean BRICMONT, «Le sionisme, la gauche et la France. », décembre 2023
Jean BRICMONT (*), Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique, est intervenu le 8 décembre 2023, sur «Le sionisme, la gauche et la France », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Partant du constat que le sionisme est une idéologie nationaliste ethnico-religieuse, qui n’a rien de progressiste, rien de rationnel, rien de socialiste ou de communiste et qui n’a rien à voir avec une quelconque forme de nationalisme français, comment se fait-il qu’elle ait une telle influence dans des milieux qui se pensent progressistes et/ou nationalistes?La réponse repose sur des décennies de culpabilisation à propos de l’holocauste et d’intimidation au nom de la « lutte contre l’antisémitisme ». L’exposé se concentrera sur une critique systématique de ces mécanismes.
(*) « Comprendre la physique quantique », éd. Odile Jacob, 2020 ; « Impostures intellectuelles » d’Alan Sokal et Jean Bricmont, éd. Odile Jacob, 1997.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Philippe BRUNET, « Citoyenneté en science : quelques questions à propos du biohacking… », décembre 2023
Philippe BRUNET, Professeur émérite de Sociologie à l’Université Gustave Eiffel de Marne la Vallée, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Citoyenneté en science : quelques questions et enseignements à propos du biohacking : le cas de La Paillasse en France » dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Enquêter sur le biohacking et en comprendre l’intérêt sociologique revient nécessairement à s’interroger sur la dimension critique de la science instituée dont il est porteur. En cela il constitue une petite part d’un vaste mouvement international (touchant essentiellement les pays capitalistes développés), très hétéroclite dans sa constitution, qui entend concerner un grand nombre de pratiques professionnelles : le « do it yourself » ou, dit autrement : fais-le toi-même. Il ambitionne une reconquête des pouvoirs d’agir par tous et pour tous. En ce sens, il inclut une dimension politique revendiquant une citoyenneté à travers l’autonomie des pratiques. Dans une certaine mesure, c’est le cas du biohacking qui entend faire de la science « autrement ». Est-ce bien le cas cependant ? Dans les faits, l’ambition affichée est-elle avérée ? Quelle consistance prendrait alors cet « autrement » ? Quelles en sont ses limites ? Au fond, de quoi le biohacking est-il le nom ? Mon propos et mes interrogations seront étayés par un travail d’enquête que j’ai conduit sur plusieurs années dans un lieu parisien aujourd’hui disparu : La Paillasse. Il s’est précisément revendiqué comme le « référent » français de ce mouvement. Dans un premier temps, je préciserai rapidement ce qu’il en est du biohacking et du rapport que ses thuriféraires défendent du point de vue de ce que l’on pourrait nommer une « citoyenneté scientifique ». Dans un second temps, je présenterai un certain nombre de résultats non encore achevés de mon enquête sur ce rapport qui permettront, dans un troisième et dernier temps d’en tirer quelques enseignements et hypothèses.
(*) « De la science à l’industrie : Cellules souches embryonnaires et biotechnologies en France », Edition Quae, 2019
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Jean QUERBES, « Cuba : construction, réalités et questionnements d’une démocratie socialiste… »,, décembre 2023
Jean QUERBES(*), Ingénieur Agronome, ancien élu Pcf, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Cuba : construction, réalités et questionnements d’une démocratie socialiste agressée par les USA », le 8 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La démocratie socialiste cubaine est une réalité en construction dans un contexte historique de conquête de l’indépendance d’un pays et de souveraineté d’un peuple, dans une confrontation avec la démocratie étasunienne proclamée comme « modèle » et dont la démocratie cubaine devient internationalement l’antithèse.Dans une démarche originale, inspirée par l’Histoire, les pensées marxistes et martistes et tracé par les expérimentations, les succès, les échecs, les rectifications, la démocratie socialiste va se doter d’institutions centrées sur une souveraineté populaire s’exerçant sur un espace public élargie visant un socialisme « durable et prospère », et donc la clef du développement (ou des reculs) va être la participation de la population.
(*) « Cienfuegos, une ville cubaine fondée par des Bordelais ! », Les Dossiers d’Aquitaine, 2019
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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– Lena RAUD, « L’ESR pour toutes et tous, un enjeu démocratique et d’émancipation », décembre 2023
Lena RAUD, Secrétaire nationale des Etudiants Communistes, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « L’ESR pour toutes et tous, un enjeu démocratique et d’émancipation », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Depuis la massification de l’enseignement supérieur, le passage du lycée à l’université est vu sous le prisme de la sélection. D’une part, l’absence de planification des besoins en places mais aussi en création de nouvelles filières répondant aux besoins de la société a provoqué un élargissement de l’offre privé de l’enseignement supérieur et l’augmentation de sa fréquentation. D’autre part, le manque de ressources allouées aux jeunes en études supérieurs a créé un fossé entre enfants des classes sociales supérieurs présentes en masse dans l’enseignement supérieur et enfants des classes sociales travailleuses, précaires, absente de l’ESR. Dans un objectif commun de partage et de création des savoirs nous devons repenser l’enseignement supérieur comme un outil pour l’émancipation de tous et toutes mais aussi pour la société dans son ensemble. Si nous voulons répondre aux défis économiques, sociaux et écologiques qui nous attendent, nous devons transformer notre ESR dans un sens plus démocratique et ouvert au plus grand nombre.
Discutant-e : Renaud COULANGEON, Professeur à l’ Institut de Mathématiques de Bordeaux, Université de Bordeaux, syndicaliste
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– Sébastien LABORDE, « Quel rôle de l’école dans un projet de société transformateur ? », Décembre 2023
Sébastien LABORDE, Enseignant, Elu Départemental, Militant politique, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Quel rôle de l’école dans un projet de société transformateur ? », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’école est depuis 2 décennies la cible des libéraux qui poursuivent l’objectif de façonner une école publique qui réponde aux besoins du capital en crise. C’est le processus de Bologne pour l’enseignement supérieur, ce sont les mesures, projets de loi, décrets successifs depuis le début des années 2000 pour l’enseignement primaire et secondaire.L’école a toujours été un lieu de l’affrontement de classe. La massification de l’enseignement secondaire et du supérieur s’est assortie de la création de filières courtes fournissant au patronat une main d’œuvre formée et employable rapidement. Aujourd’hui, la crise du Capital conduit les libéraux à accélérer la transformation de l’école publique. Quel projet émancipateur pour une école de la réussite de tous les élèves ? Quelle école de la République pour relever les défis sociaux, environnementaux, démocratiques qui se posent aujourd’hui ? quelques pistes de réflexion et de travail pour aujourd’hui et demain.
(*) http://www.sebastienlaborde.fr
Discutant-e : Florent VIGUIE, enseignant de Lettres et Littérature, Metteur en scène, écrivain
Michel CABANNES, économiste, Université de Bordeaux, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Les défis de la non croissance pour les politiques de transformation sociale », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La contrainte de l’impératif écologique, en l’absence de croissance verte, crée de sérieux défis pour les politiques de transformation sociale. Sans valider les politiques d’austérité mises en œuvre, cela heurte l’attachement traditionnel de la gauche à l’accélération macroéconomique du fait de ses avantages politiques et économiques. Cela oblige en contrepartie à une nouvelle radicalité dans les priorités publiques, incluant une plus forte réduction des inégalités par baisse des revenus du capital et des plus riches, une hiérarchisation entre les besoins au détriment des besoins non essentiels et la priorité à la réduction du temp de travail sur l’extension de la consommation. Cela nécessite une forte dose de volontarisme public avec soutien politique et implication sociétale, incompatible avec l’hégémonie du capitalisme néolibéral.
(*) « La gauche à l’épreuve du néolibéralisme », Le Bord de l’eau, coll. « L’économie encastrée », 2015,
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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-Annie LECHENET (*), maîtresse de conférences en philosophie à l’Université de Lyon, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Si la république est discussion, quels sont les éléments et conditions de cette discussion, ou comment penser un pluriversalisme porteur d’avancées démocratiques », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Nous ne pouvons ignorer que l’universalisme sur lequel se sont appuyés traditionnellement aussi bien l’internationalisme des luttes anticapitalistes que les luttes féministes dans leur renouveau depuis les années 1970, cet universalisme est vivement contesté dans les mouvements des luttes qui se revendiquent comme « décoloniales ».
En prenant au sérieux ces critiques, je propose de revenir sur les idées qui font de la discussion le cœur de la pratique républicaine, d’Aristote à Habermas, en passant par Jefferson (trop vaste, mais juste dégager les idées principales). Ceci permettrait de poser :
-Discuter seulement de droits s’est toujours avéré un leurre libéral.
L’objet de la discussion doit inclure le statut et les limites de la propriété (Jefferson, affirmant ceci contre le libéral Madison, et affirmant de là que la république ne peut exister que si elle est l’expression et le support d’une société démocratique, voir aussi Pierre Crétois), inclure plus généralement les rapports sociaux dans leur ensemble, y compris les rapports sociaux de sexes, les questions de reconnaissance, de « cultures », qui sont les questions soulevées par la pensée décoloniale, etc… (voir ici Fischbach, analysant la conception selon laquelle les rapports politiques dérivent des rapports sociaux). Si la discussion est réelle, les questionnements et les réponses sont réellement remaniés.
-Mais cette discussion qui inclut les revendications formulées du point de vue de différentes cultures ne peut cependant déboucher sur un relativisme où tout se vaudrait, et demeurerait séparé. Il faut donc aussi analyser comment les principes et les objectifs de la discussion demeurent formulés selon les idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité et de démocratie (ex : Amyarta Sen, La démocratie des autres), et sous le contrôle des « principes éthiques universels, et donc [de] l’universalité d’une raison éthique qui, tout en critiquant les excès de la raison moderne occidentale, vise une universalité autre, nommée par Dussel « le pluriversalisme transmoderne ». (Fatima Hurtado Lopez, « Vers un pluriversalisme transmoderne et décolonial », 2023 ; Césaire, « Lettre à Maurice Thorez », 1956, et Discours sur le colonialisme ; Enrique Dussel, L’occultation de l’autre, 1992).
Cette contribution reste purement (trop ?) théorique, elle ne vise qu’à donner quelques outils de concepts et d’idées.
(*) « Jefferson-Madison, Un débat sur la République. », Paris : PUF, 2003, collections « Philosophies »
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–Pierre ZARKA (*), Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité, Comité de rédaction de Cerises la coopérative- mensuel en ligne, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « La République et la démocratie : une relation tourmentée. », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Nous abordons la République comme si ses fondements allaient de soi. Que parmi les fondateurs de la IIIème du nom, se trouvent des monarchistes comme Thiers incite à y regarder de près. Sa conception est traversée par les contradictions inhérentes au développement de la bourgeoise et des classes populaires. Cela se retrouve entre suprématie de l’Etat et ce que l’on peut de manière un peu anachronique qualifier d’autogestionnaire : la constitution de l’AN II 1793, la Commune de 1871. La défaite de la Commune a rendu le mouvement ouvrier perméable à un parlementarisme qui a finalement dominé lors de la constitution des IIde, III et IVème Internationale. La normalité inclue l’inutilité de la conflictualité, renvoi le rôle politique du peuple aux seules élections. Or aujourd’hui, l’évolution de la société porte au contraire l’aspiration à maitriser son devenir et le cours des choses.
(*) « Oser la vraie rupture : Gauche année zéro », Paris, L’Archipel, avril 2011
https://ceriseslacooperative.info/
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Jacques BIDET (*), Philosophe, « La classe populaire peut-elle gouverner ? », nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Démocratie et colonialisme », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’histoire des partis anticapitalistes montre que la classe populaire ne peut s’organiser politiquement qu’en association avec une certaine élite compétente, qui a ses raisons propres de résister à l’emprise du capital, mais qui n’envisage une telle alliance que pour en prendre la direction. Je parlerai notamment des Partis Uniques, qui sont des révélateurs de la forme-parti. Et des perspectives contrastées de Gramsci et Althusser. Après l’échec des partis, l’organisation en forme de mouvement reconduit les mêmes processus. Je m’attacherai particulièrement aux théories de Laclau et Mouffe et à leurs relations avec les pratiques de LFI. Face au déferlement mondial du néolibéralisme, l’idée d’une politique conduite sous l’hégémonie de la classe populaire ne serait-elle qu’une utopie ? À mesure que l’on avance sur le chemin du désastre écologique, commence à s’affirmer une « Nation-monde », qui se dresse contre « L’État-monde » de classe et un « Système-monde inégal » destructeurs de la vie sur la planète. Mais ce n’est qu’en engageant une solidarité plus large, un « Soulèvement de la Terre » que le commun du peuple du monde pourra écarter la catastrophe finale.
(*) « La classe populaire peut-elle gouverner ? », Editions Syllepse, 2023
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
Nous vous conseillons de regarder aussi la captation ci-après de Jacques BIDET sur le même thème aux rencontres de l’Atelier animé par Pierre GOLDBERG qui s’est tenue le 7 décembre 2023 :
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–André ROSEVEGUE (*), animateur de l’UJFP-Aquitaine, Talence, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Démocratie et colonialisme », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Dans l’univers politique français, l’idée de démocratie reste le plus souvent liée à l’idée d’élections libres et de séparation des pouvoirs. S’est progressivement imposée l’idée que les femmes devaient être à égalité comme électrices, et plus récemment parmi les élu.es.Et devant l’accroissement vertigineux des inégalités la question d’une démocratie sociale vient dans le débat, même sans franche remise en cause du capitalisme. Pourtant, les républiques successives sont considérées comme démocratiques alors même que la troisième a été période de colonisation accrue, la quatrième période de décolonisation subie, la cinquième période de combinaison du maintien de la possession des confettis de l’Empire et de la tentative de maintien d’une domination de l’ancien domaine colonial (la Françafrique en particulier, aujourd’hui chahutée). Mais qu’est-ce qu’une démocratie coloniale ? Qu’est-ce qu’une « démocratie » qui pour maintenir le mythe de l’égalité des citoyens doit par définition refuser le statut de citoyens aux colonisés ? Qu’est- ce qu’une démocratie structurellement raciste ? Comment peut-on véritablement la décoloniser ? J’essaierai modestement d’approcher le sujet pour la France, et je prendrai quelques exemples étrangers. Peut-être la « démocratie » de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Peut-être des démocraties confrontées aux peuples « indigènes », « premiers ». Et puis Israël, « la seule démocratie du Moyen-orient »
(*) « Portraits de Juifs antisionistes en France », UJFP, Edition Syllepse, 2022.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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–Jean-Marie MATISSON (*), délégué régional Unité Laïque, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « L’universel et la liberté », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Je suis un citoyen de l’universel et je n’ai qu’un seul pays « La Liberté ». « La laïcité, pas une arme, un bouclier » et « la Laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ». La Laïcité, c’est simple, inutile de la compliquer ou de lui coller un adjectif. Elle vise l’intérêt général de la République et non des intérêts particuliers. C’est d’abord un principe de stricte égalité des citoyens quelles que soient leurs origines. C’est ensuite une philosophie basée sur les Droits de l’homme et du citoyen. De la même façon que le Juif est le baromètre de l’Histoire, la femme est le baromètre de la Laïcité, s’en prendre à eux, c’est s’en prendre à l’Humanité et à l’universel. Voici deux phares de la laïcité qui permettent de rester dans les rails de la République. La laïcité est universelle, se servir d’elle pour rejeter une partie de la population est en fait du fascisme… Elle constitue, encore aujourd’hui, le fondement indispensable de l’harmonie sociale et de l’unité de la nation. En défendant le droit absolu à la liberté de conscience, à la liberté d’expression et au libre choix, la laïcité contribue à la construction d’un humanisme moderne qui donne à chaque femme et à chaque homme un accès égal aux connaissances et aux responsabilités.
(*) « Le procès de Papon ou Le procès de Vichy », éditions La Lauze, 2020
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Nicolas TARDITS (*), doctorant en science politique, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Les prémices du suffrage universel et de son fonctionnement sous le Second Empire. », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’objectif étant de renverser l’évidente association entre citoyenneté et démocratie en questionnant l’usage fait du suffrage ‘‘universel’’ dans un système politique oligarchique. Je peux revenir sur son application et donc, sa domestication par la force et par le jeu sur les règles . Toutefois, pour dépasser ce simple constat de contrôle, je peux présenter l’usage fait de l’élection par le pouvoir exécutif bourgeois en questionnant ce qui est aujourd’hui routinisé à savoir : l’entreprise politique visant à essentialiser et personnaliser l’expression du ‘‘peuple’’. Cela se fait par la mise en scène de la victoire électorale mais aussi dans les différents discours alléguant le suffrage pour légitimer la place unique de chef d’Etat. Il s’agit donc de traiter l’usage de la citoyenneté non pour le pouvoir de tous mais pour la gouvernance d’un seul : le vote comme ratification politique d’un ordre social et non plus comme entreprise de délégation ou de représentation. Autrement dit, saisir le lien entre citoyenneté et démocratie en étudiant, sous le Second Empire, les conditions de son renversement de sens historique qui ne semble pas, encore aujourd’hui, complètement désuet.
(*) Codirection du numéro 411 de La Pensée : Parlements et autoritarismes Et publication en 2021 du chapitre d’ouvrage : « Le consentement législatif en régime autoritaire. Domination politique et recomposition parlementaire sous le Second Empire », dans : Maya Collombon et Lilian Mathieu (dir.)., Dynamiques des tournants autoritaires
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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–Michel BARRILLON (*), économiste, Université d’Aix Marseille, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « DU BON USAGE DE SIMONE WEIL EN TEMPS TRÈS, TRÈS INCERTAINS », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« Si nous devons périr dans les batailles
futures, faisons de notre mieux pour
nous préparer à périr avec une vue claire
du monde que nous abandonnons. »
Simone Weil, « Perspectives » (1933)
Il y a 80 ans, le 24 août 1943, Simone Weil mourait en Angleterre à l’âge de 34 ans. En dépit de la brièveté de son existence – une « vie de philosophe » au cours laquelle elle n’eut de cesse de mettre en accord ses actes et ses idées –, elle laissait un œuvre importante dont la publication intégrale devrait nécessiter une quinzaine de volumes. Dans nombre de ses écrits, elle fait part des réflexions que lui inspire la pensée de Marx, en respectant le principe posé par le philosophe Alain : « ce n’est pas hors d’une limite qu’on dépasse le maître, mais au-dedans de sa pensée. »
Elle rejette tout ce qui, chez Marx et les marxistes, revêt un aspect « religieux » : sa théorie de l’histoire, le culte des forces productives, le matérialisme dialectique, la mission historique du prolétariat, la conception de la liberté… Et elle ne retient en définitive que le matérialisme historique, non comme théorie générale de la société, mais comme « méthode », une méthode qui postule que « l’existence sociale est déterminée par les rapports entre l’homme et la nature établis par la production ».
Elle applique cette méthode pour examiner le problème suivant : au regard de l’état actuel de la société – une société dont elle disait à la veille de mourir : « il semble difficile d’aller beaucoup plus loin dans le sens du mal que la société moderne » –, qu’est-ce qui s’oppose à l’instauration d’« une société d’hommes libres, égaux et frères », et quel chemin suivre pour s’en approcher le plus possible ? Les changements majeurs survenus depuis la mort de Marx dans la structure du capitalisme industriel, la conduisent à se focaliser sur la catégorie sociale des cadres, ingénieurs, directeurs d’entreprise, et moins sur l’exploitation des ouvriers que sur l’oppression qu’ils subissent dès qu’ils franchissent le seuil de l’usine : c’est une forme particulière d’oppression sociale qu’elle nomme « oppression par la fonction ». Cette oppression, exercée par le machinisme et l’organisation rationnelle du travail industriel, est orchestrée par « ceux qui disposent des machines » auxquelles ils soumettent les ouvriers.
Elle tire de cette étude la conclusion qu’il ne saurait y avoir de « révolution sociale » sans lepréalable d’une « révolution technique ». Elle écarte donc le scénario révolutionnaire « classique », et explore la voie du « réformisme » dont elle ne tarde pas à se rendre compte qu’elle est tout aussi illusoire. Sa quête aboutit donc à une impasse…
La question est de savoir si, aujourd’hui, l’application de la méthode matérialiste mènerait au même constat, en dépit ou à cause des changements technologiques qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont bouleversé notre monde, nos modes de production et de vie. Et dans l’affirmative, il s’agit de s’interroger sur la possibilité de sortir de l’impasse…
(*) « D’un mensonge déconcertant à l’autre », Editions Agone, 2001, « Procès en réhabilitation de l’idée de nature. Ébauche », Écologie & politique 2019/2 (N° 59)
Discutant-e : Bernard TRAIMOND, Professeur émérite d’Anthropologie, Université de Bordeaux
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–Pierre CRETOIS (*), Philosophe, Maître de conférences à l’Université Bordeaux-Montaigne, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « La copossession du monde », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« La propriété ou le chaos ! » s’écrient en chœur les thuriféraires de l’ordre propriétaire. Parce que, disent-ils, la propriété sépare le tien et le mien, elle protège la liberté individuelle et assure l’harmonie sociale. Condition de l’échange, elle fonde l’activité économique et favorise l’enrichissement collectif. À les écouter, elle n’aurait que des vertus. C’est faire peu de cas de ses funestes conséquences – la pollution et l’épuisement des ressources naturelles, par exemple –, mais c’est aussi abandonner au marché des questions qui devraient relever de la délibération politique.
Or, cet ouvrage le démontre, l’intérêt économique ne se confond pas avec le bien commun. Pour endiguer le creusement des inégalités sociales et la destruction de la planète, on ne peut s’en remettre aux chimères du tout-marché ou de la démocratie de consommateurs. Un radical changement de perspective s’impose : il faut défendre des principes autonomes de justice pour remettre la propriété à sa place et l’envisager non plus comme le socle de la vie en communauté mais, au contraire, comme une modalité du commun intégrant les droits d’autrui et ceux des générations futures.
(*) « La copossession du monde : vers la fin de l’ordre propriétaire » aux éditions Amsterdam 2023 ; « La part commune. En finir avec la propriété privée », Paris, Editions Amsterdam, 2020
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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–Roland PFEFFERKORN(*), Sociologue, Professeur émérite de l’Université de Strasbourg, nous a fait partager une contribution avec pour titre : , « Dévoiement de la laïcité », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Je reviendrai sur l’histoire de la laïcité. Les lois laïques scolaires (1882 et 1886) concernent la puissance publique, elles consacrent la laïcité des programmes, des personnels et des bâtiments. La séparation des Églises et de l’État, l’affirmation de la liberté de conscience et de l’égalité entre croyants et non-croyants sont le cœur de la loi de 1905. Pour autant la politique laïque comportait des points aveugles : pas de laïcité dans les colonies, les femmes exclues du vote et scolarisées à part, un seul élève du primaire sur 2000 passe dans l’enseignement secondaire avant 1914. Les XXe et XXIe siècle voient se multiplier les accommodements et arrangements avec l’Église catholique et jusqu’à ce jour les lois laïques historiques ne s’appliquent pas en Alsace et en Moselle. Désormais c’est une laïcité identitaire et discriminatoire qui est promue.
(*) « Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée », Paris, Syllepse, 2022Roland PFEFFERKORN est professeur émérite de sociologie à l’université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles, LinCS, UMR 7069 (CNRS, Unistra). Il est par ailleurs corédacteur en chef de la revue Raison présente :
https://www.cairn.info/revue-raison-presente.htm
Discutant-e : Michel ALLEMANDOU, Metteur en scène, Ligue de l’enseignement.
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-Jean-Paul SCOT(*), Historien, nous a fait partager une contribution avec pour titre : , «Jaurès lecteur de Marx : « évolution révolutionnaire » et « démocratie économique et sociale » », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Si, en 1901, Jaurès se réclame de Marx pour légitimer, face « aux prétendus doctrinaires du marxisme », sa stratégie de l’ « évolution révolutionnaire », il se réclame également des derniers écrits d’Engels pour affirmer que « la République est la forme politique du socialisme » que la classe ouvrière doit transformer en « République démocratique et sociale ». La démocratie sociale ne saurait se limiter, affirme en effet Jaurès, à la conquête de droits sociaux pour les travailleurs car elle exige la reconnaissance, à côté de la souveraineté de la nation, de la « souveraineté du travail », soit la pleine participation des travailleurs à la direction de l’État comme des entreprises, publiques comme privées. La « classe ouvrière » devra donc « diriger la démocratie » dans le but de « résorber et de supprimer le capitalisme » au moyen de « réformes révolutionnaires », sans sombrer dans le « socialisme d’État » ni se bercer des illusions anarcho-syndicalistes. Vers 1910, Jaurès en vient à affirmer, à la différence de Marx et de Bakounine, que l’État ne sera ni réformé, ni aboli, mais profondément démocratisé, car « l’État n’exprime pas une classe, il exprime le rapport des classes, le rapport de leurs forces ». Les théories de la démocratie, du socialisme et de l’État ne sauraient donc être dissociées.
(*) « Jaurès et le réformisme révolutionnaire », Paris, Seuil, 2014
Discutant-e : Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine, Université de Bordeaux-Montaigne
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-Nicolas PATIN(*), Maître de conférences en histoire contemporaine, Université Bordeaux Montaigne, membre Junior de l’IUF, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Le Référendum d’initiative citoyenne sous la République de Weimar (1918-1933) : un outil de démocratie directe ? », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La République de Weimar, régime issu de la guerre et de la révolution, est souvent perçue comme un échec politique, qui amène à la prise du pouvoir pour Hitler. Pourtant, il existait, au sein du système parlementaire, des innovations très fortes, comme le Référendum d’initiative populaire (Volksbegehren). Il fut utilisé à trois reprises en 14 ans, par les forces de gauche… mais aussi par les nazis.
(*) Julie Le Gac, Nicolas Patin, « Guerres mondiales : le désastre et le deuil, 1914-1945 », Paris, Armand Colin, 2022 ; Nicolas Patin, « La catastrophe allemande. 1674 destins parlementaires », Fayard, Paris, 2014.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Contact: Espaces.MarxBx@gmail.com
Site Bordelais (Soutenez-nous) :
https://espacesmarxaquitainebordeauxgironde.wordpress.com/
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–Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales, Président de l’IDRP (Institut de recherches et de documentation sur la paix et les conflits), nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Le droit humain à la paix, étape décisive d’un nouvel internationalisme ? », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Le Droit humain à la paix est issu d’une longue lutte pour l’émancipation humaine, depuis la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations unies en 1948, le droit à l’auto-détermination des peuples qui émerge pendant la Guerre froide. Il remet en cause le pouvoir sans partage des États. Il englobe plusieurs droits dont le droit à l’éducation pour la Paix, le droit à la sécurité humaine et à vivre dans un environnement sûr et sain, le droit au développement et à un environnement durable, à la désobéissance et à l’objection de conscience, à la résistance et l’opposition à l’oppression.
Le Droit humain à la paix est une condition pour faire avancer la sécurité humaine en combattant toute instrumentalisation. En effet, le droit humain à la paix ne peut être mis en œuvre que par des méthodes pacifiques s’il ne veut pas entrer en contradiction avec lui-même. Comment ne pas en voir les implications dans l’agression russe en Ukraine, les attentats du Hamas et la riposte guerrière disproportionnée d’Israël ? Il peut s’apparenter à un renversement copernicien du paradigme des relations internationales : la domination sans partage des États sur les peuples et les individus ».
(*) « La paix, c’est mon droit ! 21e siècle, vers la guerre ou vers la paix ? », 2023 – BoD éditeur
Discutant-es : Nicole LAVALLEE, Présidente du Mouvement de la Paix Gironde, Joël GUERIN, ancien syndicaliste, Délégué du Défenseur des Droit.
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–Jean-Marie HARRIBEY(*), économiste, Bordeaux, « Premier acte de la démocratie économique : une autre répartition de la valeur ajoutée »
Cinq socio-économistes viennent de réaliser une étude pour les « Économistes atterrés » sur « La répartition de la valeur ajoutée »[1]. Elle montre que, en France, au cours des 50 dernières années de capitalisme néolibéral, la part salariale dans la valeur ajoutée brute (VAB) des sociétés non financières (SNF) a baissé d’environ 4 points (de 69 à 65 %). Cette baisse n’apparaît plus lorsqu’on examine le partage de la valeur ajoutée nette, une fois soustrait de la VAB l’amortissement du capital productif. C’est le point fort de cette étude montrant la hausse très importante de la part de la consommation de capital fixe (de 14 à 22 % de la VAB des SNF en un demi-siècle). La principale cause est le renouvellement accéléré des outils matériels et immatériels de production à l’ère de l’informatique et de la robotique. Il en résulte une forte baisse de la part des profits dévolue à l’investissement net, c’est-à-dire à celui préparant l’avenir, au moment même où surgit le besoin d’une bifurcation écologique de grande ampleur.
T. Dallery, J.-M. Harribey, E. Jeffers, D. Lang et S. Treillet, « La répartition de la valeur ajoutée » https://www.atterres.org/partage-de-la-valeur-ajoutee-en-30-ans-la-part-revenant-aux-salaires-sest-erodee.
(*) « En finir avec le capitalovirus, L’alternative est possible », Éditions Dunod, 2021
Discutant-e : Michel CABANNES, économiste, Université de Bordeaux
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Attention : Le plan vigipirate ayant été réactivé, il est nettement conseillé de vous inscrire pour participer aux rencontres début décembre en précisant les jours où vous serez présent, merci d’avance pour votre compréhension.
Inscrivez-vous auprès de Espaces.MarxBx@gmail.com
ou auprès de Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
Les 44 contributions annoncées :
Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen ; Jacques BIDET, Philosophe, professeur émérite à l’Université Paris-Nanterre ; Marie-France BOIREAU, Docteur en littérature, Université d’Orléans ; Alexandre BOISSIEIRES, Militant de Réseau Salariat ; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ; Thierry BRUGVIN, Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute ; Philippe BRUNET, Professeur émérite de Sociologie à l’Université Gustave Eiffel de Marne la Vallée ; Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; Pierre CRETOIS, Philosophe, Université de Bordeaux-Montaigne ; Monique DENTAL, Militante Féministe ; Michel DUCOM, Poète, Militant de l’Education Nouvelle, GFEN ; Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales ; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine, Université de Bordeaux-Montaigne ; Baptiste GIRAUD, Maître de conférences en science politique – Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Université d’Aix Marseille ; Ludovic GODARD CADILLAC, Mathématicien, Commission ESR du Pcf, Université de Bordeaux; Roland GORI, Psychanalyste, professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Aix-Marseille ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Université de Bordeaux, Membre du conseil scientifique d’ATTAC ; Alain JEANNEL, Professeur émérite en Sciences de l’Éducation, Université de Bordeaux ; Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la Magistrature ; Sébastien LABORDE, Elu Départemental, Militant politique ; Ivan LAVALLE, Scientifique, professeur de mathématiques émérite de l’Université de Paris VIII ; Annie LECHENET, maîtresse de conférences en philosophie à l’Université de Lyon ; Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain ; Victor LENY, Ingénieur ; Jean-Marie MATISSON, délégué régional Unité Laïque; Laurent MELITO, Sociologue ; Frédéric MELLIER, Elu Régional, Militant politique ; Nicolas PATIN, Historien, Université Bordeaux-Montaigne ; Henri PENA-RUIZ, Philosophe ; Roland PFEFFERKORN, Sociologue, Professeur à l’Université de Strasbourg ; Robert PIERRON, Cadre Territorial, Chercheur ; Jean QUERBES, Ingénieur Agronome, ancien élu Pcf ; Yvon QUINIOU, Professeur Agrégé de Philosophie; Lena RAUD, Secrétaire nationale des Etudiants Communistes ; André ROSEVEGUE, animateur de l’UJFP Aquitaine ; Jean-Paul SCOT, Historien, Université d’Amiens ; Jean SEVE, professeur agrégé d’histoire en Dordogne ; Fabien TARRIT, économiste, Maître de conférences, HDR, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Nicolas TARDITS, doctorant en science politique, Université de Paris Nanterre ; Ulliya TURAN, Conseillère Régionale, Maire-Adjointe à Strasbourg, Militante politique ; Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ;
Attention : Le plan vigipirate ayant été réactivé, il est nettement conseillé de vous inscrire pour participer aux rencontres début décembre en précisant les jours où vous serez présent, merci d’avance pour votre compréhension.
Inscrivez-vous auprès de Espaces.MarxBx@gmail.com ou auprès de Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
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Les termes de démocratie, de république, de luttes de classe sont-ils antagonistes ou complémentaires ? Opèrent-ils dans le même champ ? Doit-on les hiérarchiser ?
« Pas question d’installer la République sur le lieu de travail… »? mais si la démocratie et la citoyenneté y est « empêchée », sommes-nous encore en République ?
Quelle nouvelle constitution élaborer pour libérer toutes les forces vives de la Nation et s’extraire de la logique capitaliste, de toutes formes d’exploitations et de dominations entre les êtres humains et les peuples ?
L’universalisme du siècle des Lumières et de la Révolution de 1789 est-il LA solution ? Après les travaux sur le colonialisme et l’énumération de ses ravages pendant et après l’esclavage pouvons-nous nous en tenir là ? N’y a-t-il pas lieu de questionner et de mettre en œuvre pratique le récent concept de « pluriversalisme », cet « universel qui reconnaît l’existence de la pluralité », ce processus d’ « enrichissement mutuel entre cultures ayant toutes droit au même respect ».
Dans le domaine de la vie quotidienne, n’avons-nous pas à nous interroger sur la persistance des inégalités de genre, d’origine sociale ou ethnique, sans négliger les (grands) écarts dans les conditions de travail et de vie, l’espérance de vie en bonne santé ou devant la mort ? Comment faire République souveraine, citoyenne et construire de nouvelles relations entre les nations et les peuples, un nouvel internationalisme nourrit de « pluriversalisme » ?
Comment peu se construire une citoyenneté nationale, européenne, mondiale ? Quelle place pour la lutte des classes dans ce processus ? Quel rôle peut jouer la République dans le processus de transformation sociale et l’émancipation humaine ? Peut-elle nous aider dans le processus de dépassement du Capitalisme vers une société de solidarité, de partage, de fraternité, de liberté, d’égalité, de progrès social et humain… ?
Nous en appelons à vos contributions, à vos analyses et à vos expériences d’ici et d’ailleurs,
tant nous avons soif de partages et d’enrichissements humains.
Appel à contribution pour les journées_2023
Inscrivez-vous auprès de Espaces.MarxBx@gmail.com
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Comme l’an passé nous espérons pouvoir organiser nos rencontres en format hybride, même si nous souhaitons une participation physique en présentiel la plus importante possible. Notre objectif, c’est de pouvoir enregistrer les conférences et pouvoir ensuite les mettre à disposition du plus grand nombre, tout au long de l’année comme nous l’avons fait sur notre chaîne youtube. Cela n’empêche nullement de nous faire aussi partager les travaux sous une forme écrite…..
Nous vous invitons à concourir d’une manière ou d’une autre à la réussite de ces quinzièmes rencontres « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques pour de nouveaux horizons de civilisation » à Bordeaux, notamment en contribuant vous-même, et en ouvrant vos carnets d’adresse pour inviter à des contributions.
Appel à contribution pour les journées_2023
Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste et de son alliée, la domination patriarcale. Les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et bien des collectivités territoriales pèsent sur la population. C’est aussi le cas au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des femmes et des hommes qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politiques, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dès maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains dans la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics. Comment faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extra–ordinaire de libération humaine et d’émancipation ?…
Quelle que soit votre approche, scientifique, militante, citoyenne,… explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et d’ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
Nous attendons sans attendre vos propositions de contributions soit sur place à Bordeaux, soit en visioconférence. Merci d’avance. L’équipe d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « œuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet) ou comme l’évoque récemment Daniel Bachet dans le journal L’Humanité : « Pour se libérer des chaînes de l’organisation du travail capitaliste, il faut changer au moins radicalement les finalités de deux institutions cardinales : les entreprises et les banques, tout comme la comptabilité classique et dominante dans laquelle sont repliés les rapports sociaux fondamentaux du capitalisme (rapport salarial, rapport monétaire et financier, rapports de propriété, etc. »
N’attendez pas vous aussi, adressez-nous, le titre de votre contribution, un résumé d’une dizaine de lignes, et votre forme de participation (Présentiel ou Visioconférence), jours et créneaux horaires de vos disponibilités pour votre contribution.
La pratique et l’analyse syndicale et politique, l’expérience associative et culturelle, les approches historique, économiques, sociologiques, anthropologiques, psychologiques, juridiques, la dimension philosophique de ces questionnements,… voici qui peut enrichir notre réflexion et vos actions pour une démarche révolutionnaire renouvelée, une démarche moderne correspondant aux besoins et aux attentes du 21éme siècle ! Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
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15ème édition 30 Novembre, 1, 2, 3 Décembre 2022
Sortir du Capitalisme sans attendre : nécessités, possibilités

Le programme des 15emes Rencontres_Marx_Décembre2022
Voir les vidéos des différentes contributions sur la chaine youtub d’Espaces Marx Aquitaine :
https://www.youtube.com/@EspacesMarxAquitaine
Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste dans les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et la plupart des collectivités territoriales, ainsi qu’au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des êtres humains qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politique, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dés maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains et de la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de la production de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics pour faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extraordinaire de libération humaine et d’émancipation….
Quelque soit votre point de vue, scientifique, militant, citoyen, explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
* Mercredi 30 Novembre de 9h à 18h – Petit Salon (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Nicolas BENIES, économiste ;Juliette MATHIEU, éditrice ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Pierre CRETOIS, Philosophe ; Maryse MONTANGON, analyste de la santé et de la protection sociale ; Alain BIHR, Sociologue ;
* Jeudi 1er Décembre de 9h à 18h – Petit Salon (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques;Thierry BRUGVIN, Psychosociologue, Besançon ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Bernard COUTURIER, Politiste, Militant ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Ivan LAVALLE, Scientifique; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste;
* Vendredi 2 Décembre de 9h à 18h – Salle des Actes (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Michel CABANNES, économiste; Francis DUPUY, Anthropologue, Université de Toulouse ;Sébastien LABORDE, Elu, Militant politique ; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Roland GORI, Psychanalyste ; Dominique PINSOLLE, Historien,Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Bordeaux Montaigne; Fabien TARRIT, économiste ;
* Samedi 3 Décembre de 9h à 18h – Amphi FABRE (Fac Sciences de l’homme à Bordeaux, place de La Victoire) : Alexandre BOISSIEIREIS, Militant Réseau Salarial ; Bernard FRIOT,Professeur de Sociologie; Ollivier JOULIN,Magistrat ; Yvon QUINIOU, Philosophe; Olivier LE COUR GRANDMAISON, Politologue;
* Samedi 3 Décembre à 16h – Amphi FABRE (Fac Sciences de l’homme à Bordeaux, place de La Victoire) : Conférence/Débat de Bernard FRIOT en partenariat avec plusieurs associations : « Mettre la production sur ses pieds, continuer à passer du travail capitaliste au travail communiste »
Nadine VIALA, Psychanalyste…nous fera partager une contribution écrite.
Nous espérons vous y rencontrer.
Pour faciliter l’organisation, merci d’avance de vous inscrire en écrivant Espaces.MarxBx@gmail.com ou par retour du courrier.
Elles et Ils sont nombreux à avoir répondu présent et à nous apporter une contribution aux rencontres :
Nicolas BENIES, économiste ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Alain BIHR, Sociologue ; Alexandre BOISSIEREIS, Militant Réseau Salarial ; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste; Thierry BRUGVIN, Psychosociologue, Besançon ; Michel CABANNES, économiste; Bernard COUTURIER, Politiste, Militant ; Pierre CRETOIS, Philosophe ; Francis DUPUY, Anthropologue, Université de Toulouse ; Bernard FRIOT, Professeur de Sociologie; Roland GORI, Psychanalyste ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Ollivier JOULIN, Magistrat ; Sébastien LABORDE, Elu, Militant politique ; Ivan LAVALLE, Scientifique; Olivier LE COUR GRANDMAISON, Politologue ; Juliette MATHIEU, éditrice ; Maryse MONTANGON, analyste de la santé et de la protection sociale ; Dominique PINSOLLE, Historien,Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Bordeaux Montaigne; Yvon QUINIOU, Philosophe; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Fabien TARRIT, économiste ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Nadine VIALA, Psychanalyste;
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Site Bordelais : https://espacesmarxaquitainebordeauxgironde.wordpress.com/
Page Facebook : https://www.facebook.com/EspacesMarxAquitaine/
Chaine Youtube : https://www.youtube.com/@EspacesMarxAquitaine
Site Parisien : http://www.espaces-marx.net
Contact: Espaces.MarxBx@gmail.com
Tel : 07.85.61.25.04
Bulletin_Soutien_Adhesion_2022
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Toutes les interventions des 15émes rencontres seront disponibles en vidéos dans les semaines à venir :
(Abonnez-vous ! Rejoignez les 407 abonnés à ce jour !)
– Nicolas BENIES, économiste, « Un monde meurt » , Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/xkHKH5sOBK4
– Juliette MATHIEU, Co-fondatrice des éditions du Détour, «Le livre à venir, la nécessaire transition», Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/m2IT2BYaJ-o
– Pierre CRETOIS, « Renouer avec la critique de la propriété ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/1BIVQiGVJX4
– Sébastien LABORDE, « Le monde de demain, quoi qu’il arrive, nous appartient. Mais que sera-t-il ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/WIkGjmEaQII
– Jean BRICMONT, « La gauche et la guerre », Rencontres décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/P6Y1l2CYlVM
– Bernard FRIOT, « L’urgence de sortir d’une culture du communisme pour demain », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ZrKCVncm-rI
– Alain BIHR, « La « transition écologique », nouvelle frontière du capital ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo : https://youtu.be/rFyRC666DOI
– Roland GORI, « Nos nouvelles servitudes, comment s’en émanciper ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/EIkIhZKT8UE
– Marie-Claude BERGOUIGNAN, « Trajectoires féministes », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ecRbH9npWfc
– Ivan LAVALLEE, « Cyber-révolution et révolution sociale », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/dCZQGPOuvoI
– Bernard COUTURIER, « Approche marxiste du fascisme », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ZkyUjzgWk4k
– Jean-Marie HARRIBEY, « Réhabiliter le travail » , Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/myViZ8y0dfk
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Comme l’an passé nous espérons pouvoir organiser nos rencontres en format hybride, même si nous souhaitons une participation physique en présentiel la plus importante possible. Notre objectif, c’est de pouvoir enregistrer les conférences et pouvoir ensuite les mettre à disposition du plus grand nombre, tout au long de l’année comme nous l’avons fait sur notre chaîne youtube. Cela n’empêche nullement de nous faire aussi partager les travaux sous une forme écrite…..
Nous vous invitons à concourir d’une manière ou d’une autre à la réussite de ces quinzièmes rencontres « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques pour de nouveaux horizons de civilisation » à Bordeaux, notamment en contribuant vous-même, et en ouvrant vos carnets d’adresse pour inviter à des contributions.
Appel à contribution pour les journées_2022
Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste et de son alliée, la domination patriarcale. Les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et bien des collectivités territoriales pèsent sur la population. C’est aussi le cas au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des femmes et des hommes qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politiques, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dès maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains dans la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics. Comment faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extra–ordinaire de libération humaine et d’émancipation ?…
Quelle que soit votre approche, scientifique, militante, citoyenne,… explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et d’ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
Nous attendons sans attendre vos propositions de contributions soit sur place à Bordeaux, soit en visioconférence. Merci d’avance. L’équipe d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « œuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet) ou comme l’évoque récemment Daniel Bachet dans le journal L’Humanité : « Pour se libérer des chaînes de l’organisation du travail capitaliste, il faut changer au moins radicalement les finalités de deux institutions cardinales : les entreprises et les banques, tout comme la comptabilité classique et dominante dans laquelle sont repliés les rapports sociaux fondamentaux du capitalisme (rapport salarial, rapport monétaire et financier, rapports de propriété, etc. »
N’attendez pas vous aussi, adressez-nous, le titre de votre contribution, un résumé d’une dizaine de lignes, et votre forme de participation (Présentiel ou Visioconférence), jours et créneaux horaires de vos disponibilités pour votre contribution.
La pratique et l’analyse syndicale et politique, l’expérience associative et culturelle, les approches historique, économiques, sociologiques, anthropologiques, psychologiques, juridiques, la dimension philosophique de ces questionnements,… voici qui peut enrichir notre réflexion et vos actions pour une démarche révolutionnaire renouvelée, une démarche moderne correspondant aux besoins et aux attentes du 21éme siècle ! Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
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– Le Jeudi 30 Juin à 19h Espaces Marx Aquitaine organise une visioconférence avec Bernard VASSEUR, Philosophe, autour de son dernier livre « SORTIR du capitalisme : Actualité et urgence du communisme », publié aux éditions de l’Humanité.

Que peut signifier le mot “communisme” aujourd’hui ?
Dénoncer le capitalisme ne suffit pas.
Imaginer une alternative.
Ne pas répéter l’histoire, en tirer des leçons.
Définir, inventer le communisme du XXIe siècle.
Socialisme / étatisme / communisme.
Propriété d’usage / propriété lucrative.
Repenser le travail, la notion de travailleur.
Nouvelle conception du salaire.
Le déjà-là du communisme.
Dans ce nouvel ouvrage, Bernard Vasseur démontre, exemples à l’appui, comment le capitalisme mène l’humanité dans le mur et menace la vie sur la planète. L’auteur donne surtout à voir combien le communisme est à l’ordre du jour et peut se construire chaque jour dans l’action.
Nous prolongerons avec cette soirée nos travaux de décembre 2021 auxquels notre ami Bernard VASSEUR n’avait pas pu participer……
Vous pouvez commander le livre sur le site de l’Humanité :
https://www.humanite.fr/sortir-du-capitalisme-751963
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Jeudi 30 Juin 2022 à 19h
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
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14ème édition 1, 2, 3, 4 Décembre 2021
« Commun(s) Commune(s) Communisme(s) »

Toutes les interventions sont disponibles en vidéos :
** Vincent TACONET Intervention de Clôture des 14émes Rencontres d’espaces Marx Aquitaine
Lien vidéo : https://youtu.be/jFjI3g4Da7g
** Maurice LEMOINE, Journaliste, « Amérique latine : la rue et les urnes. »
Lien vidéo : https://youtu.be/INpflKWPkDo
** Nadine VIALA, « Démocratie en panne, en perdition ou en devenir ? »
Lien vidéo : https://youtu.be/qB95GAE-ewY
** Alain JEANNEL, « Du téléspectateur au lecteur »
Lien vidéo : https://youtu.be/Wrz5GoTq8Nk
** Pierre PHILIPPE, « Léo Melliet, Figure de la Commune de Paris, député du Lot-et-Garonne,…*»
Lien vidéo : https://youtu.be/XPmuhQ56giU
** Bernard FRIOT, « Travail : aller au communisme par le communisme »
Lien vidéo : https://youtu.be/FenQCcbl6IM
** André ROSEVEGUE, « Le communisme, un complot juif ?»
Lien vidéo : https://youtu.be/9L3lgvLbCD8
** Daniel CIRERA, « REGARDS CROISÉS USA-France Mouvements et politique en temps de crises », Décmbre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nOdKx75aUgM
** Jean Michel DEVESA, « Se laisser de nouveau hanter !», Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/0Kp5YIvqsJM
** Jean SEVE, « La visée communiste : quel bilan pour la refondation théorique et pratique engagée ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/SrPVv_peUzU
** Gérald MAZAUD, « Lutte des classes dans la théorie ? Lucien Sève dans l’anthropologie marxienne. » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/47P7YVNOtFk
** Marie-France BOIREAU, « André Léo, Paule Minck, 1871-2021. Il y a 150 ans, la Commune de Paris … », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/C-B0w_fBE9w
** Bernard COUTURIER, « Intersectionnalité, universalisme, déconstruction : quoi de Commun ? » , Janvier 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/HQVW5iVxKs8
** Jean-Marie CANU, « Le syndicalisme en-commun (Arguments pour une refondation) », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/1Q1kZ4M1vR0
** Jean-Pierre LEFEVRE et Pierre ROBIN, « LES RÉVOLTES POPULAIRES EN AQUITAINE ». , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/JdYXFvWUUXI
** Yves JOUAN, « Le « Dictionnaire de la Commune », de Bernard Noël, Faire tomber les ghettos*», Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/1SRMl5je7Lo
** Bernard TRAIMOND, Professeur d’Anthropologie, « Sur l’Anthropologie politique de Gérard ALTAHBE », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/gvaGmaFyRB0
** Ivan QUEZADA, « Le Chili sera-t-il capable d’initier la fin du néolibéralisme mondial ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/f-FuZ1kIRW0
** Roland PFEFFERKORN, « Du leurre de l’égalité des chances à la blague de la théorie du ruissellement » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZB60IKqNYk
** Jean BRICMONT, essayiste, « La souveraineté nationale question fondamentale de notre temps » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/AOIA_zUYKoA
** Bernard FRIOT, « Quel droit pour tout majeur : revenu de base, contrat de travail ou salaire ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/fMtM0-VZo9M
** Christian LAVAL, Professeur de Sociologie, « Pour un éco-communisme libertaire» , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZW-sumlAoI
** Florian GULLI, Philosophe, « Quelques remarques sur le communisme à partir de Lucien Sève », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/VvV61ufz-Lw
** Yvon QUINIOU, Philosophe, « Quel féminisme dans l’optique du communisme ? », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/WcciYSz4hKE
** Gauthier DELOZIERE, « Sur les possibilités d’une forme écologique de travail » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/r7-6KWYy2vc
** Jean-Marie HARRIBEY, économiste, « En finir avec le capitalovirus : L’alternative est possible », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xcUC6FZD2pg
** Jacques BIDET, Philosophe, « Commun et communisme », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xsJtn-PHBmA
** Fabien TARRIT « Les révolutions russes de 1917 : l’irruption du communisme comme projet universel », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/bMv8mp0mk2Q
** Alfredo GOMEZ-MULLER, « La source andine des mémoires utopiques européennes », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/vrcmHi5IUfQ
** Thierry BRUGVIN, « La régulation coopérative des communs », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/K5GRQaC8z14
** Marie Claude BERGOUIGNAN, « Les paradoxes du commun », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/DEvSI_E7T1Y
Le deroulement des 14emes Rencontres_Marx_2021_VersionDéfinitive
Les participations et les résumés_2021
Le monde dans lequel nous vivons est puissamment (mais non définitivement!) dominé par un capitalisme ravageur et prédateur. Che Guevara invitait naguère à « créer un, deux, trois Vietnam » : dans toutes les parties du monde comme au cœur de notre pays, des milliers de luttes et des milliers d’expérience, dans le droit fil des créations de la Commune de Paris il y a 150 ans, ou par tâtonnements, « montent à l’assaut du ciel » ou tracent des pistes pour l’avenir. Nous vous invitons à intervenir sur ce thème dans nos Rencontres Actualités de Marx et pensées critiques. 25 ans d’expérience zapatiste, luttes dans les Zad, services publics repensés, coopératives renouvelées, référendums d’initiative citoyenne, inventions de nouvelles pratiques communales, luttes puis conquêtes de nouveaux droits… la liste est longue et vous pouvez l’allonger… Expériences personnelles et collectives, analyses de mises en œuvre contemporaines ou historiques seront les bienvenues et nous attendons avec intérêt vos contributions. Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « oeuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet)
Appel à contribution pour les journées_2021
Les contributeurs: Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Jacques BIDET, Philosophe, « Commun et communisme » ; Marie-France BOIREAU, Docteure en Littérature, Université d’Orléans; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste; Thierry BRUGVIN, Sociologue, Besançon ;
Jean-Marie CANU, Institut de Recherche de la FSU ; Daniel CIRERA, Secrétaire général du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri ; Bernard COUTURIER, Philosophe; Gauthier DELOZIERE, Doctorant ; Jean-Michel DEVESA, Professeur de Lettres, Université de Limoge; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire; Bernard FRIOT, Professeur de Sociologie; Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur de Philosophie Université de Tours; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Alain JEANNEL, Professeur Honoraire en Sciences de l’Education; Yves JOUAN, Poète ; Christian LAVAL, Professeur de Sociologie; Jean-Pierre LEFEVRE et Pierre ROBIN, Historiens; Maurice LEMOINE (Sous réserve), Journaliste; Jean-Claude MASSON, Ingénieur; Gérald MAZAUD, paisible retraité bordelais engagé dans l’espérée transformation sociale; Laurent MELITO et Sébastien DELPECH, Sociologues ; Roland PFEFFERKHORN, Professeur de Sociologie ; Ivan QUEZADA, Enseignant ; Pierre PHILIPPE, Sciences de l’Education; Yvon QUINIOU, Philosophe; André ROSEVEGUE, animateur de l’UJFP Aquitaine ; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Fabien TARRIT, économiste ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Bernard TRAIMOND, Professeur d’Anthropologie; Nadine VIALA, Psychanalyste…
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13ème édition 2, 3, 4, 5 Décembre 2020
« Universalité, Égalité et Émancipation(s) » Sans attendre le monde d’après !
Universalité, Égalité : S’il est des mots ou des concepts qui méritent éclaircissements, ceux-ci en font partie. Car que n’a-t-on dit et fait au nom de ces « maux » là ? Y compris dernièrement face à la crise sanitaire ou au terrorisme ? Il nous a semblé opportun au regard des enjeux idéologiques et politiques de la période, dans le creuset de nos vies, de nos luttes, de nos recherche d’un avenir plus humain, plus juste, plus social, plus démocratique d’interroger ces mots au regard des expériences, des pratiques sociales et politiques, pour éclairer les transformations déjà en œuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, sans attendre le grand soir….
En visioconférence avec le logiciel zoom, 28 contributions sur 4 jours.
Le deroulement des 13emes Rencontres_Marx_2020
Les participations et les résumés_2020
La quatrième Journée
- Séance No 13 « Le communisme une réponse immédiate au capitalisme ?» Modération : Dominique BELOUGNE, secrétaire d’Espaces Marx
* Fabien TARRIT, « Pour une construction non utopique du communisme chez Marx »
- Séance No 14 « Emancipation sans attendre le monde d’après !», Modération : Gérald MAZAUD, paisible retraité, prenant sa part à l’espérée transformation sociale du pays
* Jean Michel DEVESA, « Relire les classiques du mouvement ouvrier et populaire… »
* Bernard COUTURIER, » De quoi Émancipation est-elle le nom? »
- Séance No 15 « De l’universalisme à la mondialité !», Modération : Sophie ELORRI, Membre du Comité National du PCF
* André ROSEVEGUE, « Une Laïcité de la peur »
* Dominique BELOUGNE, « Retour sur la pensée d’Édouard GLISSANT, créolisation-mondialité-Universalité »
- Séance No 16 « A la recherche des essentiels à la vie humaine ?», Modération : Dominique BELOUGNE, secrétaire d’Espaces Marx
* Myriam LE SOMMER-PERE, Médecin en Santé Publique, Gériatre, et Didier CUGY, Cercle Condorcet, Association Santé Environnement France, « La crise sanitaire et la concurrence des essentiels ! »
- Clôture des travaux, Vincent TACONET, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde.
* Vincent TACONET, Clôture des 13émes rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx »
La troisième Journée
– Séance No 9 « Aux origines du capitalisme ?». Animation : Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire
* Roland PFEFFERKORN, Sociologue, Université de Strasbourg, » UNE REMONTÉE DANS LE TEMPS AUX SOURCES DU CAPITALISME. Sur Le Premier Âge du capitalisme (1415-1763) d’Alain Bihr ».
La vidéo :
– Séance No 10 « Enjeux dans les sciences ?». Animation : Jean-Claude MASSON, Ingénieur
* Philippe BRUNET, Professeur de Sociologie, Université Gustave Eiffel à Marne la vallée, « Penser les valeurs en conflits –le cas des sciences de la vie face à l’emprise du Capital. »
* Sylvestre HUET, Journaliste scientifique, Paris, « Les gauches au défi de l’expertise scientifique ».
– Séance No 11 « Ecole, Universités, Universalisme ?», Modération : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques
* Stéphane BONNERY, Maître de Conférences en Sciences de l’Education à Paris8, « Crise COVID et Ecole : statu quo impossible. Tournant destructif ou transformations ? Division ou convergences ? ».
* Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur de Philosophie Université de Tours, « Donc il ne faut pas trop se laisser effrayer par le mot archaïque ». L’archaïsme dans la critique de la modernité capitaliste et colonialiste.
– Séance No 12 « Universalisme, Universalité ?» . Animation, Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine.
* Pierre-Yves MODICOM, Maître de Conférences Université Bordeaux-Montaigne, « L’universalisme introuvable: Horkheimer, Adorno »
* Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, Seine Saint-Denis, « Penser l’universalité, dans une configuration très différente de l’universalisme impérial ».
La seconde Journée
– Séance No 5 « L’industrie du futur ! ». Animation : Jean-Claude MASSON, Ingénieur

* Bruno SALGUES, Ingénieur, « Société 5.0 Industrie du futur, technologies, méthodes et outils »
– Séance No 6 « Universalité, laïcité et République !». Animation : Nadine VIALA, Psychanalyste.

* Jean-Marie MATISSON, Militant laïque et Républicain, Bergerac, » UN MONDE D’APRÈS – En toute Liberté, Égalité, Fraternité et Mixité. Avec la mise en place d’une entité européenne, dans une véritable laïcité ».
* Stéphane SCHOTT, Maître de Conférences en Droit Public, Université de Bordeaux, » Quelle universalité pour les « valeurs de la République »? «
– Séance No 7 « Etat-Nation entre régionalisation et mondialisation ?». Animation, Michel CABANNES, économiste.

* Thierry BRUGVIN, Sociologue, Besançon, « Le fédéralisme social concilie l’égalité socioéconomique de l’Etat et la liberté gouvernementale de confédération ».
– Séance No 8 «Colonialisme, émancipation(s) ». Animation, Lysiane ROLLAND, écrivaine .

* Yvon QUINIOU, Philosophe, » Les divers visages de l’émancipation« .
* Olivier LECOUR GRANDMAISON, Politologue, Paris, “Aux origines de l’islamophobie française”.
La Première journée
– Séance No 1. Animation : Michel ALLEMANDOU, Metteur en scène, Théâtre du « Gai Savoir ».

* Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, Bordeaux, » ABDULLAH ÖCALAN, de la prison turque à l’expérience kurde, vers une « révolution communaliste » universalisable ? « .
– Séance No 2. Animation : Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux.

* Anselm JAPPE, Philosophe, essayiste, auteur de « Béton : Arme de construction massive du capitalisme », publié à l’échappée.
* Jean-Christophe MATHIAS, Auteur, « La transition énergétique en Nouvelle-Aquitaine, un défi culturel ».
– Séance No 3. Animation, Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste.

* Michel CABANNES, économiste, Bordeaux, » Dégradation démocratique et libéralisme économique ».
* Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux, « Du trou noir du capitalisme aux différentes interprétations de la crise du coronavirus ».
– Séance No 4. Animation, Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, Présidente d’Espaces Marx Aquitaine.

* Maurice LEMOINE, Journaliste, « Les enjeux des élections législatives au Venezuela ».
* Daniel CIRERA, Secrétaire général du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri, Paris, » Les nouvelles caractéristiques des mouvements sociaux et populaires de la période récente dans le monde avec un accent sur les USA, dimensions politiques et perspectives communistes ».
A l’an prochain pour les 14émes rencontres en décembre 2021 autour du thème : (le cent cinquantenaire de la Commune y invite) un thème que ce titre pourrait résumer et proposer :
« Communs, Commune (s), Communismes. »
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Sujet : Les rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx »
Heure : De 9h30 à 18h30 – Du Mercredi 2 au Samedi 5 décembre 2020
Pour Participer à la réunion Zoom, cliquez sur le lien ci-après (après vous être enregistré sur le logiciel zoom avec votre adresse électronique)
https://us02web.zoom.us/j/5981882757?pwd=jKAaRtyaWd2AZFvbGzHjZ4rfsLtUcA
ID de réunion : 598 188 2757
Code secret : 343062
Par téléphone : Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kdtR4EnyFd
Le deroulement des 13emes Rencontres_Marx_2020
Les participations et les résumés_2020
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Appel à contribution pour les journées « Actualité de Marx et nouvelles pensées critiques » – 13ème édition 2, 3, 4, 5 Décembre 2020
Les conditions sanitaires et les mesures de confinement, l’incertitude planant sur début décembre, nous envisageons de tenir ces rencontres exceptionnellement en visioconférence. Nous comptons sur votre participation malgré cette baisse de convivialité de nos rencontres. Nous ferons mieux en 2021 !
« Actualités de la pensée de Marx écologiste, sociologue, historien, économiste, anthropologue, citoyen et militant,…» : « Marx est-il encore utile aujourd’hui pour penser le monde, ses évolutions, ses transformations ? Est-il encore utile pour penser la transformation sociale ? Quels apports nouveaux et enrichissements peut-on puiser dans les nouvelles pensées critiques ?»
Le thème proposé cette année :
Sans attendre le monde d’après : « Universalité, Égalité et Émancipation(s) »!
N’est-il pas temps de revisiter ce, ces termes, afin d’entreprendre à la racine des choses, donc avec radicalité, la transformation des rapports sociaux dont notre siècle a besoin pour affronter les nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés : crise écologique, crise économique, crise politique, crise démocratique, crise sociale, crise de la production de richesses et de services,…. ? Plus que jamais, les échanges, les « fertilisations croisées » sont nécessaires, pour le plaisir du moment, mais aussi pour contribuer aux avancées nécessaires. Bien sûr, tous les lieux d’initiatives progressistes possibles nous, vous intéressent: l’entreprise, la cité, la vie associative, le mouvement social, la vie artistique, la recherche, l’enseignement etc… Nous accueillons avec bienveillance et curiosité toutes vos propositions.
Universalité, Égalité : S’il est des mots ou des concepts qui méritent éclaircissements, ceux-ci en font partie. Car que n’a-t-on dit et fait au nom de ces « maux » là ? Y compris dernièrement face à la crise sanitaire ou au terrorisme ? Il nous a semblé opportun au regard des enjeux idéologiques et politiques de la période, dans le creuset de nos vies, de nos luttes, de nos recherche d’un avenir plus humain, plus juste, plus social, plus démocratique d’interroger ces mots au regard des expériences, des pratiques sociales et politiques, pour éclairer les transformations déjà en œuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, sans attendre le grand soir….
Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
L’initiative se déroulerait sur plusieurs demi-journées, Mercredi 2, jeudi 3, vendredi 4, et samedi 5 décembre avec le découpage suivant : nous proposons des exposés de 20 à 30 minutes maximum si possibles, avec des séries de deux exposés suivis d’un échange à partir des exposés dans des périodes de 1h30, avec pause de 10mn. Nous prévoyons de valoriser les interventions par la mise à disposition publique des travaux sur notre site Bordelais et Parisien ?
Si vous êtes intéressés pour y participer et y apporter une contribution, nous vous demandons de nous faire parvenir si possible d’ici la fin octobre 2019:
– Le Thème de votre Intervention
– Le Résumé de votre intervention (10 à 20 lignes)
– Le Texte éventuel pour publication ultérieure, ou contribution si vous ne pouviez être présent, mais souhaitiez apporter une contribution écrite.
– Le jour et le créneau horaire de votre intervention et vos disponibilités.
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Voir ci-après les textes des contributions de décembre 2019
Nos rencontres de décembre 2020 ont été perturbées par les projets de régression sociale impulsés par MACRON et son équipe contre les retraites et le système de protection sociale solidaire. En effet cette MACRONADE a entrainé de puissants mouvements de grèves et de manifestation. Quelques-uns de nos amis sont restés sur les quais de la gare ou de l’aéroport comme Alain BIHR, Daniel CIRERA, Maurice LEMOINE, Thierry BRUGVIN, Michel BARRILLON, Jean-Michel DEVESA, Fabien TARRIT, Laurent MELITO, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX…, pour autant ils nous ont transmis le texte de leur intervention et nous avons pu faire partager leurs travaux et communications par le biais d’autres voix qui se sont prêtées à ce challenge. Toutes et tous les autres ont participé activement à nos rencontres 2019 placées sous le signe d’un fort mouvement social, comme l’avait été d’ailleurs nos travaux de 2018 en plein mouvement des gilets jaunes ! Plus de 100 personnes ont participé à nos travaux ! Nous remercions la radio La Clé des Ondes pour avoir mis à notre disposition un matériel qui a permis d’enregistrer l’ensemble de nos travaux, dont vous retrouverez une partie sur cette radio courant Janvier ! A l’année prochaine pour les futures rencontres 2020 dont le thème proposé est : « Universalité, Égalité et Émancipation-s ».

Les contributions aux rencontres de décembre 2019 qui nous ont été transmises vont être mise en ligne sur notre site. Nous disposons à l’heure actuelle des contributions des personnes dont le nom est souligné : Michel BARRILLON, Dominique BELOUGNE, Harold BERNAT, Alain BIHR, Jean-Louis BOTHUREL (Pierre-Yves MODICOPM), Garance BOUSQUIN, Evelyne BROUZENG, Thierry BRUGVIN, Michel CABANNES, Daniel CIRERA, Joël COMBRES, Bernard COUTURIER, Magali DELLA SUDDA, Jean-Michel DEVESA, Michel DUCOM, Françoise ERNANDEZ, Alexandre FERNANDEZ, Marithou FLIPPO, Jean-Marie HARRIBEY, Lauriane JOURDAIN-CAZAURANG , Maurice LEMOINE, Yannick LUNG, Jean-Claude MASSON, Jean-Christophe MATHIAS, Jean-François MEEKEL, Matthieu MONTALBAN, Laurent MELITO, Frédéric MELLIER, Jean-Pierre NERCAM, Marion PAOLETTI, Robert PIERRON, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Stéphane SCHOTT, Olivier SIGAUT, Vincent TACONET, Fabien TARRIT, Nadine VIALA, ….. Nous devrions recevoir les autres dans les semaines à venir….
– Michel BARRILLON, Maître de Conférences (Aix Marseille Université), « Révolution : le mot et la chose. De Copernic à la ZAD de NDDL »,

Barrillon.Communication Révolution.Bordeaux 2019
– Thierry BRUGVIN, Sociologue LIPHA Paris Est, « La Socialisation des entreprises par l’Etat n’est pas une Autogestion »,
Contre les excès de pouvoir de certaines transnationales capitalistes, de nombreuses organisations prônaient autrefois leur nationalisation. A présent, la plupart de celles-ci proposent plutôt leur socialisation. Ils distinguent l’entreprise socialisée, qui serait autogérée et celle qui est nationalisée, donc qui ne le serait pas. Or, nous allons montrer que cette distinction est abusive. En effet, ces deux types d’entreprises sont sous la propriété et donc le pouvoir des pouvoirs publics. Au sens strict, l’entreprise nationalisée est une entreprise privée qui a subi une appropriation publique par l’État ou la fédération publique. Seule la coopérative de travailleurs s’avère véritablement autogérée, puisqu’elle est sous le seul pouvoir-propriété des travailleurs-propriétaires.
L’entreprise publique (nationalisée) est dirigée par un directeur nommé par les pouvoirs publics, à la différence de l’entreprise socialisée, qui est serait autogérée, c’est-à-dire dirigée démocratiquement par ses salariés non propriétaires. Ce qui est abusif, comme nous allons le voir. Dans les pays s’inscrivant dans le cadre d’une démocratie républicaine ou fédérale, la légitimité des fonctionnaires (les représentants des pouvoirs publics) est fondée sur leur nomination, par l’État ou la fédération, dirigée par un représentant du peuple élu. Ce dernier dispose de la légitimité élective représentative, grâce au suffrage universel, afin de servir l’intérêt général. Malgré les critiques justifiées sur les limites de la démocratie représentative, cette dernière reste néanmoins la légitimité la plus forte, car elle repose sur le nombre le plus important d’électeurs, par rapport à la démocratie participative.
Afin que l’entreprise socialisée puisse être autogérée, cela suppose qu’elle soit au minimum dirigée par un président élu par les salariés (même si ce n’est pas suffisant pour une autogestion forte). Sinon la condition minimum de la démocratie autogestionnaire n’est même pas présente. Or, ce qui différencie une coopérative de travailleurs (qui est privée), d’une entreprise publique (ou socialisée), c’est le fait que dans cette dernière la propriété appartienne à la collectivité publique (local, régional ou national). Ce qui différencierait une entreprise publique nationalisée d’une entreprise socialisée, c’est le fait qu’elle serait autogérée et donc devrait être plus démocratique, grâce à un fonctionnement global plus participatif et d’abord par le droit des salariés d’élire leur président.
Cependant dans une entreprise publique les salariés ne disposent pas de la propriété des moyens de production. Par conséquent, les pouvoirs publics disposent des moyens de limiter l’autogestion si la forme qu’elle prend ne leur convient pas. En effet, dans une entreprise socialisée, il y a un conflit entre la légitimité dominante du dirigeant principal (le directeur nommé par les élus du peuple) qui vise l’intérêt général du peuple souverain, contre la légitimité des salariés fondée sur le droit à la liberté sur leur force de travail (qui défendent leur intérêt particulier).
(Second à partir de la gauche)
LA SOCIALISATION DES ENTREPRISES Actualité de Marx
– Jean-Louis BOTHUREL (Pierre-Yves MODICOM), Rédacteur en chef de Le-Reveil.org, « La puissance d’État contre le concept d’État – Sur le statut de la règle commune dans la transformation néolibérale »,
https://arraisonneur.wordpress.com/2020/01/25/la-puissance-detat-contre-le-concept-detat/
L’objet de cet exposé est de revenir sur le rôle de l’État, et plus particulièrement le statut de la réglementation étatique, dans le dernier exemple en date de transformation sociale et politique majeure en Europe de l’Ouest ces trente dernières années : la révolution néolibérale.
Le propos, illustré par des exemples contemporains de plusieurs « réformes » des services publics et de « l’action publique » ces dernières années (rapport CAP 2022 notamment), s’appuiera essentiellement sur les travaux récents concernant la nature et l’émergence du néolibéralisme (dernier en date : Chamayou 2018, La société ingouvernable). Il s’agira de questionner les qualifications fréquentes de « désengagement de l’État » et celle, souvent concomitante, de « dérégulation », entendue elle à propos de divers processus de marchandisation.
On recourra notamment pour ce faire à la distinction classique faite en pragmatique entre règles régulatives et règles constitutives, en montrant en quoi la notion de la règle de droit mise en jeu dans ces réformes, tout en étant ordinairement présentée comme régulatives de pratiques, typiquement d’un marché (présentation défendue par les libéraux comme par beaucoup d’antilibéraux, pour s’en féliciter ou pour le déplorer), est en fait une règle constitutive d’un marché et d’un ensemble de pratiques de marché.
La pratique du soft law, des traités internationaux, des tribunaux d’arbitrage, des ordonnances mais aussi la constitutionnalisation de certaines dispositions (« règle d’or », mais aussi certaines « libertés », en parallèle avec l’évolution du rôle des juridictions constitutionnelles) apparaît comme un réengagement de l’État, mais un réengagement hors du paradigme politique classique hérité du 17e et du 18e siècle.
Un focus sur la question du statut de la loi constitutionnelle montre que la dialectique de la régulation et de la constitution mise en œuvre par les néolibéraux fait jouer, dans un sens proche de celui défendu par Carl Schmitt, la question du souverain et donc du sujet de l’action législative. La loi n’est plus conçue comme auto-imposition d’une règle constitutive dans certains cas, régulative dans l’autre (où la notion de sujet du droit est donc entendue indissolublement dans le sens de sujet agissant et dans le sens assujetti). La même règle sera régulative pour les uns, constitutive pour les autres, potentiellement indifférente aux troisièmes. La dialectique du sujet et de l’objet politiques se superpose alors à celle de la régulation et de la constitution.
La micro-politique et la micro-législation vont de pair tout en rompant avec le paradigme de l’auto-imposition collective de la règle : ordonnances, inversion de la hiérarchie des normes et état d’urgence font système dans un agencement du droit où le sujet du droit ne cherche pas à s’incarner dans un universel, comme c’est le cas des Lumières jusqu’à Hegel, et par là jusqu’au jeune Marx (sur ce point, cf. notamment Kouvelakis 2017, Philosophie et Révolution). Une troisième dialectique apparaît ici, celle de la souveraineté et de la subsidiarité, caractéristique de l’ordolibéralisme.
La puissance d’État est tournée contre le concept d’État. L’issue est ouverte, mais le stade actuel est finalement caractérisé comme puissance publique privatisée, ou comme auto-compradorisme.

Espaces_Marx_PierreYvesMODICOM
– Michel CABANNES, économiste, « L’État social, alternative au néolibéralisme »,
L’État social est l’ensemble des interventions publiques visant le mieux être social, incluant la protection sociale, les services publics, l’encadrement des rapports de travail et d’autres interventions économiques.
L’État social, que la lutte des classes a fait émerger progressivement aux côtés de l’État du capital, est devenu la cible des attaques du néolibéralisme, le mode de gestion du capitalisme depuis près de 40 ans. La protection sociale, et plus généralement l’État amortisseur social, résistent mieux à ces attaques que l’État régulateur, grâce à l’attachement de la population qui peut en faire un point d’appui pour une stratégie de transformation sociale.
L’État social et écologique peut servir de levier pour un mieux-être social reconsidéré. La tension entre les besoins sociaux accrus et les contraintes écologiques resserrées impliquera une hiérarchisation des besoins et une forte réduction des inégalités. Au-delà du rôle d’amortisseur social, cela nécessitera des interventions sélectives, incitatives et parfois contraignantes, la réduction de la sphère capitaliste et une planification démocratique à tous les niveaux.

2019 12 1 Espace Marx Etat social alternative au néolibéralisme
– Joël COMBRES & Jean-François MEEKEL, journalistes, l’un à Sud-Ouest AGEN, et l’autre à FR3 Aquitaine, « La revue trimestrielle Ancrage : Des métissages d’hier à ceux de demain ! »
La revue trimestrielle Ancrage, créée en 2002 par Joël Combres, journaliste à Sud-Ouest Agen sous le parrainage de Pierre Sansot, Claude Julien, Jean-François Mézergues…avec l’objectif de montrer la diversité d’origine des populations de nos territoires et leur rôle déterminant dans l’évolution et le développement de la vie économique sociale, politique et culturelle. Portraits d’exilé-e-s, récits, parcours de vie, nous avons amassé au fil de déjà 70 numéros une copieuse documentation qui intéresse les universitaires, entre autres.
Des métissages d’hier à ceux de demain, nous « documentons » aussi les migrations contemporaines. A bas bruit certes mais avec détermination nous tentons de combattre par ce moyen-là la xénophobie et le racisme ambiant.
Nous publions également des hors-séries, Indochine, Italie, Algérie, ce dernier en préparation pour publication en janvier 2020. La revue est adossée à une association Ancrage en Partage qui anime notamment des ateliers d’écriture dans le cadre scolaire autour des histoires familiales des élèves, des textes publiés en encart dans la revue.

– Bernard COUTURIER, Philosophe, « droits et devoirs »
Beaucoup de propos, au bistro ou à la machine à café, à l’école, au casse-croûte de chantier, sur les bancs de l’Assemblée ou de l’Université, portent sur la nécessité de compléter – le plus souvent pour corriger voire châtier – l’exercice des droits par le respect des devoirs.
Citons pêle-mêle. Le travail est-il un droit ou un devoir ? Droit à la parole ou devoir de réserve ? Droit à l’oubli ou devoir de mémoire ? Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen ?
Répondre à ces questions suppose en préalable d’en instruire les présupposés.
Droit et Devoir. En premier lieu, de quoi parlons-nous ? Sont-ils du même genre ? Répondre à cette première exigence suppose de revenir aux origines et aux définitions des notions de Droit et de Devoir par le recours incontournable aux réflexions de Kant et de Hegel.

d&d présentation Esp-M_BCouturier
– Jean-Michel DEVESA, Professeur des universités, écrivain, « Demain, Marx Quatre Couleurs ou pourquoi et comment enfiler un gilet jaune à la théorie révolutionnaire ? »
Il s’agira moins d’une intervention théorique que d’une contribution politique se fondant sur les interrogations d’un universitaire lisant certes de la philosophie, de la sociologie, de l’économie, de l’histoire et de la science politique, mais essayant de s’orienter à partir de la restitution de son propre parcours idéologique et d’une bibliothèque « militante » relativement limitée et délibérément « éclectique » tant du point de vue des auteurs qui la composent que des genres auxquels leurs ouvrages ressortent, lequel universitaire après une très longue éclipse a retrouvé le chemin d’un militantisme régulier,- et non plus épisodique ni ponctuel -, dans le sillage du mouvement des gilets jaunes.
Son propos prendra donc la forme d’une parole assumée jusque dans son incapacité à apporter des réponses « définitives » aux « questions » qui taraudent, ou sont supposées tarauder, le mouvement de la société et celles et ceux qui voudraient ne pas en être les jouets ni les spectateurs.
Dans son esprit, il convient par conséquent de ne préconiser ni un retour (à la lettre de Marx) ni une actualisation de sa pensée, notamment pour tout ce qui concerne l’analyse de l’État et les perspectives et objectifs à assigner à la lutte, a fortiori quand celle-ci entend toujours se définir comme étant révolutionnaire, mais bien de « bricoler » (au sens de Claude Lévi-Strauss) son apport en l’interprétant dans une lecture conjointe des textes de Louis Althusser, d’Antonio Gramsci, de Gilles Deleuze et de Félix Guattari, des thèses du Comité Invisible, d’Alain Badiou, de Frédéric Lordon et de Jacques Rancière, de productions et de réflexions en provenance de la sphère artistique (celles en particulier de Pier Paolo Pasolini et, plus près de nous, celles de Nathalie Quintane avec Un oeil en moins, de Leslie Kaplan avec Désordre et d’Alain Damasio avec Les Furtifs).
Dans cette communication seront ainsi évoqués : la caractérisation du capitalisme aujourd’hui comme « monde » ; l’élaboration d’une stratégie et d’une tactique révolutionnaires prenant en compte à la fois les réalités du rapport de force (lequel interdit probablement toute velléité de heurt frontal violent et armé) ; le souci d’opposer à la logique marchande et verticale du capital des pratiques sociales et une position dans l’intelligence du monde qui fassent « oasis » ou « îlots » de sorte qu’à l’intérieur d’une « trame » à laquelle nul n’échappe émergent et se développent (le plus possible) des zones de rupture et d’expérience(s) alternative(s) en relation rhyzomatique ou archipélique. Et ce, sur fond d’urgence à agir contre la dévastation de la planète et un effondrement (plausible et passablement « néronien ») du système parvenu au terme d’une course frénétique aux profits à susciter les conditions de sa disparition et, avec elle, de l’extinction de l’espèce.

Intervention Espace Marx_Jean-Michel_DEVESA
– Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Bordeaux-Montaigne, «La nation mexicaine, la terre et l’Etat de la ‘Révolution institutionnalisée’ (1917-1992) »,
https://www.youtube.com/watch?v=w-v_gmbu0oE
– Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, « Amérique Latine : Dangers Immédiats »,
Venezuela, Chili, Mexique, Bolivie, Colombie, Brésil, Nicaragua, Cuba,… L’Amérique latine est-elle toujours l’ « arrière-cour » des Etats-Unis ? Dans un contexte régional où les secteurs conservateurs se trouvent en grande difficulté – perte électorale du Mexique et de l’Argentine, crise institutionnelle au Pérou, explosions sociales en Haïti, en Equateur et au Chili, résistance de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela –, tout devait être fait pour empêcher Evo Morales de demeurer chef de l’Etat en Bolivie. Sa victoire lors de l’élection présidentielle du 20 octobre dernier a déclenché une vague de violence dont tous les ingrédients s’apparentaient à une tentative de coup d’Etat… Dans une Amérique latine bousculée par une série de crises politiques et économiques parfois aiguës, quelles perspectives pour les peuples d’Amérique Latine ?
Amérique latine – le Monde sur un volcan
https://www.youtube.com/watch?v=3kwM2tLOkk0
– Jean-Christophe MATHIAS, Auteur, Photographe, réalisateur, « Michel Onfray vs Greta Thunberg : écologie de la peur ou peur de l’écologie ? »,
Dans un écrit grossier sur Greta Thunberg
(https://michelonfray.com/interventionshebdomadaires/greta-la-science), le penseur
médiatique Michel Onfray avait non seulement mis en évidence son profond mépris envers les femmes, envers la jeunesse et envers les autistes, mais aussi le fait qu’il n’avait rien compris au Principe responsabilité de Hans Jonas, considéré comme le premier philosophe écologiste. Dans un entretien accordé à Die Welt quelques temps plus tard, Michel Onfray persistait dans son mépris envers Greta Thunberg, et signait son incompétence manifeste en matière de philosophie politique. L’afaire est d’autant plus grave que Michel Onfray semble avoir donné des cours sur Hans Jonas dans son Université Populaire de Caen il y a quelques années, ainsi que sur France Culture. On doit se poser quelques questions à la lecture des dires de Michel Onfray, qui sont pour le moins paradoxaux (pour ne pas dire sophistiques). Son athéisme aveugle ne lui ferait-il pas perdre le sens des réalités ? Onfray ne serait-il pas tout simplement partisan d’une écologie pétainiste ? Si Onfray a à ce point peur de la philosophie de la peur, ne serait-ce pas parce qu’il a peur de l’écologie ? Derrière Greta Thunberg, Michel Onfray s’en prend en réalité à la véritable pensée de l’écologie politique, celle qui est étoufée depuis des décennies par l’abrutissement capitaliste qu’il dénonce. Si Greta Thunberg incarne une version populaire de la pensée de Hans Jonas, c’est heureux car ce dernier est honteusement ignoré par les élites, notamment en France. S’en prendre à elle, c’est s’en prendre à l’avenir de l’Humanité.

ONFRAY VS THUNBERG par JCMATHIAS
– Frédéric MELLIER, (Secrétaire Régional du PCF), « Laclau-Mouffe et le « populisme de gauche »: RETOURS SUR EXPÉRIENCES », Table-Ronde,
Plus de trois ans après l’irruption sur la scène politique et militante des thèses de ces deux philosophes politologues un retour est possible et nécessaire sur la portée et la pertinence de ces thèses.

Pensée Mouffe et Laclau V4FredMellier
– Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, Metteur en Scène, Ecrivain, «Désuniversaliser l’Etat »
Une contribution autour d’une situation à front renversé dans certains pays d’Afrique (Mali), où les administrations fonctionnent comme un conglomérat d’entreprises privées parasitaires, où la société civile dispose d’outils non-étatiques, anciens et performants de gestion sociale et où « la loi du marché » fait parfois figure d’élément rationnel stabilisateur face au marché erratique des prérogatives publiques.

– Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, « Inégalités et accès à la culture»,
Nous interrogerons la notion, le concept, la théorie de l’hégémonie culturelle propre à Gramsci en nous demandant ce qu’elle devient. Puis nous essaierons de voir comment les travaux immenses de Bourdieu et de ses successeurs, notamment les plus récents, peuvent inciter à une sorte de fatalisme sociologique et comment ils peuvent et doivent au contraire nourrir projets et programmes, contribuer aux mobilisations et être enrichis par elles.
Parallèlement nous essaierons de nous demander comment le courant de l’éducation populaire et de la formation a pu entretenir l’illusion d’une sorte de « rédemption» culturelle de tous les opprimés.

– Fabien TARRIT, économiste, Université de Reims Champagne-Ardenne (REGARDS EA 6292) « L’Union Européenne : une coalition entre États, pas une force unifiée »,
L’objectif de cette contribution est de présenter l’Union européenne comme une coalition entre plusieurs États concurrents plutôt que comme une force unifiée. L’UE est la structure sur le fondement de laquelle plusieurs États européens défendent leurs positions dans l’économie mondiale et cherchent à conquérir de nouvelles positions à la fois dans les pays semi-coloniaux traditionnels et dans les pays dominants eux-mêmes.
La contribution, s’appuyant sur une lecture marxiste de la construction européenne, défend l’affirmation que le développement des forces productives est entravé par le capitalisme, et que le capitalisme déclinant est incapable de dépasser les frontières nationales. L’UE est apparue bien trop tard, alors que le capitalisme était déjà parvenu à sa période vieillissante et de déclin. La concentration du capital, qui s’est poursuivie à l’échelle mondial, prend la forme de grandes firmes multinationales capitalistes. Elle conduit à l’accroissement de la concurrence entre les entreprises et entre les États dans lesquels elles sont situées et desquelles elles dépendent. Cette contribution affirme que l’alliance, que l’on peut qualifier d’impérialiste, entre la France et l’Allemagne, est profondément instable. Ces deux États ont contrôle toutes les étapes de l’évolution de l’UE, et aucune décision significative n’a été prise dans l’UE sans leur accord. Nous nous attacherons à illustrer notre propos avec notamment deux épisodes, le traité constitutionnel et la sortie du Royaume-Uni.
Nous concluons que l’UE est antagonique avec les États-Unis socialistes d’Europe et ne peut pas être utilisée comme un instrument contre le capitalisme.

– Nadine VIALA, Psychanalyste, « Peut-on attendre de l’Etat l’impulsion vers une transformation sociale ? »,
Quel pouvoir et quelles limites les individus ont-ils dans cette action, au-delà des sentiments d’indifférence, impuissance, résignation, absence d’engagement ? Sans oublier le sentiment de satisfaction qu’ont certains quant à l’état actuel des choses, style « Tout va bien! Le bateau coule, mais ma cabine est au sec, pas de problème ! »
Quels préjugés, illusions, duperies à l’œuvre dans notre société, nos psychismes, annihilent les réactions salutaires qui devraient nous animer pour construire ensemble une société plus viable, mieux équilibrée.
Quels conflits d’intérêts à dépasser ?

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Invitation à participer aux 12e Rencontres : « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques »
Le deroulement des 12emes Rencontres_Marx
Les participations et les resumes_2019
Invitation Conférence_Alain_BIHR
Invitation Conférence_Maurice_LEMOINE

Du 11 au 14 décembre 2019 les 12émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critique » se tiendrons à l’Université de Bordeaux et à l’IEP (Sciences_Po Bordeaux), Campus Montesquieu à Pessac, sur le thème :
« Etat et Transformation Sociale », Ou comment passer du grand soir mythique par en haut à une transformation par en bas déjà en oeuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux construire, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, mais sans attendre le grand soir…. Comment articuler le rôle de l’Etat ? Comment le libérer de la contrainte Capitaliste ? Comment libérer notre société et les être humains qui la compose de la dictature meurtrière du profit maximum dans un temps le plus court possible ? Comment se libérer de l’exploitation capitaliste et du modèle patriarcal qui l’accompagne ? En clair comment révolutionner l’Etat et les rapports sociaux de production ? Faut-il abolir l’Etat ou le transformer ? Suffit-il de créer un Etat Social ? Le mouvement de la Société se suffit-il a lui même ? Reste-t-il une place pour l’action politique ? Régulation et révolution s’oppose-t-elle ? Vaste programme !
Nous pouvons aider à reconstruire l’espoir d’un autre monde, d’une société, de politiques plus justes socialement, plus efficace économiquement, plus démocratique dans un monde Paix et de coopération.
Allez, on continue…

Ils ont annoncé leur participation et leur contribution aux rencontres : Michel BARRILLON, Dominique BELOUGNE, Harold BERNAT, Alain BIHR, Jean-Louis BOTHUREL, Garance BOUSQUIN, Evelyne BROUZENG, Thierry BRUGVIN, Michel CABANNES, Daniel CIRERA, Joël COMBRES, Bernard COUTURIER, Magali DELLA SUDDA, Jean-Michel DEVESA, Michel DUCOM, Françoise ERNANDEZ, Alexandre FERNANDEZ, Marithou FLIPPO, Jean-Marie HARRIBEY, Lauriane JOURDAIN-CAZAURANG , Maurice LEMOINE, Yannick LUNG, Jean-Claude MASSON, Jean-Christophe MATHIAS, Jean-François MEEKEL, Matthieu MONTALBAN, Laurent MELITO, Frédéric MELLIER, Jean-Pierre NERCAM, Marion PAOLETTI, Robert PIERRON, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Stéphane SCHOTT, Olivier SIGAUT, Vincent TACONET, Fabien TARRIT, Nadine VIALA, …..Le deroulement des 12emes Rencontres_Marx
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Les 11e Rencontres : « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques » ont eu lieu du 28 novembre au 1er décembre à l’Université de Bordeaux & à SciencesPO Bordeaux
Après des rencontres très riches autour de l’idée de (R)évolution(s), dans un contexte social et politique extrêmement stimulant, nous poursuivons nos travaux. Environ 150 personnes ont participé aux 11éme rencontres à l’Université de Bordeaux, site Montesquieu et site de La Victoire, à Sciences_Po Bordeaux, et à la Salle de Conférence au 15 rue Furtado à Bordeaux. Tous les textes des contributions seront bientôt accessibles sur notre site. Une partie est déjà disponible ci-après. Une publication est envisagée ! Vive les 12éme rencontres « Actualités de la Pensée de Marx et Nouvelles Pensées Critiques ». Merci encore à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de ces rencontres, ainsi qu’a l’Université de Bordeaux, Sciences_Po Bordeaux et la Fédération du Pcf33 d’avoir accueilli une fois encore cette initiative.

Amphi Manon Cormier, Site Montesquieu Université de Bordeaux

Amphi Eleanor d’Aquitaine Sciences_Po Bordeaux

Amphi PITRES Place de la Victoire, Université de Bordeaux

Salle de Conférences 15 Rue Furtado à Bordeaux
Nos initiatives sont à « entrée libre », mais nous avons des frais pour les réaliser. Pensez à renouveler votre cotisation ou votre soutien financier. Merci d’avance !
Quelques textes des contributions effectuées aux 11éme rencontres :
– Fabien TARRIT, économiste, Université de Reims Champagne-Ardenne (REGARDS EA 6292) « Marx, 200 ans, un auteur de l’émancipation, un auteur pour la Révolution »,

– Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, « Victor HUGO : Réforme et Révolution »

– Thierry BRUGVIN, Sociologue, « L’écosocialisme autogestionnaire : un projet révolutionnaire ? »
Communication Espace Marx 20 nov 2018 Thierry Brugvin

A gauche du porteur du micro…..
– Pierre ZARKA, Homme politique, Ancien Directeur du Journal l’Humanité, « Gratuité et rapports sociaux »

– Jean-Paul SCOT, Historien, « Actualisation de la stratégie de l’évolution révolutionnaire à l’époque de la mondialisation capitaliste et de l’urgence de l’éco-communisme »
Actualisation de l’évolution révolutionnaire

– Michel BARRILLON, Maître de Conférences (Aix Marseille Université), « La forme-sujet dans la société marchande : Du capitalisme Œdipien au capitalisme narcissique »
Barrillon_Bordeaux 2018_Capitalisme narcissique

– Michel CABANNES, économiste, « Les enjeux d’une rupture avec le néolibéralisme »
2018 11 Espace Marx Néolibéralisme

– Jean-Marie HARRIBEY, économiste, « Financer la transition écologique pour échapper au capitalisme vert »,
arlesienne-financement_TransitionEco_JMHarribey

– Bernard FRIOT, Sociologue, « c’est nous qui produisons, c’est nous qui décidons ! »
friot sésurités sociales sectorielles 12 nov 18

– Daniel DURAND, directeur de l’IDRP (Institut de documentation et de recherches sur la paix). « La Paix, une révolution culturelle des rapports entre peuples et États, enjeu contemporain ! », Dernier ouvrage : « 1914-1918, cent ans après, LA PAIX ! », mai 2018, Éditions Edilivre.
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Révolution: tel est l’axe central autour duquel nous avons invité à réfléchir et à proposer des contributions cette année. Ce sera l’occasion de « commémorer », de célébrer avec le recul et l’enthousiasme nécessaires le bicentenaire de la naissance de Marx, le 170 e anniversaire de la parution du Manifeste du parti communiste, ce livre politique le plus diffusé au monde, reconnu par l’UNESCO depuis 2014 comme faisant partie du patrimoine de l’humanité!
Ce qui importe par-dessus tout, c’est que nos actions, nos pensées revivifient cet héritage, c’est que nous tournions nos regards et nos analyses vers ce qui peut nourrir dans l’histoire et dans notre expérience notre « nostalgie d’avenir », vers ce qui se passe ICI et MAINTENANT.
26 contributions, au cours de 16 séances sur 8 demi-journées….
Contacts et informations : Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
Participant-es des Rencontres_Marx_2018
Les participations et les résumés_2018
« De quoi (R)évolution(s) est-il le(s) mot(s) ? »
Pour paraphraser le philosophe Alain BADIOU !
N’est-il pas temps de revisiter ce, ces termes, afin d’entreprendre à la racine des choses, donc avec radicalité, la transformation des rapports sociaux dont notre siècle a besoin pour affronter les nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés : crise écologique, crise économique, crise politique, crise démocratique, crise sociale, crise de la production de richesses et de services,…. ?
Révolution: tel est l’axe central autour duquel nous vous invitons à réfléchir et à proposer vos contributions cette année. Ce sera l’occasion de « commémorer », de célébrer avec le recul et l’enthousiasme nécessaires le bicentenaire de la naissance de Marx, le 170 e anniversaire de la parution du Manifeste du parti communiste, ce livre politique le plus diffusé au monde, reconnu par l’UNESCO depuis 2014 comme faisant partie du patrimoine de l’humanité!
Ce qui importe par-dessus tout, c’est que nos actions, nos pensées revivifient cet héritage, c’est que nous tournions nos regards et nos analyses vers ce qui peut nourrir dans l’histoire et dans notre expérience notre « nostalgie d’avenir », vers ce qui se passe ICI et MAINTENANT.
Nous comptons sur vous et votre présence lors de nos rencontres de Décembre prochain.
Nous avons besoin d’interroger des expériences révolutionnaires, si locales et si parcellaires ou incomplètes fussent-elles… Nous avons besoin de nous interroger sur le dévoiement du langage révolutionnaire par l’adversaire de classe. Nous avons besoin d’interroger la dialectique révolution /réforme, leur articulation telle qu’a pu la concevoir des Robespierre, Karl Marx, Jaurès, Lénine et d’autres ou de nos jours des Abdullah Öcalan, Evo Moralès, Pierre Laurent, …
Bien sûr, tous les lieux d’initiatives progressistes possibles nous, vous intéressent: l’entreprise, la cité, la vie associative, le mouvement social, la vie artistique, la recherche, l’enseignement etc…
Nous accueillons avec bienveillance et curiosité toutes vos propositions.
Appel_contribution_2018
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Les 10émes Rencontres « Nouvelles pensées critiques et actualités de Marx »
Quatre premières contributions écrites des exposés présentés en décembre 2017 :
-« L’Open Data et de la justice avec ses deux enjeux : ceux du libéralisme et de la loi du marché et celui du « bonapartisme » et des enjeux sécuritaires.« , par Ollivier JOULIN, Juriste,
Quelle justice sociale, dans ou hors de l’entreprise, quelles libertés démocratiques pourraient s’exercer sans un système judiciaire permettant un exercice effectif des droits ? La « révolution numérique » est annoncée, elle bouleverse tout et promet de bouleverser plus encore : l’économie, le travail, la production, la répartition des richesses, la création monétaire et d’une manière générale, la politique. Mon point de vue, en tant que magistrat, d’ouvrier de la justice si je peux m’autoriser cette dénomination, est d’essayer d’entrevoir ce que cette « révolution » vient ou viendra bouleverser dans la Justice. Il s’agit d’un angle d’attaque, d’un point de vue, sans doute transposable à l’Université, à l’Hôpital, à l’Enseignement. Vous êtes libres de faire les rapprochements.
JUSTICE et INFORMATIQUE_OJoulin
-« Le capitalisme est-il immoral ? « , par Yvon QUINIOU, Philosophe,
L’idéologie néolibérale dominante, dans le sillage d’Hayek et incarnée aujourd’hui par Macron, tend à masquer l’inhumanité propre au capitalisme et à nier son immoralité foncière. Cette vision été portée au concept par A. Comte-Sponville qui, dans un livre a succès, veut nous faire croire que l’économie capitaliste n’a pas être jugée moralement, qu’elle est amorale. Il faut démasquer ce mensonge qui oublie que ce système est fondé sur l’exploitation du travail humain, qu’il instrumentalise l’homme en vue du profit et qu’il aliène sa personnalité sans compter ses effets délétère sur la nature dont l’homme dépend. Or tout cela ne relève pas de mécanismes automatiques mais de pratiques humaines, qui tombent sous le coup du jugement de la morale telle que Kant l’a formulée. C’est dire que l’analyse critique du Capital que Marx a faite repose aussi sur des valeurs morales universelles, qu’on retrouve dans son projet politique, même s’il lui arrive de le nier.
-« Marx et la justice sociale », par Fabien TARRIT, économiste,
La présente contribution, de nature théorique et conceptuelle, se situe à la frontière entre économie et philosophie politique, et vise à s’inscrire dans le débat sur l’interrogation du rapport de la théorie marxiste aux problématiques en termes de justice sociale. La discussion sur Marx et la justice a largement imprégné la philosophie analytique au cours des années 1980 (Geras, Wood, Cohen…), elle a par la suite été réévaluée (Kamolnick, Sobel…). Elle met en évidence ce qui peut être perçu comme un paradoxe, ou du moins une incertitude, dans l’attitude de Marx envers les questions normatives, à savoir celles questions liées à l’élaboration de « recettes pour les marmites de l’avenir ». Nous nous demanderons ainsi quel est le statut de la condamnation du capitalisme par Marx.
Marx et la justice sociale_Fabien_Tarrit
– « Dominations et travail : survol littéraire » par Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques,
A l’aide de quelques coups de sonde aléatoires en apparences, nous nous proposons de voir comment la littérature représente et rend présent le monde du travail, la lutte des classes et les rapports de domination, d’oppression, d’exploitation. Nous évoquerons tout d’abord le texte étonnant de Chrétien de Troyes (12e siècle). Dans son roman Yvain ou le chevalier au lion, il décrit ce qui relève aussi bien d’un atelier d’exploitation textile que d’un camp de concentration ayant le même objet. Nous passerons ensuite brièvement au 17e siècle (La Bruyère) puis au 18e (Diderot) Nous nous attarderons ensuite sur un passage de Stendhal sur la répression, (Lucien Leuwen), des Misérables de Victor Hugo sur la mécanisation et les dégâts de la morale, pour terminer avec un ouvrage récent et décapant rendant compte de l’intérieur de discriminations racistes envers les jeunes noirs athlétiques et en bonne santé: Debout-payé, de Gauz (2015) évoque les déboires, à l’image de ses congénères, d’un travailleur sans papiers arrivant en France en 1990, trouvant la solidarité de ses frères, mais aussi des formes d’exploitation et d’insertion genrées et cloisonnées.
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Les 10émes Rencontres « Nouvelles pensées critiques et actualités de Marx » à l’Université de Bordeaux, ont eu lieu sur le Campus de Pessac (Montesquieu), les 29, 30 Novembre et le 1er décembre, puis à Bordeaux le 2 décembre 2017.
Le thème général de ces rencontres était cette année : « Justice sociale et égalité démocratique dans et hors de l’entreprise ». Nous avons accueilli 33 contributions.
« La pratique sans théorie est aussi stérile que la théorie sans l’enseignement des pratiques. Avec l’aide d’un marxisme revivifié et de pensées critiques qui constituent un apport indispensable, nous pouvons explorer le champ des possibles. Faisons de ces rencontres, en toute modestie, un temps fort de la réflexion et -surtout- de l’échange, de la mise en commun, pour les nécessaires transformations d’un monde insupportable. »
Le déroulement des 10èmes Rencontres
Les participations et les résumés
Nos 10émes rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx » se sont déroulées avec la participation de plus de 120 personnes différentes, et se sont révélées très riches en contenus, en échanges, en controverses et nous l’espérons en fertilisations croisées et en enrichissements mutuels. Notre ami Matthieu MONTALBAN s’est fortement impliqué en tant que discutant, apportant une contribution remarquée à de nombreuses séances. Nous remercions toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cette manifestation sous une forme ou sous une autre. Nous rassemblons les textes des interventions dans la perspective d’une publication des actes de ces rencontres.
Quelques photos à l’occasion de cet évènement :


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« Révolution ! Vous avez dit Révolution… ? »
Jean BRICMONT, A propos du « marxisme occidental » !
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Florent VIGUIE, « Laïcité, liberté de conscience et engagement.. : des ferments révolutionnaires ? »
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Michel CABANNES, « Que peut signifier aujourd’hui un dépassement du capitalisme ? »
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Dominique BELOUGNE, « Révolution ! Vous avez dit Révolution…? », Invitation aux 17émes Rencontres…
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Le programme des rencontres 2024, téléchargeable avec le lien ci-après :
la dernière version mise à jour du programme:
Le programme des 17emes Rencontres_Marx_Décembre2024

« Nouvelles Pensées Critiques et actualité de Marx Pour de nouveaux horizons de civilisation »
17ème éditions.
En présentiel et en visioconférences (zoom)
Les 3, 4, 5, 6, 7 Décembre 2024 de 9h à 18h
Campus Montesquieu Université de Bordeaux à Pessac,
Bât A1 Entrée C2 Salle 216 – 2e étage
Soirée de clôture de 19h à 22h15 au Théâtre du Levain à Bégles le Samedi 7 décembre.
Pour participer aux rencontres avec Zoom https://us02web.zoom.us/j/87533432394
Pour s’inscrire en présentiel écrire à
espaces.marxbx@gmail.com et/ou dominique.belougne@u-bordeaux.fr
17émes édition du 3 au 7 décembre 2024
Les contributrices et contributeurs:
Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; Dominique BELOUGNE, secrétaire général d’Espaces Marx Aquitaine; Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, Professeur honoraire des sciences économiques à l’Université de Bordeaux, militante féministe ; Raymond BLET, Avocat honoraire du barreau de Bordeaux, Syndicat des Avocats de France; Alexandre BOISSIERES, Militant de Réseau Salariat ; Stéphane BONNERY, Professeur en sciences de l’éducation à l’Université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ; Thierry BRUGVIN, Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute ; Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; Jean DARTIGUES, retraité, Cadre de Banque, ancien dirigeant CGT et PCF-33; Jean-Michel DEVESA, écrivain, Professeur émérite de Lettres et Arts de l’université de Limoges; Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales ; Timothée DUVERGER, Docteur en histoire, enseignant à Sciences Po Bordeaux ; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux-Montaigne ; Baptiste GIRAUD, Maître de conférences en science politique – Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Université d’Aix Marseille ; Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur émérite d’Études Latino-américaines et de Philosophie à l’Université de Tours ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Université de Bordeaux, Membre du conseil scientifique d’ATTAC ; Alain HAYOT, Sociologue et Anthropologue ; Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la Magistrature ; Patrick LE HYARIC, journaliste et homme politique français, ancien directeur de l’Humanité et député européen ; Eric LE LANN, Ecrivain, Militant communiste ; Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique ; Franck MARSAL, Professeur de Mathématiques, militant politique ; Chloé MAUREL, normalienne , agrégée et docteure en histoire, chercheuse associée à la Sorbonne (Sirice), membre du comité d’honneur du MRAP, présidente du conseil scientifique du MNLE; Attila PIROTH, traducteur, cofondateur et directeur du Théâtre du Levain à Bègles ; Dominique PINSOLLE, Maître de Conférences en Histoire à l’Université Bordeaux-Montaigne; Yvon QUINIOU, Professeur Agrégé de Philosophie, écrivain ; Michèle RIOT-SARCEY, Professeur émérite d’histoire contemporaine et d’histoire du genre à l’université Paris-VIII-Saint-Denis ; Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, écrivain, Metteur en scène; Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine ; Fabien TARRIT, économiste, Maître de conférences, HDR, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Bernard TRAIMOND, Professeur émérite d’Anthropologie de l’Université de Bordeaux ; Hülliya TURAN, Conseillère Régionale, Maire-Adjointe à Strasbourg, Militante politique ; Florent VIGUIE, Enseignant, écrivain, metteur en scène ; Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ; …
Quelques mots pour préfigurer les rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de la pensée de Marx » de décembre 2024.
« Révolution ? Vous avez dit révolution… ! »
Nous essayerons avec votre participation active, de nourrir notre intelligence collective et nos capacités à transformer notre vie, notre société, notre monde, enrichir nos capacités individuelles et collectives à transformer notre mode de production de nos richesses, de nos services, à transformer le Capitalisme jusqu’à son dépassement… Cela passe sans doute par une révolution ! Et peut-être en commençant par le regard que nous portons sur notre société, ses mouvements, ses transformations, notamment dans le monde du travail et de la création ? Mais au fait, de quel type de révolution parlons nous ? Quelle place dans ces révolutions pour la lutte des classes ? Quelle révolution des idées et des représentations ? Quelle révolution politique, sociales, démocratique, culturelle engager pour substituer aux dogmes « de la loi du profit maximum dans le plus cours laps de temps » et de « la concurrence libre et non faussée », des démarches concrètes d’expérimentations de nouvelles manières de produire des richesses et des services, avec des rapports humains et sociaux qui s’affranchissent de toutes formes d’exploitation, de domination et d’aliénation ? N’est-ce pas là, faire « Révolution », renverser des pratiques sociales et humaines d’un autre âge, de la préhistoire de l’Humanité… ? Révolutionner notre mode de production, révolutionner notre vie démocratique pour associer aux décisions qui les concernent le plus grand nombre possible de salariés, de citoyens ? Révolutionner nos modes de communications, de transports, d’habitabilité de notre planète ? Révolutionner l’organisation et la finalité des entreprises et des services publics ou privé ? Révolutionner les lieux de formation et d’apprentissage, révolutionner l’école et l’Université ? Ect… Autant d’enjeux d’une actualité criante, d’une urgence civilisationnelle qui appelle de la créativité, des expériences, de l’expérimentation, de sortir des sentiers battus du capitalisme mortifère…
Dors et déjà vous pouvez prendre date, et nous adresser vos propositions de contributions ! Merci d’avance.
Les rencontres se tiendrons de 9h à 18h du Mardi 3 au Samedi 7 décembre à l’Université de Bordeaux, site Montesquieu à Pessac, Salle C2-216.
Appel à contribution pour les journées_2024
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16ème édition du 5 au 10 Décembre 2023
« Démocratie, Citoyenneté, République, Pluriversalisme »
La démocratie dans tous ses états,
La République en chantier
(Liberté, égalité, fraternité & sororité),…

Le programme complet des rencontres (téléchargeable avec le lien ci-après):
Le programme des 16emes Rencontres_Marx_Décembre2023_Complet
Les différentes contributions misent en ligne sur notre chaine youtube :
–Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « DE L’UNIVERSALISME AUX DÉRIVES CONTINENTALES, Hugo, exemple exemplaire ?», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Victor Hugo a défendu, parfois au péril de sa vie (après le massacre par les versaillais des communards et communardes) des valeurs humanistes : la justice sociale, la laïcité, la liberté de création, le droit à l’éducation, l’abolition de la peine de mort…Il a combattu dès 1862 (et même antérieurement) « La dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit. » (Préface aux MISÉRABLES)
Il a toujours dénoncé, avec ses amis, la « damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine. »Au cœur même de ce combat de tous les instants et de toute sa vie, il n’échappe pas aux contradictions qui le constituent, dans un siècle où les espérances n’excluent ni la dureté des combats ni l’aveuglement de l’individu ni le mirage collectif des progressistes.L’écart, qui nous interroge, est manifeste lorsque interviennent l’articulation entre la lutte pour une émancipation et des valeurs universelles d’une part, et d’autre part l’aveuglement et le déni sur le sort des populations, notamment, de ce continent voisin du nôtre, l’Afrique.
–Ludovic GODARD CADILLAC, Mathématicien, Commission ESR du Pcf, Université de Bordeaux, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « Les partis politiques, la presse et les citoyens », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La période politique actuelle se caractérise par un pourrissement lent de la vie politique française et européenne dont l’un des principaux symptômes est la baisse de la qualité moyenne et une simplification des analyses et réflexions journalistiques et politiques. Cet appauvrissement s’accompagne d’un déplacement croissant vers la droite voire extrême-droite des différentes solutions politiques proposées. La masse des citoyens témoigne un mépris et un dégoût croissant vis-à-vis de la grande presse bourgeoise et de la classe politique en général sans pour autant s’investir dans la construction d’alternatives de masse à la vie politique et journalistique actuelle. Cet exposé se propose de présenter quelques pistes d’analyse de cette fracture et des risques qu’elle peut faire peser sur la liberté et la démocratie. La majeure partie de l’exposé sera alors consacrée à présenter un certain nombre de propositions pour la réflexion ou l’action politique en vue de modifier cette donne générale, vers le retour des grands partis de gauche de masse.
–Alexandre BOISSIEIRES, Militant de Réseau Salariat, nous a fait partager le 10 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « DÉMOCRATIE : de la supercherie bourgeoise à la concrétisation communiste », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
De l’ambiguïté du mot : « démocratie » est un mot que tout le monde semble comprendre sitôt énoncé, cependant, dès que l’on cherche à lui donner une définition limpide, il devient aisé de se rendre compte que ce mot est empreint de plein de pièges et biais. Et pour cause, ce mot n’a pas traversé l’Histoire sans turbulence, la classe bourgeoise l’a galvaudé, dénaturé, dévitalisé dans son acception primaire comme tous les mots qu’ils lui sont annexés (République, citoyenneté, liberté, égalité, fraternité..). Autant de « beaux » mots agités comme des étendards performatifs, idéalistes, sans réalité concrète. C’est une véritable guerre des mots qui est ici en jeu. Dès lors, non seulement il s’agit pour les producteurs de se réapproprier le mot mais en plus, et surtout, de le concrétiser matériellement.
-Henri PENA-RUIZ, Philosophe, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une conférence avec pour titre : « KARL MARX PENSEUR DE L’ÉMANCIPATION », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Introduction. L’enjeu actuel d’une relecture de Marx et d’Engels.
1. Préambule : les trois âges du capitalisme.
2. L’opposition du ciel et de la terre : passer de l’idéalisme au réalisme.
3. Adopter le point de vie des dominés.
4. L’émancipation juridique au miroir de l’aliénation sociale.
5. La dialectique de l’émancipation.
6. Une nouvelle conception de l’idéal.
7. Un communisme individualiste.
8. Individu et communauté.
9. La classe universelle et l’universalisme de Marx.
10. Conclusion : trois anticipations majeures de Marx et d’Engels
(*) « Marx quand même », Plon, « Entretien avec Karl Marx », Plon, « Karl Marx, penseur de l’écologie », Paris, Le Seuil, 2018.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Ivan LAVALLEE, Mathématicien, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une contribution avec pour titre : « Prolégomènes au Communisme », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Il est grand temps de revenir à la thèse centrale de K. Marx, à savoir que l’Histoire de l’humanité c’est in fine l’histoire de ses forces productives. C’est en se situant par rapport à cette thèse que j’essaierais de montrer en quoi socialisme et communisme sont fondamentalement différents, même si l’un ne va pas sans l’autre. L’urgence climatique et plus généralement écologique pose le problème souligné par les marxistes chinois du destin commun de l’humanité, de l’interdépendance des situations et de la nécessité de l’organisation communiste de la société, seul avenir positif possible pour la société humaine sous peine d’une régression majeure voire une extinction !
(*) « Cyber-révolution et révolution sociale », Editions du Temps des Cerises, 2022
Discutant-e : Jean-Claude MASSON, Ingénieur, ancien cadre à EDF
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Nicolas BENIES, économiste, nous a fait partager le 9 décembre 2023, une contribution sur le thème « Un monde inédit : Un monde secoué par les crises », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La configuration de l’économie mondiale a de quoi étonner. L’économie chinoise entre en déflation confrontée à une faiblesse de la demande et à une offre excédentaire qui devrait fait chuter les prix alors que l’Argentine est confrontée à une hyper-inflation et à crise de la dette qu’une aide du FMI voudrait combler. Le monde post-Covid est marqué par l’inédit et une incertitude renforcée. La crise climatique est aussi un facteur de dérèglements économiques. Un monde disparaît…mais fait de la résistance…
(*) « Le souffle de la révolte 1917-1936 : Quand le jazz est là. », 2018, C&F Editions, Livre Musical.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Alain JEANNEL, Professeur émérite en Sciences de l’Education, Université de Bordeaux, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « La recherche en Science de l’éducation et la mondialisation par le numérique », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La recherche sur l’enseignement et l’éducation est un thème récurrent du questionnement politique dans le contexte géopolitique d’une mondialisation qui développe une technologie numérique. Des études qualitatives et quantitatives traitent chacune d’un domaine spécifique propre à l’éducation : la mondialisation et la question des connaissances et du savoir, la mondialisation et les systèmes d’enseignement, la mondialisation des informations, la formation des êtres humains et les enjeux sociaux et économiques dont la recherche dans les sciences sciences qui traitent de l’éducation et de l’enseignement … Les discours sur la mondialisation mettent en évidence ces liens forts qui ont commencé à se tisser depuis que s’est développée la production de séries d’outils pour éduquer le plus grand nombre.Les décisions gouvernementales qui influencent actuellement la pensée sur l’enseignement et par conséquence l’éducation promeuvent entre autres produits industriels, la possession de l’ordinateur et l’utilisation des réseaux techniques d’information. Elles présentent généralement la volonté de transférer des connaissances avec des objectifs divers. Rappelons que la possibilité de diffuser la bible grâce à l’invention de l’imprimerie fut un outil d’éducation et d’enseignement pour les religions chrétiennes. Dans un espace contemporain dominé par le choix d’une économie basée sur les notions de marché et de concurrence, comme seule possible, l’objectif est-il d’adapter l’éducation et l’enseignement à ce modèle ? Un exemple en est donné par projets industriels qui déposent des brevets concernant des enseignants formatés pour l’enseignement : la production de logiciels en est un exemple, elle répond à la fois à des appels d’offre qui orientent vers un seul objectif, une formation préparant à l’insertion professionnelle, elle est soumise à une loi du marché basée sur la rentabilité financière et elle répond à une attente de la parentalité qui souhaite la meilleure insertion de leur descendance dans la société . De quoi s’agit-il de l’avis même des promoteurs de cette industrialisation de la formation ? La défense active de la démocratie dans la recherche sur l’enseignement et l’éducation est–elle obligatoire pour que la société évite les pièges tendus par la mondialisation et les technologies du numérique-digital ?
(*) Site internet : http://alain-jeannel.blogspot.com
Discutant-e : Marcel DESVERGNE, Vice-président de l’An@é
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Monique DENTAL, Ingénieure d’études retraitée qui a été co-responsable du CEDREF, Université Paris VII et coordinatrice du RING (Réseau Inter-universitaire et interdisciplinaire national sur le genre), Présidente fondatrice du Réseau Féministe « Ruptures », est intervenue le 9 décembre 2023, sur le thème « Pour une VIe République fondée sur des valeurs féministes et paritaires », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’instauration de la Ve République était bancale dès le départ en termes d’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, le préambule de la Constitution de 1946 affirme l’égalité ; mais, celle-ci n’a pas permis de lever les inégalités portées dans toutes les lois qui régissaient ce pays dit démocratique : dans le couple, dans la famille … Être régi par deux corpus de lois qui s’opposent, cela ne doit plus du tout être possible dans une nouvelle République. Pour déconstruire les formes universellement masculines de la représentation, pour que les femmes puissent bénéficier de la légitimité de plein droit à la participation politique aux postes décisionnels, pour mettre un terme constitutionnel à la conception universaliste et andocentrée de la représentation, nous avons tout essayé ! Il n’y a plus d’autre choix que l’instauration d’une nouvelle République basée sur des valeurs intrinsèques de parité et qui remettent fondamentalement en question le patriarcat sous toutes ses formes, autoritaires, autocratiques, hiérarchiques, masculines.
(*) Monique Dental et Marie-Josée Salmon, De Mai 68 au Mouvement de Libération des Femmes (MLF) Ed. du Croquant 2022.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Jean SEVE, Historien, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « Quelques réflexions autour de la crise historique de la « démocratie » et du « politique » », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Démocratie ? Dans le passé, on ne commettait jamais l’erreur de prendre la « démocratie » pour une démocratie. On la qualifiait, à tort ou à raison, de « démocratie bourgeoisie » où le « peuple » est fondamentalement dépossédé et aliéné par des institutions le privant, de fait, du pouvoir réel de décider. La Résistance et les acquis arrachés après-guerre, dans un contexte tout à fait exceptionnel, ont pu faire croire qu’on vivait dans une République démocratique, où il restait possible d’investir l’exécutif. N’est-ce pas une tragique erreur? Il n’y a jamais eu de démocratie au sens plein du terme. État de droit, oui . Pluripartisme, oui, avec élections dites « libres ». Possibilité d’alternance politique, oui mais le pouvoir réel a toujours été ailleurs… Certes, des réformes révolutionnaires sont toujours possibles mais elles restent aujourd’hui plus que jamais difficilement réalisables… dans une société de classes dominée par le CAC 40, sous une cinquième république ultraconservatrice, et qui cherche, coûte que coûte, à se sauver dans d’innombrables fuites en avant. Toute évolution révolutionnaire passe inexorablement par la réappropriation du pouvoir de décider, par une mainmise collective sur les avoirs, les pouvoirs et les savoirs. Mais où en est-on dans cette voie?
(*) « Capitalexit ou catastrophe ; entretiens » Jean et Lucien Sève, 2018, Editions La Dispute
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Roland GORI, Psychanalyste, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème «La question du pouvoir », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La rationalité gouvernementale libérale s’est présentée toute entière comme un quadrillage normatif de plus en plus serré et dense des populations au nom de leur santé, de leur bien-être ou de leur sécurité. C’est ainsi qu’ont été progressivement créées et installées des institutions chargées de la protection et de la sécurité des individus en vue de les appareiller aux machines de production, de les mettre à disposition du marché et des exigences du travail. L’Etat moderne s’empare de l’ensemble du corps social, et il le fait non pour sauver les âmes, mais pour permettre le bonheur, le bien-être, la prospérité, l’ordre, la sécurité, la santé ou la justice. Il n’y a aucun management dans la conduite des humains qui ne soit politique, et plus encore que toute manière de conduire les humains dans les différents secteurs d’une société – soin, éducation, entreprise, famille etc. – relève d’une microphysique du pouvoir. Ce micro-pouvoir est isomorphe à celui qui s’exerce au plus haut sommet de l’État. La relation de pouvoir émerge du tissu social qu’elle innerve en permanence par des dispositifs de transmission, de disciplines et de domination. A notre époque ces relations de pouvoir sont bien souvent disséminées dans des institutions sociales et culturelles, comme l’école ou l’hôpital ou l’entreprise, où elles assurent des fonctions de contrôle, de surveillance et de normalisation des conduites. C’est la raison pour laquelle plus que jamais les luttes au sein des institutions sont appelées à durer et à s’intensifier.
(*)Roland Gori, psychanalyste, Membre d’Espace analytique, professeur honoraire des Universités. Derniers ouvrages parus : La fabrique de nos servitudes, Paris, LLL, 2022 ; Et si l’effondrement avait déjà eu lieu. L’étrange défaite de nos croyances, Paris, LLL, 2020 ; Homo Drogus (avec Hélène Fresnel), Paris, Harper, 2019 ; La nudité du pouvoir. Comprendre le moment Macron, Paris, LLL, 2018 ; Un monde sans esprit. La fabrique des terrorismes, Paris, LLL 2017 ; Le Manifeste des oeuvriers (avec Bernard Lubat et Charles Silvestre), Paris, Actes Sud, 2017 ; 2016, L’individu ingouvernable, Arles, Actes Sud, 2017 ; 2014, Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ? Arles, Actes Sud, 2015 ; 2013, La Fabrique des imposteurs, Arles, Actes Sud, 2014, et 2011, La Dignité de penser, Arles, Actes Sud, 2013.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Victor LENY, Ingénieur, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « Empreinte 2050 : un plan pour le climat et la justice sociale.», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« L’urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité. Ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale. Le plan climat pour la France, Empreinte 2050, vise la neutralité carbone à l’horizon 2050 pour respecter l’accord de Paris. Comme son nom l’indique, ce plan a également pour objectif de réduire notre empreinte carbone, c’est à dire les émissions liées à nos importations, car notre adversaire, les émissions de gaz à effets de serre, ne connaît pas les frontières. C’est une véritable originalité par rapport à d’autres scénarios existants. Ce plan travaillé par la commission nationale Écologie du PCF, des membres de la direction nationale et des militants issus de professions scientifiques, couvre une période allant jusqu’en 2050, et propose des transformations profondes des principaux secteurs émetteurs : transport, bâtiment, industrie et agriculture. Il s’appuie sur la simulation développée par Victor Leny. Cette version préliminaire d’Empreinte 2050 est le point de départ d’une concertation la plus large possible au sein de la société française pour débattre des orientations et propositions qu’il contient.
« Discutant-e : Jean-Claude MASSON, Ingénieur, ancien cadre à EDF
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Yvon QUINIOU, Philosophe, est intervenu le 9 décembre 2023, sur le thème « L’idéologie et son pouvoir », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Dans le cadre de la thématique complexe de cette rencontre et étant donnée l’actualité terrifiante du Moyen-Orient qui donne lieu à des interprétations idéologiques opposées et partiales, j’ai décidé d’aborder le concept d’idéologie tel que Marx l’a élaboré définitivement et d’une manière scientifique, c’est-à-dire non idéologique précisément. Je montrerai l’ampleur de son champ mais, surtout, je préciserai son statut : son origine et sa fonction historico-sociales. De ce dernier point de vue, elle peut être soit être conservatrice sur la base d’idées reçues, majoritairement, mais aussi transformatrice, voire révolutionnaire quand elle s’appuie sur une conception scientifique et critique de la société. Mais elle suppose aussi des valeurs, sans quoi elle ne pourrait être critique et c’est en quoi l’idéologie communiste implique une dimension morale, même si Marx l’a dénié en partie. Plus largement, toute société suppose des valeurs idéologiques qui en constituent le ciment, comme Gramsci l’a bien signalé. C’est pourquoi il faut valoriser aussi cette notion, qui offre aux militants d’une cause progressiste un champ d’intervention décisif pour leur engagement actif.
(*) « L’idéologie et son pouvoir », L’Harmattan, 2023
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Frédéric MELLIER, Elu Régional, Militant politique, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Peuple et classes sociales », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Les mutations permanentes du capitalisme transforment le travail, et les couches sociales des différents pays dont le nôtre. En l’espace d’un siècle la grande majorité des travailleurs sont devenus des salariés. A l’intérieur même du salariat, sa répartition bouge. Le sujet classe ouvrière qui a dominé pendant un siècle l’imaginaire politique de la gauche a perdu aujourd’hui de sa pertinence. Pourtant les questions de l’exploitation, de la domination et de l’aliénation restent des réalités prégnantes sans pourtant dégager un sujet politique identifiable. L’objet de l’intervention sera donc de dégrossir cette question qui est sans doute au cœur de projet transformateur d’envergure.
Discutant-e : Evelyne BROUZENG, Animatrice de l’émission Polyphonie militante d’Espaces Marx sur la Radio RIG
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Fabien TARRIT, Maître de conférences HDR en économie, Université de Reims Champagne-Ardenne, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Marx, Sen et la liberté réelle», dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’approche d’Amartya Sen est souvent associée à celle de John Rawls dans leur critique commune de l’utilitarisme, l’inscrivant ainsi dans le champ de l’égalitarisme libéral. Or, il s’en éloigne dans L’Idée de justice (2009) en adressant à ce courant un reproche similaire à celui que Karl Marx adressait aux socialistes utopiques : faire l’économie de s’appuyer sur les contradictions du présent pour construire le futur. Au contraire la notion de capabilité qu’il développe ne correspond pas tant à un objectif à atteindre qu’à un point de repère pour évaluer des situations. Ainsi, Sen considère la liberté réelle de l’individu, c’est-à-dire l’ensemble de ses choix de vie plutôt que les moyens dont il/elle dispose. L’exercice de la capabilité correspond ainsi pour un individu à la réalisation de soi à travers son activité. Il s’agirait de remplacer la domination des circonstances et de la chance sur les individus par la domination des individus sur la chance et les circonstances, ce qui renvoie à la discussion marxienne sur la domination de la nature par l’homme. Ainsi, le mot d’ordre « à chacun selon son mérite » et le mot d’ordre marxien « à chacun selon ses besoins » sont réconciliés, et les capabilités de Sen paraissent compatibles avec la théorie marxienne de l’aliénation.
(*) « G. A. Cohen : Sauver l’égalité », par FABIEN TARRIT & PIERRE-ÉTIENNE VANDAMME, 2023, Editions Michalon, Le bien commun.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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Michel DUCOM, Poète, Militant de l’Education Nouvelle, GFEN, est intervenu le 8 décembre 2023, sur le thème « Défendre la République commence au cœur des pratiques scolaires. », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’éducation fonctionne avec des impensés qui sont de terribles attaques contre la démocratie, et ce qui semble être de bonnes idées introduisent souvent des habitudes de repli sur soi et de soumission. Défendre la République commence au cœur des pratiques scolaires.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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Thierry BRUGVIN, Psychosociologue de l’Université de Besançon, Laboratoire Logique de l’Agir Besançon et LIPHA Paris Est, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Les alternatives à la démocratie représentative », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Pour renforcer la démocratie, le 1er et principal niveau du pouvoir à transformer relève du système capitaliste. Ce dernier « gouverne » grâce à la domination des infrastructures économiques sur les superstructures (publiques et idéologiques…), comme le décrivait Marx.
Le 2e niveau consiste à démocratiser la régulation de la société en profondeur. Il faut en effet, éviter les excès du centralisme républicain, internationaliste ou mondialiste et de l’autre les excès du nationalisme xénophobe, égoïste et guerrier. La démocratisation du gouvernement national et du capitalisme permettrait de limiter considérablement le néocolonialisme économique et militaire.
Le 3e niveau de la démocratisation consiste dans les réformes plus classiques, du mode de décision par les élus.- Elle consiste dans l’amélioration de la démocratie représentative (le non cumul des mandats, dans le temps et dans l’espace, le renforcement du pouvoir législatif sur l’exécutif (le parlement sur le gouvernement), l’élection à la proportionnelle pondérée, l’accroissement des mandats impératifs…),
– le développement de la démocratie participative (budget participatif, participation citoyenne, création d’une chambre des associations citoyennes au parlement…),
– de la démocratie directe (avec les référendums en particulier), de la démocratie par tirage à sort fondée de citoyen volontaire (par exemple pour élire les députés ou les conseils municipaux, mais pas le maire…). Certaines de ses réformes supposeraient de créer une nouvelle constitution, avec des citoyens. D’autres réformes sont encore nécessaires, telles que le respect de l’État de droit (par un renforcement de l’indépendance de la justice, grâce à une meilleure séparation des pouvoirs et un accroissement des moyens financiers), une plus grande transparence financière des entreprises, des biens des classes des élites économiques et des pouvoirs publics, l’abolition des paradis fiscaux…
Discutant-e : Roger SALAMON, Professeur émérite en Santé Publique, Université de Bordeaux
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–Ollivier JOULIN, Raymond BLET, « Faut-il dissoudre le Syndicat de la Magistrature ?…. », décembre 2023
Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la magistrature, est intervenu est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Faut-il dissoudre le syndicat de la magistrature en répression de sa participation à la fête de l’humanité ? ou l’inconvenance pour un magistrat de porter intérêt au mouvement social ! », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Le syndicat de la magistrature, né en 1968 entend par ses statuts s’inscrire dans le mouvement social – il a pu s’allier aux élections professionnelles à la CGT – et prendre dès l’origine le statut de syndicat (il n’y avait alors que des « associations professionnelles » qui n’avaient jamais osées se prétendre syndicales), le syndicat a pu ainsi organiser ponctuellement des mouvements de grève, développer une pensée critique sur les textes répressifs ou attentatoires aux droits des étrangers, des locataires, des emprunteurs, par exemple. A ce titre le syndicat a travaillé avec ATTAC, la LDH, le GISTI, l’ANAFÉ, notamment. Il a pu aussi publier quelques manuels (pour le manifestant arrêté, pour les droits de l’étranger) promouvant la conquête de droits et plus particulièrement de droits fondamentaux : droit au logement, droit à une vie familiale, liberté d’expression, liberté de manifester. La remise en cause, voire la volonté d’interdiction du syndicat de la magistrature s’inscrit dans une tendance promue par l’extrême droite et reprise par des hommes politiques qui se disent attachés à la République. Au-delà de cette mise en cause c’est la volonté de ruiner le mouvement social d’un de ses modes d’expression.
Discutant-e : Raymond BLET, Avocat retraité du barreau de Bordeaux
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-Florian GULLI, « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », décembre 2023
Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon, est intervenu est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Contradictions et limites de la critique de l’universalisme », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’universalisme est devenue un gros mot dans certains segments de la gauche et de l’antiracisme. Il serait synonyme d’uniformisation du monde, de domination coloniale, d’impérialisme « blanc », etc. L’intervention a pour objectif de montrer les limites de ces critiques. Elles constituent une rupture avec une grande partie de la tradition antiraciste et anticoloniale, de Toussaint Louverture à Nelson Mandela, en passant par Martin Luther King et Thomas Sankara. De façon tout à fait paradoxale, ces critiques finissent par rejoindre la tradition anti-universaliste de la pensée réactionnaire européenne… Elles peuvent même finir par servir de justifications idéologiques aux pratiques les plus inégalitaires.
(*) « L’antiracisme trahi – Défense de l’universel », PUF, Nov. 2022 ; « CRL James, Racisme et lutte de classe », PUFC, 2022.
Discutant-e : Sophie ELORRI, Militante Mutualiste
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-Maurice LEMOINE, Gloria VERGES, « Gauches latino-américaines et européennes : la fracture », décembre 2023
Conférence/Débat coorganisée avec FAL33 avec Maurice LEMOINE(*), Journaliste, qui est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Gauches latino-américaines et européennes : la fracture », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Que reste-t-il de l’internationalisme ? Que reste-t-il des réflexes anti-impérialistes ? Les gauches européennes et entre autres françaises comprennent-elles encore les enjeux des crises et des résistances latino-américaines ? La fracture « Sud global » – « Occident collectif » englobe-t-elle désormais les forces progressistes, des deux côtés de l’océan ?
(*) « Juanito la vermine, roi du Venezuela », Le Temps des Cerises, 2023.
Discutant-e : Gloria VERGES, Enseignante, animatrice de France Amérique Latine Gironde
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-Alexandre FERNANDEZ, « La République et l’histoire universelle », décembre 2023
Alexandre FERNANDEZ(*), Professeur d’Histoire contemporaine, Université Bordeaux-Montaigne, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « La République et l’histoire universelle », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« Le propos est de soumettre à l’analyse et à la réflexion, comme historien et comme marxiste, les troublantes séductions que les diverses formes d’expression de l’anti-universalisme exercent dans le camp politique de ceux qui, il n’y a pas si longtemps encore, se réclamaient pour la plupart du progressisme. A ce titre, les attendus du colloque nous invitant « à mettre en chantier » la République, l’exposé invitera à penser la proclamation de la République française, le 21 septembre 1792, comme expression d’un dépassement (ou d’une tentative de dépassement plutôt) des contradictions portées par ce qu’il est convenu de nommer les Lumières du XVIIIe siècle (incontestable progrès de la raison depuis le XVIIe siècle/établissement d’un nouvel ordre social au service d’une nouvelle classe possédante). La République n’étant point ici ni simple technique de gouvernement pour un temps donné, ni simplement adéquate pour un (ou deux ou trois) peuple ou nation, mais bien un progrès de l’esprit humain, il s’agira de montrer que défendre la raison historique c’est défendre la République social(iste) : en somme un programme pour l’humanité… »
Spécialiste reconnu de l’histoire des mondes ibériques au XIXe et XXe siècles, agrégé d’histoire, docteur en histoire, Alexandre Fernandez est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux, et directeur adjoint au Centre d’études des mondes moderne et contemporain.
(*) « Le Mexique des insoumis », Editions Vendémiaire, 2015
Discutant-e : Dominique PINSOLLE, Président de l’IAES, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Bordeaux-Montaigne
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–Jean BRICMONT, «Le sionisme, la gauche et la France. », décembre 2023
Jean BRICMONT (*), Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique, est intervenu le 8 décembre 2023, sur «Le sionisme, la gauche et la France », dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Partant du constat que le sionisme est une idéologie nationaliste ethnico-religieuse, qui n’a rien de progressiste, rien de rationnel, rien de socialiste ou de communiste et qui n’a rien à voir avec une quelconque forme de nationalisme français, comment se fait-il qu’elle ait une telle influence dans des milieux qui se pensent progressistes et/ou nationalistes?La réponse repose sur des décennies de culpabilisation à propos de l’holocauste et d’intimidation au nom de la « lutte contre l’antisémitisme ». L’exposé se concentrera sur une critique systématique de ces mécanismes.
(*) « Comprendre la physique quantique », éd. Odile Jacob, 2020 ; « Impostures intellectuelles » d’Alan Sokal et Jean Bricmont, éd. Odile Jacob, 1997.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Philippe BRUNET, « Citoyenneté en science : quelques questions à propos du biohacking… », décembre 2023
Philippe BRUNET, Professeur émérite de Sociologie à l’Université Gustave Eiffel de Marne la Vallée, est intervenu le 8 décembre 2023, sur « Citoyenneté en science : quelques questions et enseignements à propos du biohacking : le cas de La Paillasse en France » dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Enquêter sur le biohacking et en comprendre l’intérêt sociologique revient nécessairement à s’interroger sur la dimension critique de la science instituée dont il est porteur. En cela il constitue une petite part d’un vaste mouvement international (touchant essentiellement les pays capitalistes développés), très hétéroclite dans sa constitution, qui entend concerner un grand nombre de pratiques professionnelles : le « do it yourself » ou, dit autrement : fais-le toi-même. Il ambitionne une reconquête des pouvoirs d’agir par tous et pour tous. En ce sens, il inclut une dimension politique revendiquant une citoyenneté à travers l’autonomie des pratiques. Dans une certaine mesure, c’est le cas du biohacking qui entend faire de la science « autrement ». Est-ce bien le cas cependant ? Dans les faits, l’ambition affichée est-elle avérée ? Quelle consistance prendrait alors cet « autrement » ? Quelles en sont ses limites ? Au fond, de quoi le biohacking est-il le nom ? Mon propos et mes interrogations seront étayés par un travail d’enquête que j’ai conduit sur plusieurs années dans un lieu parisien aujourd’hui disparu : La Paillasse. Il s’est précisément revendiqué comme le « référent » français de ce mouvement. Dans un premier temps, je préciserai rapidement ce qu’il en est du biohacking et du rapport que ses thuriféraires défendent du point de vue de ce que l’on pourrait nommer une « citoyenneté scientifique ». Dans un second temps, je présenterai un certain nombre de résultats non encore achevés de mon enquête sur ce rapport qui permettront, dans un troisième et dernier temps d’en tirer quelques enseignements et hypothèses.
(*) « De la science à l’industrie : Cellules souches embryonnaires et biotechnologies en France », Edition Quae, 2019
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Jean QUERBES, « Cuba : construction, réalités et questionnements d’une démocratie socialiste… »,, décembre 2023
Jean QUERBES(*), Ingénieur Agronome, ancien élu Pcf, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Cuba : construction, réalités et questionnements d’une démocratie socialiste agressée par les USA », le 8 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La démocratie socialiste cubaine est une réalité en construction dans un contexte historique de conquête de l’indépendance d’un pays et de souveraineté d’un peuple, dans une confrontation avec la démocratie étasunienne proclamée comme « modèle » et dont la démocratie cubaine devient internationalement l’antithèse.Dans une démarche originale, inspirée par l’Histoire, les pensées marxistes et martistes et tracé par les expérimentations, les succès, les échecs, les rectifications, la démocratie socialiste va se doter d’institutions centrées sur une souveraineté populaire s’exerçant sur un espace public élargie visant un socialisme « durable et prospère », et donc la clef du développement (ou des reculs) va être la participation de la population.
(*) « Cienfuegos, une ville cubaine fondée par des Bordelais ! », Les Dossiers d’Aquitaine, 2019
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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– Lena RAUD, « L’ESR pour toutes et tous, un enjeu démocratique et d’émancipation », décembre 2023
Lena RAUD, Secrétaire nationale des Etudiants Communistes, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « L’ESR pour toutes et tous, un enjeu démocratique et d’émancipation », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Depuis la massification de l’enseignement supérieur, le passage du lycée à l’université est vu sous le prisme de la sélection. D’une part, l’absence de planification des besoins en places mais aussi en création de nouvelles filières répondant aux besoins de la société a provoqué un élargissement de l’offre privé de l’enseignement supérieur et l’augmentation de sa fréquentation. D’autre part, le manque de ressources allouées aux jeunes en études supérieurs a créé un fossé entre enfants des classes sociales supérieurs présentes en masse dans l’enseignement supérieur et enfants des classes sociales travailleuses, précaires, absente de l’ESR. Dans un objectif commun de partage et de création des savoirs nous devons repenser l’enseignement supérieur comme un outil pour l’émancipation de tous et toutes mais aussi pour la société dans son ensemble. Si nous voulons répondre aux défis économiques, sociaux et écologiques qui nous attendent, nous devons transformer notre ESR dans un sens plus démocratique et ouvert au plus grand nombre.
Discutant-e : Renaud COULANGEON, Professeur à l’ Institut de Mathématiques de Bordeaux, Université de Bordeaux, syndicaliste
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– Sébastien LABORDE, « Quel rôle de l’école dans un projet de société transformateur ? », Décembre 2023
Sébastien LABORDE, Enseignant, Elu Départemental, Militant politique, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Quel rôle de l’école dans un projet de société transformateur ? », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’école est depuis 2 décennies la cible des libéraux qui poursuivent l’objectif de façonner une école publique qui réponde aux besoins du capital en crise. C’est le processus de Bologne pour l’enseignement supérieur, ce sont les mesures, projets de loi, décrets successifs depuis le début des années 2000 pour l’enseignement primaire et secondaire.L’école a toujours été un lieu de l’affrontement de classe. La massification de l’enseignement secondaire et du supérieur s’est assortie de la création de filières courtes fournissant au patronat une main d’œuvre formée et employable rapidement. Aujourd’hui, la crise du Capital conduit les libéraux à accélérer la transformation de l’école publique. Quel projet émancipateur pour une école de la réussite de tous les élèves ? Quelle école de la République pour relever les défis sociaux, environnementaux, démocratiques qui se posent aujourd’hui ? quelques pistes de réflexion et de travail pour aujourd’hui et demain.
(*) http://www.sebastienlaborde.fr
Discutant-e : Florent VIGUIE, enseignant de Lettres et Littérature, Metteur en scène, écrivain
Michel CABANNES, économiste, Université de Bordeaux, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Les défis de la non croissance pour les politiques de transformation sociale », le 7 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La contrainte de l’impératif écologique, en l’absence de croissance verte, crée de sérieux défis pour les politiques de transformation sociale. Sans valider les politiques d’austérité mises en œuvre, cela heurte l’attachement traditionnel de la gauche à l’accélération macroéconomique du fait de ses avantages politiques et économiques. Cela oblige en contrepartie à une nouvelle radicalité dans les priorités publiques, incluant une plus forte réduction des inégalités par baisse des revenus du capital et des plus riches, une hiérarchisation entre les besoins au détriment des besoins non essentiels et la priorité à la réduction du temp de travail sur l’extension de la consommation. Cela nécessite une forte dose de volontarisme public avec soutien politique et implication sociétale, incompatible avec l’hégémonie du capitalisme néolibéral.
(*) « La gauche à l’épreuve du néolibéralisme », Le Bord de l’eau, coll. « L’économie encastrée », 2015,
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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-Annie LECHENET (*), maîtresse de conférences en philosophie à l’Université de Lyon, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Si la république est discussion, quels sont les éléments et conditions de cette discussion, ou comment penser un pluriversalisme porteur d’avancées démocratiques », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Nous ne pouvons ignorer que l’universalisme sur lequel se sont appuyés traditionnellement aussi bien l’internationalisme des luttes anticapitalistes que les luttes féministes dans leur renouveau depuis les années 1970, cet universalisme est vivement contesté dans les mouvements des luttes qui se revendiquent comme « décoloniales ».
En prenant au sérieux ces critiques, je propose de revenir sur les idées qui font de la discussion le cœur de la pratique républicaine, d’Aristote à Habermas, en passant par Jefferson (trop vaste, mais juste dégager les idées principales). Ceci permettrait de poser :
-Discuter seulement de droits s’est toujours avéré un leurre libéral.
L’objet de la discussion doit inclure le statut et les limites de la propriété (Jefferson, affirmant ceci contre le libéral Madison, et affirmant de là que la république ne peut exister que si elle est l’expression et le support d’une société démocratique, voir aussi Pierre Crétois), inclure plus généralement les rapports sociaux dans leur ensemble, y compris les rapports sociaux de sexes, les questions de reconnaissance, de « cultures », qui sont les questions soulevées par la pensée décoloniale, etc… (voir ici Fischbach, analysant la conception selon laquelle les rapports politiques dérivent des rapports sociaux). Si la discussion est réelle, les questionnements et les réponses sont réellement remaniés.
-Mais cette discussion qui inclut les revendications formulées du point de vue de différentes cultures ne peut cependant déboucher sur un relativisme où tout se vaudrait, et demeurerait séparé. Il faut donc aussi analyser comment les principes et les objectifs de la discussion demeurent formulés selon les idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité et de démocratie (ex : Amyarta Sen, La démocratie des autres), et sous le contrôle des « principes éthiques universels, et donc [de] l’universalité d’une raison éthique qui, tout en critiquant les excès de la raison moderne occidentale, vise une universalité autre, nommée par Dussel « le pluriversalisme transmoderne ». (Fatima Hurtado Lopez, « Vers un pluriversalisme transmoderne et décolonial », 2023 ; Césaire, « Lettre à Maurice Thorez », 1956, et Discours sur le colonialisme ; Enrique Dussel, L’occultation de l’autre, 1992).
Cette contribution reste purement (trop ?) théorique, elle ne vise qu’à donner quelques outils de concepts et d’idées.
(*) « Jefferson-Madison, Un débat sur la République. », Paris : PUF, 2003, collections « Philosophies »
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–Pierre ZARKA (*), Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité, Comité de rédaction de Cerises la coopérative- mensuel en ligne, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « La République et la démocratie : une relation tourmentée. », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Nous abordons la République comme si ses fondements allaient de soi. Que parmi les fondateurs de la IIIème du nom, se trouvent des monarchistes comme Thiers incite à y regarder de près. Sa conception est traversée par les contradictions inhérentes au développement de la bourgeoise et des classes populaires. Cela se retrouve entre suprématie de l’Etat et ce que l’on peut de manière un peu anachronique qualifier d’autogestionnaire : la constitution de l’AN II 1793, la Commune de 1871. La défaite de la Commune a rendu le mouvement ouvrier perméable à un parlementarisme qui a finalement dominé lors de la constitution des IIde, III et IVème Internationale. La normalité inclue l’inutilité de la conflictualité, renvoi le rôle politique du peuple aux seules élections. Or aujourd’hui, l’évolution de la société porte au contraire l’aspiration à maitriser son devenir et le cours des choses.
(*) « Oser la vraie rupture : Gauche année zéro », Paris, L’Archipel, avril 2011
https://ceriseslacooperative.info/
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Jacques BIDET (*), Philosophe, « La classe populaire peut-elle gouverner ? », nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Démocratie et colonialisme », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’histoire des partis anticapitalistes montre que la classe populaire ne peut s’organiser politiquement qu’en association avec une certaine élite compétente, qui a ses raisons propres de résister à l’emprise du capital, mais qui n’envisage une telle alliance que pour en prendre la direction. Je parlerai notamment des Partis Uniques, qui sont des révélateurs de la forme-parti. Et des perspectives contrastées de Gramsci et Althusser. Après l’échec des partis, l’organisation en forme de mouvement reconduit les mêmes processus. Je m’attacherai particulièrement aux théories de Laclau et Mouffe et à leurs relations avec les pratiques de LFI. Face au déferlement mondial du néolibéralisme, l’idée d’une politique conduite sous l’hégémonie de la classe populaire ne serait-elle qu’une utopie ? À mesure que l’on avance sur le chemin du désastre écologique, commence à s’affirmer une « Nation-monde », qui se dresse contre « L’État-monde » de classe et un « Système-monde inégal » destructeurs de la vie sur la planète. Mais ce n’est qu’en engageant une solidarité plus large, un « Soulèvement de la Terre » que le commun du peuple du monde pourra écarter la catastrophe finale.
(*) « La classe populaire peut-elle gouverner ? », Editions Syllepse, 2023
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
Nous vous conseillons de regarder aussi la captation ci-après de Jacques BIDET sur le même thème aux rencontres de l’Atelier animé par Pierre GOLDBERG qui s’est tenue le 7 décembre 2023 :
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–André ROSEVEGUE (*), animateur de l’UJFP-Aquitaine, Talence, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Démocratie et colonialisme », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Dans l’univers politique français, l’idée de démocratie reste le plus souvent liée à l’idée d’élections libres et de séparation des pouvoirs. S’est progressivement imposée l’idée que les femmes devaient être à égalité comme électrices, et plus récemment parmi les élu.es.Et devant l’accroissement vertigineux des inégalités la question d’une démocratie sociale vient dans le débat, même sans franche remise en cause du capitalisme. Pourtant, les républiques successives sont considérées comme démocratiques alors même que la troisième a été période de colonisation accrue, la quatrième période de décolonisation subie, la cinquième période de combinaison du maintien de la possession des confettis de l’Empire et de la tentative de maintien d’une domination de l’ancien domaine colonial (la Françafrique en particulier, aujourd’hui chahutée). Mais qu’est-ce qu’une démocratie coloniale ? Qu’est-ce qu’une « démocratie » qui pour maintenir le mythe de l’égalité des citoyens doit par définition refuser le statut de citoyens aux colonisés ? Qu’est- ce qu’une démocratie structurellement raciste ? Comment peut-on véritablement la décoloniser ? J’essaierai modestement d’approcher le sujet pour la France, et je prendrai quelques exemples étrangers. Peut-être la « démocratie » de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Peut-être des démocraties confrontées aux peuples « indigènes », « premiers ». Et puis Israël, « la seule démocratie du Moyen-orient »
(*) « Portraits de Juifs antisionistes en France », UJFP, Edition Syllepse, 2022.
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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–Jean-Marie MATISSON (*), délégué régional Unité Laïque, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « L’universel et la liberté », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Je suis un citoyen de l’universel et je n’ai qu’un seul pays « La Liberté ». « La laïcité, pas une arme, un bouclier » et « la Laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ». La Laïcité, c’est simple, inutile de la compliquer ou de lui coller un adjectif. Elle vise l’intérêt général de la République et non des intérêts particuliers. C’est d’abord un principe de stricte égalité des citoyens quelles que soient leurs origines. C’est ensuite une philosophie basée sur les Droits de l’homme et du citoyen. De la même façon que le Juif est le baromètre de l’Histoire, la femme est le baromètre de la Laïcité, s’en prendre à eux, c’est s’en prendre à l’Humanité et à l’universel. Voici deux phares de la laïcité qui permettent de rester dans les rails de la République. La laïcité est universelle, se servir d’elle pour rejeter une partie de la population est en fait du fascisme… Elle constitue, encore aujourd’hui, le fondement indispensable de l’harmonie sociale et de l’unité de la nation. En défendant le droit absolu à la liberté de conscience, à la liberté d’expression et au libre choix, la laïcité contribue à la construction d’un humanisme moderne qui donne à chaque femme et à chaque homme un accès égal aux connaissances et aux responsabilités.
(*) « Le procès de Papon ou Le procès de Vichy », éditions La Lauze, 2020
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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-Nicolas TARDITS (*), doctorant en science politique, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Les prémices du suffrage universel et de son fonctionnement sous le Second Empire. », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
L’objectif étant de renverser l’évidente association entre citoyenneté et démocratie en questionnant l’usage fait du suffrage ‘‘universel’’ dans un système politique oligarchique. Je peux revenir sur son application et donc, sa domestication par la force et par le jeu sur les règles . Toutefois, pour dépasser ce simple constat de contrôle, je peux présenter l’usage fait de l’élection par le pouvoir exécutif bourgeois en questionnant ce qui est aujourd’hui routinisé à savoir : l’entreprise politique visant à essentialiser et personnaliser l’expression du ‘‘peuple’’. Cela se fait par la mise en scène de la victoire électorale mais aussi dans les différents discours alléguant le suffrage pour légitimer la place unique de chef d’Etat. Il s’agit donc de traiter l’usage de la citoyenneté non pour le pouvoir de tous mais pour la gouvernance d’un seul : le vote comme ratification politique d’un ordre social et non plus comme entreprise de délégation ou de représentation. Autrement dit, saisir le lien entre citoyenneté et démocratie en étudiant, sous le Second Empire, les conditions de son renversement de sens historique qui ne semble pas, encore aujourd’hui, complètement désuet.
(*) Codirection du numéro 411 de La Pensée : Parlements et autoritarismes Et publication en 2021 du chapitre d’ouvrage : « Le consentement législatif en régime autoritaire. Domination politique et recomposition parlementaire sous le Second Empire », dans : Maya Collombon et Lilian Mathieu (dir.)., Dynamiques des tournants autoritaires
Discutant-e : Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine
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–Michel BARRILLON (*), économiste, Université d’Aix Marseille, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « DU BON USAGE DE SIMONE WEIL EN TEMPS TRÈS, TRÈS INCERTAINS », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« Si nous devons périr dans les batailles
futures, faisons de notre mieux pour
nous préparer à périr avec une vue claire
du monde que nous abandonnons. »
Simone Weil, « Perspectives » (1933)
Il y a 80 ans, le 24 août 1943, Simone Weil mourait en Angleterre à l’âge de 34 ans. En dépit de la brièveté de son existence – une « vie de philosophe » au cours laquelle elle n’eut de cesse de mettre en accord ses actes et ses idées –, elle laissait un œuvre importante dont la publication intégrale devrait nécessiter une quinzaine de volumes. Dans nombre de ses écrits, elle fait part des réflexions que lui inspire la pensée de Marx, en respectant le principe posé par le philosophe Alain : « ce n’est pas hors d’une limite qu’on dépasse le maître, mais au-dedans de sa pensée. »
Elle rejette tout ce qui, chez Marx et les marxistes, revêt un aspect « religieux » : sa théorie de l’histoire, le culte des forces productives, le matérialisme dialectique, la mission historique du prolétariat, la conception de la liberté… Et elle ne retient en définitive que le matérialisme historique, non comme théorie générale de la société, mais comme « méthode », une méthode qui postule que « l’existence sociale est déterminée par les rapports entre l’homme et la nature établis par la production ».
Elle applique cette méthode pour examiner le problème suivant : au regard de l’état actuel de la société – une société dont elle disait à la veille de mourir : « il semble difficile d’aller beaucoup plus loin dans le sens du mal que la société moderne » –, qu’est-ce qui s’oppose à l’instauration d’« une société d’hommes libres, égaux et frères », et quel chemin suivre pour s’en approcher le plus possible ? Les changements majeurs survenus depuis la mort de Marx dans la structure du capitalisme industriel, la conduisent à se focaliser sur la catégorie sociale des cadres, ingénieurs, directeurs d’entreprise, et moins sur l’exploitation des ouvriers que sur l’oppression qu’ils subissent dès qu’ils franchissent le seuil de l’usine : c’est une forme particulière d’oppression sociale qu’elle nomme « oppression par la fonction ». Cette oppression, exercée par le machinisme et l’organisation rationnelle du travail industriel, est orchestrée par « ceux qui disposent des machines » auxquelles ils soumettent les ouvriers.
Elle tire de cette étude la conclusion qu’il ne saurait y avoir de « révolution sociale » sans lepréalable d’une « révolution technique ». Elle écarte donc le scénario révolutionnaire « classique », et explore la voie du « réformisme » dont elle ne tarde pas à se rendre compte qu’elle est tout aussi illusoire. Sa quête aboutit donc à une impasse…
La question est de savoir si, aujourd’hui, l’application de la méthode matérialiste mènerait au même constat, en dépit ou à cause des changements technologiques qui, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont bouleversé notre monde, nos modes de production et de vie. Et dans l’affirmative, il s’agit de s’interroger sur la possibilité de sortir de l’impasse…
(*) « D’un mensonge déconcertant à l’autre », Editions Agone, 2001, « Procès en réhabilitation de l’idée de nature. Ébauche », Écologie & politique 2019/2 (N° 59)
Discutant-e : Bernard TRAIMOND, Professeur émérite d’Anthropologie, Université de Bordeaux
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–Pierre CRETOIS (*), Philosophe, Maître de conférences à l’Université Bordeaux-Montaigne, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « La copossession du monde », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
« La propriété ou le chaos ! » s’écrient en chœur les thuriféraires de l’ordre propriétaire. Parce que, disent-ils, la propriété sépare le tien et le mien, elle protège la liberté individuelle et assure l’harmonie sociale. Condition de l’échange, elle fonde l’activité économique et favorise l’enrichissement collectif. À les écouter, elle n’aurait que des vertus. C’est faire peu de cas de ses funestes conséquences – la pollution et l’épuisement des ressources naturelles, par exemple –, mais c’est aussi abandonner au marché des questions qui devraient relever de la délibération politique.
Or, cet ouvrage le démontre, l’intérêt économique ne se confond pas avec le bien commun. Pour endiguer le creusement des inégalités sociales et la destruction de la planète, on ne peut s’en remettre aux chimères du tout-marché ou de la démocratie de consommateurs. Un radical changement de perspective s’impose : il faut défendre des principes autonomes de justice pour remettre la propriété à sa place et l’envisager non plus comme le socle de la vie en communauté mais, au contraire, comme une modalité du commun intégrant les droits d’autrui et ceux des générations futures.
(*) « La copossession du monde : vers la fin de l’ordre propriétaire » aux éditions Amsterdam 2023 ; « La part commune. En finir avec la propriété privée », Paris, Editions Amsterdam, 2020
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Contact: Espaces.MarxBx@gmail.com
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–Roland PFEFFERKORN(*), Sociologue, Professeur émérite de l’Université de Strasbourg, nous a fait partager une contribution avec pour titre : , « Dévoiement de la laïcité », le 6 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Je reviendrai sur l’histoire de la laïcité. Les lois laïques scolaires (1882 et 1886) concernent la puissance publique, elles consacrent la laïcité des programmes, des personnels et des bâtiments. La séparation des Églises et de l’État, l’affirmation de la liberté de conscience et de l’égalité entre croyants et non-croyants sont le cœur de la loi de 1905. Pour autant la politique laïque comportait des points aveugles : pas de laïcité dans les colonies, les femmes exclues du vote et scolarisées à part, un seul élève du primaire sur 2000 passe dans l’enseignement secondaire avant 1914. Les XXe et XXIe siècle voient se multiplier les accommodements et arrangements avec l’Église catholique et jusqu’à ce jour les lois laïques historiques ne s’appliquent pas en Alsace et en Moselle. Désormais c’est une laïcité identitaire et discriminatoire qui est promue.
(*) « Laïcité : une aspiration émancipatrice dévoyée », Paris, Syllepse, 2022Roland PFEFFERKORN est professeur émérite de sociologie à l’université de Strasbourg et chercheur au Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles, LinCS, UMR 7069 (CNRS, Unistra). Il est par ailleurs corédacteur en chef de la revue Raison présente :
https://www.cairn.info/revue-raison-presente.htm
Discutant-e : Michel ALLEMANDOU, Metteur en scène, Ligue de l’enseignement.
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-Jean-Paul SCOT(*), Historien, nous a fait partager une contribution avec pour titre : , «Jaurès lecteur de Marx : « évolution révolutionnaire » et « démocratie économique et sociale » », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Si, en 1901, Jaurès se réclame de Marx pour légitimer, face « aux prétendus doctrinaires du marxisme », sa stratégie de l’ « évolution révolutionnaire », il se réclame également des derniers écrits d’Engels pour affirmer que « la République est la forme politique du socialisme » que la classe ouvrière doit transformer en « République démocratique et sociale ». La démocratie sociale ne saurait se limiter, affirme en effet Jaurès, à la conquête de droits sociaux pour les travailleurs car elle exige la reconnaissance, à côté de la souveraineté de la nation, de la « souveraineté du travail », soit la pleine participation des travailleurs à la direction de l’État comme des entreprises, publiques comme privées. La « classe ouvrière » devra donc « diriger la démocratie » dans le but de « résorber et de supprimer le capitalisme » au moyen de « réformes révolutionnaires », sans sombrer dans le « socialisme d’État » ni se bercer des illusions anarcho-syndicalistes. Vers 1910, Jaurès en vient à affirmer, à la différence de Marx et de Bakounine, que l’État ne sera ni réformé, ni aboli, mais profondément démocratisé, car « l’État n’exprime pas une classe, il exprime le rapport des classes, le rapport de leurs forces ». Les théories de la démocratie, du socialisme et de l’État ne sauraient donc être dissociées.
(*) « Jaurès et le réformisme révolutionnaire », Paris, Seuil, 2014
Discutant-e : Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine, Université de Bordeaux-Montaigne
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-Nicolas PATIN(*), Maître de conférences en histoire contemporaine, Université Bordeaux Montaigne, membre Junior de l’IUF, nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Le Référendum d’initiative citoyenne sous la République de Weimar (1918-1933) : un outil de démocratie directe ? », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
La République de Weimar, régime issu de la guerre et de la révolution, est souvent perçue comme un échec politique, qui amène à la prise du pouvoir pour Hitler. Pourtant, il existait, au sein du système parlementaire, des innovations très fortes, comme le Référendum d’initiative populaire (Volksbegehren). Il fut utilisé à trois reprises en 14 ans, par les forces de gauche… mais aussi par les nazis.
(*) Julie Le Gac, Nicolas Patin, « Guerres mondiales : le désastre et le deuil, 1914-1945 », Paris, Armand Colin, 2022 ; Nicolas Patin, « La catastrophe allemande. 1674 destins parlementaires », Fayard, Paris, 2014.
Discutant-e : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques, Rédacteur en chef de la revue « L’Ormée »
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–Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales, Président de l’IDRP (Institut de recherches et de documentation sur la paix et les conflits), nous a fait partager une contribution avec pour titre : « Le droit humain à la paix, étape décisive d’un nouvel internationalisme ? », le 5 décembre 2023, dans le cadre des 16émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critiques », autour du thème : « Démocratie, Citoyenneté, République, « Pluriversalisme »… : La démocratie dans tous ses états, La République en chantier… (Liberté, égalité, fraternité & sororité),…»,
Résumé de sa contribution :
Le Droit humain à la paix est issu d’une longue lutte pour l’émancipation humaine, depuis la Déclaration universelle des Droits de l’Homme adoptée par les Nations unies en 1948, le droit à l’auto-détermination des peuples qui émerge pendant la Guerre froide. Il remet en cause le pouvoir sans partage des États. Il englobe plusieurs droits dont le droit à l’éducation pour la Paix, le droit à la sécurité humaine et à vivre dans un environnement sûr et sain, le droit au développement et à un environnement durable, à la désobéissance et à l’objection de conscience, à la résistance et l’opposition à l’oppression.
Le Droit humain à la paix est une condition pour faire avancer la sécurité humaine en combattant toute instrumentalisation. En effet, le droit humain à la paix ne peut être mis en œuvre que par des méthodes pacifiques s’il ne veut pas entrer en contradiction avec lui-même. Comment ne pas en voir les implications dans l’agression russe en Ukraine, les attentats du Hamas et la riposte guerrière disproportionnée d’Israël ? Il peut s’apparenter à un renversement copernicien du paradigme des relations internationales : la domination sans partage des États sur les peuples et les individus ».
(*) « La paix, c’est mon droit ! 21e siècle, vers la guerre ou vers la paix ? », 2023 – BoD éditeur
Discutant-es : Nicole LAVALLEE, Présidente du Mouvement de la Paix Gironde, Joël GUERIN, ancien syndicaliste, Délégué du Défenseur des Droit.
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–Jean-Marie HARRIBEY(*), économiste, Bordeaux, « Premier acte de la démocratie économique : une autre répartition de la valeur ajoutée »
Cinq socio-économistes viennent de réaliser une étude pour les « Économistes atterrés » sur « La répartition de la valeur ajoutée »[1]. Elle montre que, en France, au cours des 50 dernières années de capitalisme néolibéral, la part salariale dans la valeur ajoutée brute (VAB) des sociétés non financières (SNF) a baissé d’environ 4 points (de 69 à 65 %). Cette baisse n’apparaît plus lorsqu’on examine le partage de la valeur ajoutée nette, une fois soustrait de la VAB l’amortissement du capital productif. C’est le point fort de cette étude montrant la hausse très importante de la part de la consommation de capital fixe (de 14 à 22 % de la VAB des SNF en un demi-siècle). La principale cause est le renouvellement accéléré des outils matériels et immatériels de production à l’ère de l’informatique et de la robotique. Il en résulte une forte baisse de la part des profits dévolue à l’investissement net, c’est-à-dire à celui préparant l’avenir, au moment même où surgit le besoin d’une bifurcation écologique de grande ampleur.
T. Dallery, J.-M. Harribey, E. Jeffers, D. Lang et S. Treillet, « La répartition de la valeur ajoutée » https://www.atterres.org/partage-de-la-valeur-ajoutee-en-30-ans-la-part-revenant-aux-salaires-sest-erodee.
(*) « En finir avec le capitalovirus, L’alternative est possible », Éditions Dunod, 2021
Discutant-e : Michel CABANNES, économiste, Université de Bordeaux
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Attention : Le plan vigipirate ayant été réactivé, il est nettement conseillé de vous inscrire pour participer aux rencontres début décembre en précisant les jours où vous serez présent, merci d’avance pour votre compréhension.
Inscrivez-vous auprès de Espaces.MarxBx@gmail.com
ou auprès de Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
Les 44 contributions annoncées :
Michel BARRILLON, économiste, Université d’Aix Marseille ; Nicolas BENIES, économiste, Université Populaire de Caen ; Jacques BIDET, Philosophe, professeur émérite à l’Université Paris-Nanterre ; Marie-France BOIREAU, Docteur en littérature, Université d’Orléans ; Alexandre BOISSIEIRES, Militant de Réseau Salariat ; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste, Professeur émérite de physique théorique à l’université catholique de Louvain et membre depuis 2004 de l’Académie royale de Belgique ; Thierry BRUGVIN, Docteur en sociologie, enseignant en psycho-sociologie à l’Université de Besançon et psychothérapeute ; Philippe BRUNET, Professeur émérite de Sociologie à l’Université Gustave Eiffel de Marne la Vallée ; Michel CABANNES, économiste Université de Bordeaux ; Pierre CRETOIS, Philosophe, Université de Bordeaux-Montaigne ; Monique DENTAL, Militante Féministe ; Michel DUCOM, Poète, Militant de l’Education Nouvelle, GFEN ; Daniel DURAND, Chercheur en relations Internationales ; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine, Université de Bordeaux-Montaigne ; Baptiste GIRAUD, Maître de conférences en science politique – Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail, Université d’Aix Marseille ; Ludovic GODARD CADILLAC, Mathématicien, Commission ESR du Pcf, Université de Bordeaux; Roland GORI, Psychanalyste, professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Aix-Marseille ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Université de Bordeaux, Membre du conseil scientifique d’ATTAC ; Alain JEANNEL, Professeur émérite en Sciences de l’Éducation, Université de Bordeaux ; Ollivier JOULIN, Magistrat, membre du syndicat de la Magistrature ; Sébastien LABORDE, Elu Départemental, Militant politique ; Ivan LAVALLE, Scientifique, professeur de mathématiques émérite de l’Université de Paris VIII ; Annie LECHENET, maîtresse de conférences en philosophie à l’Université de Lyon ; Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain ; Victor LENY, Ingénieur ; Jean-Marie MATISSON, délégué régional Unité Laïque; Laurent MELITO, Sociologue ; Frédéric MELLIER, Elu Régional, Militant politique ; Nicolas PATIN, Historien, Université Bordeaux-Montaigne ; Henri PENA-RUIZ, Philosophe ; Roland PFEFFERKORN, Sociologue, Professeur à l’Université de Strasbourg ; Robert PIERRON, Cadre Territorial, Chercheur ; Jean QUERBES, Ingénieur Agronome, ancien élu Pcf ; Yvon QUINIOU, Professeur Agrégé de Philosophie; Lena RAUD, Secrétaire nationale des Etudiants Communistes ; André ROSEVEGUE, animateur de l’UJFP Aquitaine ; Jean-Paul SCOT, Historien, Université d’Amiens ; Jean SEVE, professeur agrégé d’histoire en Dordogne ; Fabien TARRIT, économiste, Maître de conférences, HDR, Université de Reims Champagne-Ardenne ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Nicolas TARDITS, doctorant en science politique, Université de Paris Nanterre ; Ulliya TURAN, Conseillère Régionale, Maire-Adjointe à Strasbourg, Militante politique ; Pierre ZARKA, Homme Politique, Ex-Directeur de l’Humanité ;
Attention : Le plan vigipirate ayant été réactivé, il est nettement conseillé de vous inscrire pour participer aux rencontres début décembre en précisant les jours où vous serez présent, merci d’avance pour votre compréhension.
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Les termes de démocratie, de république, de luttes de classe sont-ils antagonistes ou complémentaires ? Opèrent-ils dans le même champ ? Doit-on les hiérarchiser ?
« Pas question d’installer la République sur le lieu de travail… »? mais si la démocratie et la citoyenneté y est « empêchée », sommes-nous encore en République ?
Quelle nouvelle constitution élaborer pour libérer toutes les forces vives de la Nation et s’extraire de la logique capitaliste, de toutes formes d’exploitations et de dominations entre les êtres humains et les peuples ?
L’universalisme du siècle des Lumières et de la Révolution de 1789 est-il LA solution ? Après les travaux sur le colonialisme et l’énumération de ses ravages pendant et après l’esclavage pouvons-nous nous en tenir là ? N’y a-t-il pas lieu de questionner et de mettre en œuvre pratique le récent concept de « pluriversalisme », cet « universel qui reconnaît l’existence de la pluralité », ce processus d’ « enrichissement mutuel entre cultures ayant toutes droit au même respect ».
Dans le domaine de la vie quotidienne, n’avons-nous pas à nous interroger sur la persistance des inégalités de genre, d’origine sociale ou ethnique, sans négliger les (grands) écarts dans les conditions de travail et de vie, l’espérance de vie en bonne santé ou devant la mort ? Comment faire République souveraine, citoyenne et construire de nouvelles relations entre les nations et les peuples, un nouvel internationalisme nourrit de « pluriversalisme » ?
Comment peu se construire une citoyenneté nationale, européenne, mondiale ? Quelle place pour la lutte des classes dans ce processus ? Quel rôle peut jouer la République dans le processus de transformation sociale et l’émancipation humaine ? Peut-elle nous aider dans le processus de dépassement du Capitalisme vers une société de solidarité, de partage, de fraternité, de liberté, d’égalité, de progrès social et humain… ?
Nous en appelons à vos contributions, à vos analyses et à vos expériences d’ici et d’ailleurs,
tant nous avons soif de partages et d’enrichissements humains.
Appel à contribution pour les journées_2023
Inscrivez-vous auprès de Espaces.MarxBx@gmail.com
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Comme l’an passé nous espérons pouvoir organiser nos rencontres en format hybride, même si nous souhaitons une participation physique en présentiel la plus importante possible. Notre objectif, c’est de pouvoir enregistrer les conférences et pouvoir ensuite les mettre à disposition du plus grand nombre, tout au long de l’année comme nous l’avons fait sur notre chaîne youtube. Cela n’empêche nullement de nous faire aussi partager les travaux sous une forme écrite…..
Nous vous invitons à concourir d’une manière ou d’une autre à la réussite de ces quinzièmes rencontres « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques pour de nouveaux horizons de civilisation » à Bordeaux, notamment en contribuant vous-même, et en ouvrant vos carnets d’adresse pour inviter à des contributions.
Appel à contribution pour les journées_2023
Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste et de son alliée, la domination patriarcale. Les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et bien des collectivités territoriales pèsent sur la population. C’est aussi le cas au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des femmes et des hommes qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politiques, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dès maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains dans la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics. Comment faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extra–ordinaire de libération humaine et d’émancipation ?…
Quelle que soit votre approche, scientifique, militante, citoyenne,… explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et d’ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
Nous attendons sans attendre vos propositions de contributions soit sur place à Bordeaux, soit en visioconférence. Merci d’avance. L’équipe d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « œuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet) ou comme l’évoque récemment Daniel Bachet dans le journal L’Humanité : « Pour se libérer des chaînes de l’organisation du travail capitaliste, il faut changer au moins radicalement les finalités de deux institutions cardinales : les entreprises et les banques, tout comme la comptabilité classique et dominante dans laquelle sont repliés les rapports sociaux fondamentaux du capitalisme (rapport salarial, rapport monétaire et financier, rapports de propriété, etc. »
N’attendez pas vous aussi, adressez-nous, le titre de votre contribution, un résumé d’une dizaine de lignes, et votre forme de participation (Présentiel ou Visioconférence), jours et créneaux horaires de vos disponibilités pour votre contribution.
La pratique et l’analyse syndicale et politique, l’expérience associative et culturelle, les approches historique, économiques, sociologiques, anthropologiques, psychologiques, juridiques, la dimension philosophique de ces questionnements,… voici qui peut enrichir notre réflexion et vos actions pour une démarche révolutionnaire renouvelée, une démarche moderne correspondant aux besoins et aux attentes du 21éme siècle ! Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
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15ème édition 30 Novembre, 1, 2, 3 Décembre 2022
Sortir du Capitalisme sans attendre : nécessités, possibilités

Le programme des 15emes Rencontres_Marx_Décembre2022
Voir les vidéos des différentes contributions sur la chaine youtub d’Espaces Marx Aquitaine :
https://www.youtube.com/@EspacesMarxAquitaine
Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste dans les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et la plupart des collectivités territoriales, ainsi qu’au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des êtres humains qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politique, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dés maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains et de la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de la production de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics pour faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extraordinaire de libération humaine et d’émancipation….
Quelque soit votre point de vue, scientifique, militant, citoyen, explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
* Mercredi 30 Novembre de 9h à 18h – Petit Salon (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Nicolas BENIES, économiste ;Juliette MATHIEU, éditrice ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Pierre CRETOIS, Philosophe ; Maryse MONTANGON, analyste de la santé et de la protection sociale ; Alain BIHR, Sociologue ;
* Jeudi 1er Décembre de 9h à 18h – Petit Salon (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques;Thierry BRUGVIN, Psychosociologue, Besançon ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Bernard COUTURIER, Politiste, Militant ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Ivan LAVALLE, Scientifique; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste;
* Vendredi 2 Décembre de 9h à 18h – Salle des Actes (Fac Droit Sciences Eco à Pessac) : Michel CABANNES, économiste; Francis DUPUY, Anthropologue, Université de Toulouse ;Sébastien LABORDE, Elu, Militant politique ; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Roland GORI, Psychanalyste ; Dominique PINSOLLE, Historien,Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Bordeaux Montaigne; Fabien TARRIT, économiste ;
* Samedi 3 Décembre de 9h à 18h – Amphi FABRE (Fac Sciences de l’homme à Bordeaux, place de La Victoire) : Alexandre BOISSIEIREIS, Militant Réseau Salarial ; Bernard FRIOT,Professeur de Sociologie; Ollivier JOULIN,Magistrat ; Yvon QUINIOU, Philosophe; Olivier LE COUR GRANDMAISON, Politologue;
* Samedi 3 Décembre à 16h – Amphi FABRE (Fac Sciences de l’homme à Bordeaux, place de La Victoire) : Conférence/Débat de Bernard FRIOT en partenariat avec plusieurs associations : « Mettre la production sur ses pieds, continuer à passer du travail capitaliste au travail communiste »
Nadine VIALA, Psychanalyste…nous fera partager une contribution écrite.
Nous espérons vous y rencontrer.
Pour faciliter l’organisation, merci d’avance de vous inscrire en écrivant Espaces.MarxBx@gmail.com ou par retour du courrier.
Elles et Ils sont nombreux à avoir répondu présent et à nous apporter une contribution aux rencontres :
Nicolas BENIES, économiste ; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Alain BIHR, Sociologue ; Alexandre BOISSIEREIS, Militant Réseau Salarial ; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste; Thierry BRUGVIN, Psychosociologue, Besançon ; Michel CABANNES, économiste; Bernard COUTURIER, Politiste, Militant ; Pierre CRETOIS, Philosophe ; Francis DUPUY, Anthropologue, Université de Toulouse ; Bernard FRIOT, Professeur de Sociologie; Roland GORI, Psychanalyste ; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Ollivier JOULIN, Magistrat ; Sébastien LABORDE, Elu, Militant politique ; Ivan LAVALLE, Scientifique; Olivier LE COUR GRANDMAISON, Politologue ; Juliette MATHIEU, éditrice ; Maryse MONTANGON, analyste de la santé et de la protection sociale ; Dominique PINSOLLE, Historien,Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Bordeaux Montaigne; Yvon QUINIOU, Philosophe; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Fabien TARRIT, économiste ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Nadine VIALA, Psychanalyste;
Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde
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Contact: Espaces.MarxBx@gmail.com
Tel : 07.85.61.25.04
Bulletin_Soutien_Adhesion_2022
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Toutes les interventions des 15émes rencontres seront disponibles en vidéos dans les semaines à venir :
(Abonnez-vous ! Rejoignez les 407 abonnés à ce jour !)
– Nicolas BENIES, économiste, « Un monde meurt » , Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/xkHKH5sOBK4
– Juliette MATHIEU, Co-fondatrice des éditions du Détour, «Le livre à venir, la nécessaire transition», Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/m2IT2BYaJ-o
– Pierre CRETOIS, « Renouer avec la critique de la propriété ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/1BIVQiGVJX4
– Sébastien LABORDE, « Le monde de demain, quoi qu’il arrive, nous appartient. Mais que sera-t-il ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/WIkGjmEaQII
– Jean BRICMONT, « La gauche et la guerre », Rencontres décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/P6Y1l2CYlVM
– Bernard FRIOT, « L’urgence de sortir d’une culture du communisme pour demain », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ZrKCVncm-rI
– Alain BIHR, « La « transition écologique », nouvelle frontière du capital ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo : https://youtu.be/rFyRC666DOI
– Roland GORI, « Nos nouvelles servitudes, comment s’en émanciper ? », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/EIkIhZKT8UE
– Marie-Claude BERGOUIGNAN, « Trajectoires féministes », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ecRbH9npWfc
– Ivan LAVALLEE, « Cyber-révolution et révolution sociale », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/dCZQGPOuvoI
– Bernard COUTURIER, « Approche marxiste du fascisme », Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/ZkyUjzgWk4k
– Jean-Marie HARRIBEY, « Réhabiliter le travail » , Rencontres Décembre 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/myViZ8y0dfk
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Comme l’an passé nous espérons pouvoir organiser nos rencontres en format hybride, même si nous souhaitons une participation physique en présentiel la plus importante possible. Notre objectif, c’est de pouvoir enregistrer les conférences et pouvoir ensuite les mettre à disposition du plus grand nombre, tout au long de l’année comme nous l’avons fait sur notre chaîne youtube. Cela n’empêche nullement de nous faire aussi partager les travaux sous une forme écrite…..
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Notre planète et les peuples du monde entier subissent de plein fouet les conséquences de la logique capitaliste et de son alliée, la domination patriarcale. Les choix quotidiens effectués dans les entreprises, les services publics et bien des collectivités territoriales pèsent sur la population. C’est aussi le cas au niveau de l’Etat, de l’Union Européenne et de la plupart des institutions mondiales. Cela pourrait nous conduire à nous résigner et à attendre un hypothétique « grand soir » social ou électoral… Pour autant ce sont des femmes et des hommes qui dans tous ces lieux, sur toutes ces scènes locales, nationales, européennes, mondiales prennent les décisions, mettent en œuvre des choix politiques, alimentent ou refusent les choix imprégnés de la logique capitaliste. Il est donc possible d’agir sans attendre, dès maintenant, pour imposer une autre logique plus juste socialement, plus efficace économiquement, respectueuse des êtres humains dans la nature. Cela suppose effectivement de rompre avec certaines représentations du pouvoir, et de reprendre confiance dans notre capacité individuelle et collective à changer notre vie à partir de nos besoins, à changer les conditions de notre vie dans notre quartier, notre entreprise, nos services publics. Comment faire du travail libéré des logiques capitalistes de concurrence et d’exploitation, un acte extra–ordinaire de libération humaine et d’émancipation ?…
Quelle que soit votre approche, scientifique, militante, citoyenne,… explorons ensemble ces nécessités et ces possibilités de nous libérer des contraintes capitalistes et d’ouvrir le chemin d’expériences les plus diverses possibles pour aider à accoucher comme le dit Marx, du monde nouveau que le capitalisme empêche de naître !
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Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « œuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet) ou comme l’évoque récemment Daniel Bachet dans le journal L’Humanité : « Pour se libérer des chaînes de l’organisation du travail capitaliste, il faut changer au moins radicalement les finalités de deux institutions cardinales : les entreprises et les banques, tout comme la comptabilité classique et dominante dans laquelle sont repliés les rapports sociaux fondamentaux du capitalisme (rapport salarial, rapport monétaire et financier, rapports de propriété, etc. »
N’attendez pas vous aussi, adressez-nous, le titre de votre contribution, un résumé d’une dizaine de lignes, et votre forme de participation (Présentiel ou Visioconférence), jours et créneaux horaires de vos disponibilités pour votre contribution.
La pratique et l’analyse syndicale et politique, l’expérience associative et culturelle, les approches historique, économiques, sociologiques, anthropologiques, psychologiques, juridiques, la dimension philosophique de ces questionnements,… voici qui peut enrichir notre réflexion et vos actions pour une démarche révolutionnaire renouvelée, une démarche moderne correspondant aux besoins et aux attentes du 21éme siècle ! Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
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– Le Jeudi 30 Juin à 19h Espaces Marx Aquitaine organise une visioconférence avec Bernard VASSEUR, Philosophe, autour de son dernier livre « SORTIR du capitalisme : Actualité et urgence du communisme », publié aux éditions de l’Humanité.

Que peut signifier le mot “communisme” aujourd’hui ?
Dénoncer le capitalisme ne suffit pas.
Imaginer une alternative.
Ne pas répéter l’histoire, en tirer des leçons.
Définir, inventer le communisme du XXIe siècle.
Socialisme / étatisme / communisme.
Propriété d’usage / propriété lucrative.
Repenser le travail, la notion de travailleur.
Nouvelle conception du salaire.
Le déjà-là du communisme.
Dans ce nouvel ouvrage, Bernard Vasseur démontre, exemples à l’appui, comment le capitalisme mène l’humanité dans le mur et menace la vie sur la planète. L’auteur donne surtout à voir combien le communisme est à l’ordre du jour et peut se construire chaque jour dans l’action.
Nous prolongerons avec cette soirée nos travaux de décembre 2021 auxquels notre ami Bernard VASSEUR n’avait pas pu participer……
Vous pouvez commander le livre sur le site de l’Humanité :
https://www.humanite.fr/sortir-du-capitalisme-751963
Sujet : Rencontre organisée par Espaces Marx Aquitaine
Heure : Le Jeudi 30 Juin 2022 à 19h
Pour Participer à la réunion Zoom :
https://us02web.zoom.us/j/87533432394
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14ème édition 1, 2, 3, 4 Décembre 2021
« Commun(s) Commune(s) Communisme(s) »

Toutes les interventions sont disponibles en vidéos :
** Vincent TACONET Intervention de Clôture des 14émes Rencontres d’espaces Marx Aquitaine
Lien vidéo : https://youtu.be/jFjI3g4Da7g
** Maurice LEMOINE, Journaliste, « Amérique latine : la rue et les urnes. »
Lien vidéo : https://youtu.be/INpflKWPkDo
** Nadine VIALA, « Démocratie en panne, en perdition ou en devenir ? »
Lien vidéo : https://youtu.be/qB95GAE-ewY
** Alain JEANNEL, « Du téléspectateur au lecteur »
Lien vidéo : https://youtu.be/Wrz5GoTq8Nk
** Pierre PHILIPPE, « Léo Melliet, Figure de la Commune de Paris, député du Lot-et-Garonne,…*»
Lien vidéo : https://youtu.be/XPmuhQ56giU
** Bernard FRIOT, « Travail : aller au communisme par le communisme »
Lien vidéo : https://youtu.be/FenQCcbl6IM
** André ROSEVEGUE, « Le communisme, un complot juif ?»
Lien vidéo : https://youtu.be/9L3lgvLbCD8
** Daniel CIRERA, « REGARDS CROISÉS USA-France Mouvements et politique en temps de crises », Décmbre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nOdKx75aUgM
** Jean Michel DEVESA, « Se laisser de nouveau hanter !», Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/0Kp5YIvqsJM
** Jean SEVE, « La visée communiste : quel bilan pour la refondation théorique et pratique engagée ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/SrPVv_peUzU
** Gérald MAZAUD, « Lutte des classes dans la théorie ? Lucien Sève dans l’anthropologie marxienne. » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/47P7YVNOtFk
** Marie-France BOIREAU, « André Léo, Paule Minck, 1871-2021. Il y a 150 ans, la Commune de Paris … », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/C-B0w_fBE9w
** Bernard COUTURIER, « Intersectionnalité, universalisme, déconstruction : quoi de Commun ? » , Janvier 2022
Lien vidéo: https://youtu.be/HQVW5iVxKs8
** Jean-Marie CANU, « Le syndicalisme en-commun (Arguments pour une refondation) », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/1Q1kZ4M1vR0
** Jean-Pierre LEFEVRE et Pierre ROBIN, « LES RÉVOLTES POPULAIRES EN AQUITAINE ». , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/JdYXFvWUUXI
** Yves JOUAN, « Le « Dictionnaire de la Commune », de Bernard Noël, Faire tomber les ghettos*», Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/1SRMl5je7Lo
** Bernard TRAIMOND, Professeur d’Anthropologie, « Sur l’Anthropologie politique de Gérard ALTAHBE », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/gvaGmaFyRB0
** Ivan QUEZADA, « Le Chili sera-t-il capable d’initier la fin du néolibéralisme mondial ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/f-FuZ1kIRW0
** Roland PFEFFERKORN, « Du leurre de l’égalité des chances à la blague de la théorie du ruissellement » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZB60IKqNYk
** Jean BRICMONT, essayiste, « La souveraineté nationale question fondamentale de notre temps » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/AOIA_zUYKoA
** Bernard FRIOT, « Quel droit pour tout majeur : revenu de base, contrat de travail ou salaire ? » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/fMtM0-VZo9M
** Christian LAVAL, Professeur de Sociologie, « Pour un éco-communisme libertaire» , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/nZW-sumlAoI
** Florian GULLI, Philosophe, « Quelques remarques sur le communisme à partir de Lucien Sève », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/VvV61ufz-Lw
** Yvon QUINIOU, Philosophe, « Quel féminisme dans l’optique du communisme ? », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/WcciYSz4hKE
** Gauthier DELOZIERE, « Sur les possibilités d’une forme écologique de travail » , Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/r7-6KWYy2vc
** Jean-Marie HARRIBEY, économiste, « En finir avec le capitalovirus : L’alternative est possible », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xcUC6FZD2pg
** Jacques BIDET, Philosophe, « Commun et communisme », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/xsJtn-PHBmA
** Fabien TARRIT « Les révolutions russes de 1917 : l’irruption du communisme comme projet universel », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/bMv8mp0mk2Q
** Alfredo GOMEZ-MULLER, « La source andine des mémoires utopiques européennes », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/vrcmHi5IUfQ
** Thierry BRUGVIN, « La régulation coopérative des communs », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/K5GRQaC8z14
** Marie Claude BERGOUIGNAN, « Les paradoxes du commun », Décembre 2021
Lien vidéo: https://youtu.be/DEvSI_E7T1Y
Le deroulement des 14emes Rencontres_Marx_2021_VersionDéfinitive
Les participations et les résumés_2021
Le monde dans lequel nous vivons est puissamment (mais non définitivement!) dominé par un capitalisme ravageur et prédateur. Che Guevara invitait naguère à « créer un, deux, trois Vietnam » : dans toutes les parties du monde comme au cœur de notre pays, des milliers de luttes et des milliers d’expérience, dans le droit fil des créations de la Commune de Paris il y a 150 ans, ou par tâtonnements, « montent à l’assaut du ciel » ou tracent des pistes pour l’avenir. Nous vous invitons à intervenir sur ce thème dans nos Rencontres Actualités de Marx et pensées critiques. 25 ans d’expérience zapatiste, luttes dans les Zad, services publics repensés, coopératives renouvelées, référendums d’initiative citoyenne, inventions de nouvelles pratiques communales, luttes puis conquêtes de nouveaux droits… la liste est longue et vous pouvez l’allonger… Expériences personnelles et collectives, analyses de mises en œuvre contemporaines ou historiques seront les bienvenues et nous attendons avec intérêt vos contributions. Nous voulons, avec vous, explorer et confronter ces basculements ou ces bifurcations qui innovent et « oeuvrent dès à présent à l’émergence d’un ample tissu d’expériences collectives constituant autant d’espaces partiellement libérés des logiques capitalistes. » (Jérôme Baschet)
Appel à contribution pour les journées_2021
Les contributeurs: Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine; Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste; Jacques BIDET, Philosophe, « Commun et communisme » ; Marie-France BOIREAU, Docteure en Littérature, Université d’Orléans; Jean BRICMONT, Physicien et essayiste; Thierry BRUGVIN, Sociologue, Besançon ;
Jean-Marie CANU, Institut de Recherche de la FSU ; Daniel CIRERA, Secrétaire général du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri ; Bernard COUTURIER, Philosophe; Gauthier DELOZIERE, Doctorant ; Jean-Michel DEVESA, Professeur de Lettres, Université de Limoge; Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire; Bernard FRIOT, Professeur de Sociologie; Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur de Philosophie Université de Tours; Florian GULLI, Professeur Agrégé de Philosophie à Besançon; Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux; Alain JEANNEL, Professeur Honoraire en Sciences de l’Education; Yves JOUAN, Poète ; Christian LAVAL, Professeur de Sociologie; Jean-Pierre LEFEVRE et Pierre ROBIN, Historiens; Maurice LEMOINE (Sous réserve), Journaliste; Jean-Claude MASSON, Ingénieur; Gérald MAZAUD, paisible retraité bordelais engagé dans l’espérée transformation sociale; Laurent MELITO et Sébastien DELPECH, Sociologues ; Roland PFEFFERKHORN, Professeur de Sociologie ; Ivan QUEZADA, Enseignant ; Pierre PHILIPPE, Sciences de l’Education; Yvon QUINIOU, Philosophe; André ROSEVEGUE, animateur de l’UJFP Aquitaine ; Jean SEVE, Professeur Agrégé d’Histoire; Fabien TARRIT, économiste ; Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques; Bernard TRAIMOND, Professeur d’Anthropologie; Nadine VIALA, Psychanalyste…
Pour Participer à la réunion Zoom cliquez sur le lien ci-après, auparavant inscrivez sur Zoom (Gratuit)
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ID de réunion : 598 188 2757
Code secret : 343062
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Pour participer par Téléphone même ID de réunion et Mot de passe
Celles et ceux qui n’auraient encore jamais utilisé zoom doivent se créer un compte en ligne sur le site zoom, inscrivez-vous en indiquant votre adresse mail institutionnelle ou personnelle, vous recevrez par mail sur cette même boite un lien d’activation à cliquer
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13ème édition 2, 3, 4, 5 Décembre 2020
« Universalité, Égalité et Émancipation(s) » Sans attendre le monde d’après !
Universalité, Égalité : S’il est des mots ou des concepts qui méritent éclaircissements, ceux-ci en font partie. Car que n’a-t-on dit et fait au nom de ces « maux » là ? Y compris dernièrement face à la crise sanitaire ou au terrorisme ? Il nous a semblé opportun au regard des enjeux idéologiques et politiques de la période, dans le creuset de nos vies, de nos luttes, de nos recherche d’un avenir plus humain, plus juste, plus social, plus démocratique d’interroger ces mots au regard des expériences, des pratiques sociales et politiques, pour éclairer les transformations déjà en œuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, sans attendre le grand soir….
En visioconférence avec le logiciel zoom, 28 contributions sur 4 jours.
Le deroulement des 13emes Rencontres_Marx_2020
Les participations et les résumés_2020
La quatrième Journée
- Séance No 13 « Le communisme une réponse immédiate au capitalisme ?» Modération : Dominique BELOUGNE, secrétaire d’Espaces Marx
* Fabien TARRIT, « Pour une construction non utopique du communisme chez Marx »
- Séance No 14 « Emancipation sans attendre le monde d’après !», Modération : Gérald MAZAUD, paisible retraité, prenant sa part à l’espérée transformation sociale du pays
* Jean Michel DEVESA, « Relire les classiques du mouvement ouvrier et populaire… »
* Bernard COUTURIER, » De quoi Émancipation est-elle le nom? »
- Séance No 15 « De l’universalisme à la mondialité !», Modération : Sophie ELORRI, Membre du Comité National du PCF
* André ROSEVEGUE, « Une Laïcité de la peur »
* Dominique BELOUGNE, « Retour sur la pensée d’Édouard GLISSANT, créolisation-mondialité-Universalité »
- Séance No 16 « A la recherche des essentiels à la vie humaine ?», Modération : Dominique BELOUGNE, secrétaire d’Espaces Marx
* Myriam LE SOMMER-PERE, Médecin en Santé Publique, Gériatre, et Didier CUGY, Cercle Condorcet, Association Santé Environnement France, « La crise sanitaire et la concurrence des essentiels ! »
- Clôture des travaux, Vincent TACONET, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine-Bordeaux-Gironde.
* Vincent TACONET, Clôture des 13émes rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx »
La troisième Journée
– Séance No 9 « Aux origines du capitalisme ?». Animation : Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire
* Roland PFEFFERKORN, Sociologue, Université de Strasbourg, » UNE REMONTÉE DANS LE TEMPS AUX SOURCES DU CAPITALISME. Sur Le Premier Âge du capitalisme (1415-1763) d’Alain Bihr ».
La vidéo :
– Séance No 10 « Enjeux dans les sciences ?». Animation : Jean-Claude MASSON, Ingénieur
* Philippe BRUNET, Professeur de Sociologie, Université Gustave Eiffel à Marne la vallée, « Penser les valeurs en conflits –le cas des sciences de la vie face à l’emprise du Capital. »
* Sylvestre HUET, Journaliste scientifique, Paris, « Les gauches au défi de l’expertise scientifique ».
– Séance No 11 « Ecole, Universités, Universalisme ?», Modération : Vincent TACONET, Professeur de Lettres classiques
* Stéphane BONNERY, Maître de Conférences en Sciences de l’Education à Paris8, « Crise COVID et Ecole : statu quo impossible. Tournant destructif ou transformations ? Division ou convergences ? ».
* Alfredo GOMEZ-MULLER, Professeur de Philosophie Université de Tours, « Donc il ne faut pas trop se laisser effrayer par le mot archaïque ». L’archaïsme dans la critique de la modernité capitaliste et colonialiste.
– Séance No 12 « Universalisme, Universalité ?» . Animation, Dominique BELOUGNE, Secrétaire d’Espaces Marx Aquitaine.
* Pierre-Yves MODICOM, Maître de Conférences Université Bordeaux-Montaigne, « L’universalisme introuvable: Horkheimer, Adorno »
* Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, Seine Saint-Denis, « Penser l’universalité, dans une configuration très différente de l’universalisme impérial ».
La seconde Journée
– Séance No 5 « L’industrie du futur ! ». Animation : Jean-Claude MASSON, Ingénieur

* Bruno SALGUES, Ingénieur, « Société 5.0 Industrie du futur, technologies, méthodes et outils »
– Séance No 6 « Universalité, laïcité et République !». Animation : Nadine VIALA, Psychanalyste.

* Jean-Marie MATISSON, Militant laïque et Républicain, Bergerac, » UN MONDE D’APRÈS – En toute Liberté, Égalité, Fraternité et Mixité. Avec la mise en place d’une entité européenne, dans une véritable laïcité ».
* Stéphane SCHOTT, Maître de Conférences en Droit Public, Université de Bordeaux, » Quelle universalité pour les « valeurs de la République »? «
– Séance No 7 « Etat-Nation entre régionalisation et mondialisation ?». Animation, Michel CABANNES, économiste.

* Thierry BRUGVIN, Sociologue, Besançon, « Le fédéralisme social concilie l’égalité socioéconomique de l’Etat et la liberté gouvernementale de confédération ».
– Séance No 8 «Colonialisme, émancipation(s) ». Animation, Lysiane ROLLAND, écrivaine .

* Yvon QUINIOU, Philosophe, » Les divers visages de l’émancipation« .
* Olivier LECOUR GRANDMAISON, Politologue, Paris, “Aux origines de l’islamophobie française”.
La Première journée
– Séance No 1. Animation : Michel ALLEMANDOU, Metteur en scène, Théâtre du « Gai Savoir ».

* Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, Bordeaux, » ABDULLAH ÖCALAN, de la prison turque à l’expérience kurde, vers une « révolution communaliste » universalisable ? « .
– Séance No 2. Animation : Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux.

* Anselm JAPPE, Philosophe, essayiste, auteur de « Béton : Arme de construction massive du capitalisme », publié à l’échappée.
* Jean-Christophe MATHIAS, Auteur, « La transition énergétique en Nouvelle-Aquitaine, un défi culturel ».
– Séance No 3. Animation, Marie-Claude BERGOUIGNAN, économiste.

* Michel CABANNES, économiste, Bordeaux, » Dégradation démocratique et libéralisme économique ».
* Jean-Marie HARRIBEY, économiste, Bordeaux, « Du trou noir du capitalisme aux différentes interprétations de la crise du coronavirus ».
– Séance No 4. Animation, Marie ESTRIPEAUT-BOURJAC, Présidente d’Espaces Marx Aquitaine.

* Maurice LEMOINE, Journaliste, « Les enjeux des élections législatives au Venezuela ».
* Daniel CIRERA, Secrétaire général du conseil scientifique de la Fondation Gabriel Péri, Paris, » Les nouvelles caractéristiques des mouvements sociaux et populaires de la période récente dans le monde avec un accent sur les USA, dimensions politiques et perspectives communistes ».
A l’an prochain pour les 14émes rencontres en décembre 2021 autour du thème : (le cent cinquantenaire de la Commune y invite) un thème que ce titre pourrait résumer et proposer :
« Communs, Commune (s), Communismes. »
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Sujet : Les rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx »
Heure : De 9h30 à 18h30 – Du Mercredi 2 au Samedi 5 décembre 2020
Pour Participer à la réunion Zoom, cliquez sur le lien ci-après (après vous être enregistré sur le logiciel zoom avec votre adresse électronique)
https://us02web.zoom.us/j/5981882757?pwd=jKAaRtyaWd2AZFvbGzHjZ4rfsLtUcA
ID de réunion : 598 188 2757
Code secret : 343062
Par téléphone : Trouvez votre numéro local : https://us02web.zoom.us/u/kdtR4EnyFd
Le deroulement des 13emes Rencontres_Marx_2020
Les participations et les résumés_2020
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Appel à contribution pour les journées « Actualité de Marx et nouvelles pensées critiques » – 13ème édition 2, 3, 4, 5 Décembre 2020
Les conditions sanitaires et les mesures de confinement, l’incertitude planant sur début décembre, nous envisageons de tenir ces rencontres exceptionnellement en visioconférence. Nous comptons sur votre participation malgré cette baisse de convivialité de nos rencontres. Nous ferons mieux en 2021 !
« Actualités de la pensée de Marx écologiste, sociologue, historien, économiste, anthropologue, citoyen et militant,…» : « Marx est-il encore utile aujourd’hui pour penser le monde, ses évolutions, ses transformations ? Est-il encore utile pour penser la transformation sociale ? Quels apports nouveaux et enrichissements peut-on puiser dans les nouvelles pensées critiques ?»
Le thème proposé cette année :
Sans attendre le monde d’après : « Universalité, Égalité et Émancipation(s) »!
N’est-il pas temps de revisiter ce, ces termes, afin d’entreprendre à la racine des choses, donc avec radicalité, la transformation des rapports sociaux dont notre siècle a besoin pour affronter les nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés : crise écologique, crise économique, crise politique, crise démocratique, crise sociale, crise de la production de richesses et de services,…. ? Plus que jamais, les échanges, les « fertilisations croisées » sont nécessaires, pour le plaisir du moment, mais aussi pour contribuer aux avancées nécessaires. Bien sûr, tous les lieux d’initiatives progressistes possibles nous, vous intéressent: l’entreprise, la cité, la vie associative, le mouvement social, la vie artistique, la recherche, l’enseignement etc… Nous accueillons avec bienveillance et curiosité toutes vos propositions.
Universalité, Égalité : S’il est des mots ou des concepts qui méritent éclaircissements, ceux-ci en font partie. Car que n’a-t-on dit et fait au nom de ces « maux » là ? Y compris dernièrement face à la crise sanitaire ou au terrorisme ? Il nous a semblé opportun au regard des enjeux idéologiques et politiques de la période, dans le creuset de nos vies, de nos luttes, de nos recherche d’un avenir plus humain, plus juste, plus social, plus démocratique d’interroger ces mots au regard des expériences, des pratiques sociales et politiques, pour éclairer les transformations déjà en œuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, sans attendre le grand soir….
Au-delà de Marx, ce sont toutes les pensées critiques qui sont interrogées dans leurs contributions potentielles aux combats pour l’émancipation humaine, contre toutes formes d’exploitation, de domination, de subordination, et d’aliénation. Ces rencontres se déroulent sous la forme de contributions suivies d’échanges.
L’initiative se déroulerait sur plusieurs demi-journées, Mercredi 2, jeudi 3, vendredi 4, et samedi 5 décembre avec le découpage suivant : nous proposons des exposés de 20 à 30 minutes maximum si possibles, avec des séries de deux exposés suivis d’un échange à partir des exposés dans des périodes de 1h30, avec pause de 10mn. Nous prévoyons de valoriser les interventions par la mise à disposition publique des travaux sur notre site Bordelais et Parisien ?
Si vous êtes intéressés pour y participer et y apporter une contribution, nous vous demandons de nous faire parvenir si possible d’ici la fin octobre 2019:
– Le Thème de votre Intervention
– Le Résumé de votre intervention (10 à 20 lignes)
– Le Texte éventuel pour publication ultérieure, ou contribution si vous ne pouviez être présent, mais souhaitiez apporter une contribution écrite.
– Le jour et le créneau horaire de votre intervention et vos disponibilités.
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Voir ci-après les textes des contributions de décembre 2019
Nos rencontres de décembre 2020 ont été perturbées par les projets de régression sociale impulsés par MACRON et son équipe contre les retraites et le système de protection sociale solidaire. En effet cette MACRONADE a entrainé de puissants mouvements de grèves et de manifestation. Quelques-uns de nos amis sont restés sur les quais de la gare ou de l’aéroport comme Alain BIHR, Daniel CIRERA, Maurice LEMOINE, Thierry BRUGVIN, Michel BARRILLON, Jean-Michel DEVESA, Fabien TARRIT, Laurent MELITO, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX…, pour autant ils nous ont transmis le texte de leur intervention et nous avons pu faire partager leurs travaux et communications par le biais d’autres voix qui se sont prêtées à ce challenge. Toutes et tous les autres ont participé activement à nos rencontres 2019 placées sous le signe d’un fort mouvement social, comme l’avait été d’ailleurs nos travaux de 2018 en plein mouvement des gilets jaunes ! Plus de 100 personnes ont participé à nos travaux ! Nous remercions la radio La Clé des Ondes pour avoir mis à notre disposition un matériel qui a permis d’enregistrer l’ensemble de nos travaux, dont vous retrouverez une partie sur cette radio courant Janvier ! A l’année prochaine pour les futures rencontres 2020 dont le thème proposé est : « Universalité, Égalité et Émancipation-s ».

Les contributions aux rencontres de décembre 2019 qui nous ont été transmises vont être mise en ligne sur notre site. Nous disposons à l’heure actuelle des contributions des personnes dont le nom est souligné : Michel BARRILLON, Dominique BELOUGNE, Harold BERNAT, Alain BIHR, Jean-Louis BOTHUREL (Pierre-Yves MODICOPM), Garance BOUSQUIN, Evelyne BROUZENG, Thierry BRUGVIN, Michel CABANNES, Daniel CIRERA, Joël COMBRES, Bernard COUTURIER, Magali DELLA SUDDA, Jean-Michel DEVESA, Michel DUCOM, Françoise ERNANDEZ, Alexandre FERNANDEZ, Marithou FLIPPO, Jean-Marie HARRIBEY, Lauriane JOURDAIN-CAZAURANG , Maurice LEMOINE, Yannick LUNG, Jean-Claude MASSON, Jean-Christophe MATHIAS, Jean-François MEEKEL, Matthieu MONTALBAN, Laurent MELITO, Frédéric MELLIER, Jean-Pierre NERCAM, Marion PAOLETTI, Robert PIERRON, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Stéphane SCHOTT, Olivier SIGAUT, Vincent TACONET, Fabien TARRIT, Nadine VIALA, ….. Nous devrions recevoir les autres dans les semaines à venir….
– Michel BARRILLON, Maître de Conférences (Aix Marseille Université), « Révolution : le mot et la chose. De Copernic à la ZAD de NDDL »,

Barrillon.Communication Révolution.Bordeaux 2019
– Thierry BRUGVIN, Sociologue LIPHA Paris Est, « La Socialisation des entreprises par l’Etat n’est pas une Autogestion »,
Contre les excès de pouvoir de certaines transnationales capitalistes, de nombreuses organisations prônaient autrefois leur nationalisation. A présent, la plupart de celles-ci proposent plutôt leur socialisation. Ils distinguent l’entreprise socialisée, qui serait autogérée et celle qui est nationalisée, donc qui ne le serait pas. Or, nous allons montrer que cette distinction est abusive. En effet, ces deux types d’entreprises sont sous la propriété et donc le pouvoir des pouvoirs publics. Au sens strict, l’entreprise nationalisée est une entreprise privée qui a subi une appropriation publique par l’État ou la fédération publique. Seule la coopérative de travailleurs s’avère véritablement autogérée, puisqu’elle est sous le seul pouvoir-propriété des travailleurs-propriétaires.
L’entreprise publique (nationalisée) est dirigée par un directeur nommé par les pouvoirs publics, à la différence de l’entreprise socialisée, qui est serait autogérée, c’est-à-dire dirigée démocratiquement par ses salariés non propriétaires. Ce qui est abusif, comme nous allons le voir. Dans les pays s’inscrivant dans le cadre d’une démocratie républicaine ou fédérale, la légitimité des fonctionnaires (les représentants des pouvoirs publics) est fondée sur leur nomination, par l’État ou la fédération, dirigée par un représentant du peuple élu. Ce dernier dispose de la légitimité élective représentative, grâce au suffrage universel, afin de servir l’intérêt général. Malgré les critiques justifiées sur les limites de la démocratie représentative, cette dernière reste néanmoins la légitimité la plus forte, car elle repose sur le nombre le plus important d’électeurs, par rapport à la démocratie participative.
Afin que l’entreprise socialisée puisse être autogérée, cela suppose qu’elle soit au minimum dirigée par un président élu par les salariés (même si ce n’est pas suffisant pour une autogestion forte). Sinon la condition minimum de la démocratie autogestionnaire n’est même pas présente. Or, ce qui différencie une coopérative de travailleurs (qui est privée), d’une entreprise publique (ou socialisée), c’est le fait que dans cette dernière la propriété appartienne à la collectivité publique (local, régional ou national). Ce qui différencierait une entreprise publique nationalisée d’une entreprise socialisée, c’est le fait qu’elle serait autogérée et donc devrait être plus démocratique, grâce à un fonctionnement global plus participatif et d’abord par le droit des salariés d’élire leur président.
Cependant dans une entreprise publique les salariés ne disposent pas de la propriété des moyens de production. Par conséquent, les pouvoirs publics disposent des moyens de limiter l’autogestion si la forme qu’elle prend ne leur convient pas. En effet, dans une entreprise socialisée, il y a un conflit entre la légitimité dominante du dirigeant principal (le directeur nommé par les élus du peuple) qui vise l’intérêt général du peuple souverain, contre la légitimité des salariés fondée sur le droit à la liberté sur leur force de travail (qui défendent leur intérêt particulier).
(Second à partir de la gauche)
LA SOCIALISATION DES ENTREPRISES Actualité de Marx
– Jean-Louis BOTHUREL (Pierre-Yves MODICOM), Rédacteur en chef de Le-Reveil.org, « La puissance d’État contre le concept d’État – Sur le statut de la règle commune dans la transformation néolibérale »,
https://arraisonneur.wordpress.com/2020/01/25/la-puissance-detat-contre-le-concept-detat/
L’objet de cet exposé est de revenir sur le rôle de l’État, et plus particulièrement le statut de la réglementation étatique, dans le dernier exemple en date de transformation sociale et politique majeure en Europe de l’Ouest ces trente dernières années : la révolution néolibérale.
Le propos, illustré par des exemples contemporains de plusieurs « réformes » des services publics et de « l’action publique » ces dernières années (rapport CAP 2022 notamment), s’appuiera essentiellement sur les travaux récents concernant la nature et l’émergence du néolibéralisme (dernier en date : Chamayou 2018, La société ingouvernable). Il s’agira de questionner les qualifications fréquentes de « désengagement de l’État » et celle, souvent concomitante, de « dérégulation », entendue elle à propos de divers processus de marchandisation.
On recourra notamment pour ce faire à la distinction classique faite en pragmatique entre règles régulatives et règles constitutives, en montrant en quoi la notion de la règle de droit mise en jeu dans ces réformes, tout en étant ordinairement présentée comme régulatives de pratiques, typiquement d’un marché (présentation défendue par les libéraux comme par beaucoup d’antilibéraux, pour s’en féliciter ou pour le déplorer), est en fait une règle constitutive d’un marché et d’un ensemble de pratiques de marché.
La pratique du soft law, des traités internationaux, des tribunaux d’arbitrage, des ordonnances mais aussi la constitutionnalisation de certaines dispositions (« règle d’or », mais aussi certaines « libertés », en parallèle avec l’évolution du rôle des juridictions constitutionnelles) apparaît comme un réengagement de l’État, mais un réengagement hors du paradigme politique classique hérité du 17e et du 18e siècle.
Un focus sur la question du statut de la loi constitutionnelle montre que la dialectique de la régulation et de la constitution mise en œuvre par les néolibéraux fait jouer, dans un sens proche de celui défendu par Carl Schmitt, la question du souverain et donc du sujet de l’action législative. La loi n’est plus conçue comme auto-imposition d’une règle constitutive dans certains cas, régulative dans l’autre (où la notion de sujet du droit est donc entendue indissolublement dans le sens de sujet agissant et dans le sens assujetti). La même règle sera régulative pour les uns, constitutive pour les autres, potentiellement indifférente aux troisièmes. La dialectique du sujet et de l’objet politiques se superpose alors à celle de la régulation et de la constitution.
La micro-politique et la micro-législation vont de pair tout en rompant avec le paradigme de l’auto-imposition collective de la règle : ordonnances, inversion de la hiérarchie des normes et état d’urgence font système dans un agencement du droit où le sujet du droit ne cherche pas à s’incarner dans un universel, comme c’est le cas des Lumières jusqu’à Hegel, et par là jusqu’au jeune Marx (sur ce point, cf. notamment Kouvelakis 2017, Philosophie et Révolution). Une troisième dialectique apparaît ici, celle de la souveraineté et de la subsidiarité, caractéristique de l’ordolibéralisme.
La puissance d’État est tournée contre le concept d’État. L’issue est ouverte, mais le stade actuel est finalement caractérisé comme puissance publique privatisée, ou comme auto-compradorisme.

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– Michel CABANNES, économiste, « L’État social, alternative au néolibéralisme »,
L’État social est l’ensemble des interventions publiques visant le mieux être social, incluant la protection sociale, les services publics, l’encadrement des rapports de travail et d’autres interventions économiques.
L’État social, que la lutte des classes a fait émerger progressivement aux côtés de l’État du capital, est devenu la cible des attaques du néolibéralisme, le mode de gestion du capitalisme depuis près de 40 ans. La protection sociale, et plus généralement l’État amortisseur social, résistent mieux à ces attaques que l’État régulateur, grâce à l’attachement de la population qui peut en faire un point d’appui pour une stratégie de transformation sociale.
L’État social et écologique peut servir de levier pour un mieux-être social reconsidéré. La tension entre les besoins sociaux accrus et les contraintes écologiques resserrées impliquera une hiérarchisation des besoins et une forte réduction des inégalités. Au-delà du rôle d’amortisseur social, cela nécessitera des interventions sélectives, incitatives et parfois contraignantes, la réduction de la sphère capitaliste et une planification démocratique à tous les niveaux.

2019 12 1 Espace Marx Etat social alternative au néolibéralisme
– Joël COMBRES & Jean-François MEEKEL, journalistes, l’un à Sud-Ouest AGEN, et l’autre à FR3 Aquitaine, « La revue trimestrielle Ancrage : Des métissages d’hier à ceux de demain ! »
La revue trimestrielle Ancrage, créée en 2002 par Joël Combres, journaliste à Sud-Ouest Agen sous le parrainage de Pierre Sansot, Claude Julien, Jean-François Mézergues…avec l’objectif de montrer la diversité d’origine des populations de nos territoires et leur rôle déterminant dans l’évolution et le développement de la vie économique sociale, politique et culturelle. Portraits d’exilé-e-s, récits, parcours de vie, nous avons amassé au fil de déjà 70 numéros une copieuse documentation qui intéresse les universitaires, entre autres.
Des métissages d’hier à ceux de demain, nous « documentons » aussi les migrations contemporaines. A bas bruit certes mais avec détermination nous tentons de combattre par ce moyen-là la xénophobie et le racisme ambiant.
Nous publions également des hors-séries, Indochine, Italie, Algérie, ce dernier en préparation pour publication en janvier 2020. La revue est adossée à une association Ancrage en Partage qui anime notamment des ateliers d’écriture dans le cadre scolaire autour des histoires familiales des élèves, des textes publiés en encart dans la revue.

– Bernard COUTURIER, Philosophe, « droits et devoirs »
Beaucoup de propos, au bistro ou à la machine à café, à l’école, au casse-croûte de chantier, sur les bancs de l’Assemblée ou de l’Université, portent sur la nécessité de compléter – le plus souvent pour corriger voire châtier – l’exercice des droits par le respect des devoirs.
Citons pêle-mêle. Le travail est-il un droit ou un devoir ? Droit à la parole ou devoir de réserve ? Droit à l’oubli ou devoir de mémoire ? Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ou Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen ?
Répondre à ces questions suppose en préalable d’en instruire les présupposés.
Droit et Devoir. En premier lieu, de quoi parlons-nous ? Sont-ils du même genre ? Répondre à cette première exigence suppose de revenir aux origines et aux définitions des notions de Droit et de Devoir par le recours incontournable aux réflexions de Kant et de Hegel.

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– Jean-Michel DEVESA, Professeur des universités, écrivain, « Demain, Marx Quatre Couleurs ou pourquoi et comment enfiler un gilet jaune à la théorie révolutionnaire ? »
Il s’agira moins d’une intervention théorique que d’une contribution politique se fondant sur les interrogations d’un universitaire lisant certes de la philosophie, de la sociologie, de l’économie, de l’histoire et de la science politique, mais essayant de s’orienter à partir de la restitution de son propre parcours idéologique et d’une bibliothèque « militante » relativement limitée et délibérément « éclectique » tant du point de vue des auteurs qui la composent que des genres auxquels leurs ouvrages ressortent, lequel universitaire après une très longue éclipse a retrouvé le chemin d’un militantisme régulier,- et non plus épisodique ni ponctuel -, dans le sillage du mouvement des gilets jaunes.
Son propos prendra donc la forme d’une parole assumée jusque dans son incapacité à apporter des réponses « définitives » aux « questions » qui taraudent, ou sont supposées tarauder, le mouvement de la société et celles et ceux qui voudraient ne pas en être les jouets ni les spectateurs.
Dans son esprit, il convient par conséquent de ne préconiser ni un retour (à la lettre de Marx) ni une actualisation de sa pensée, notamment pour tout ce qui concerne l’analyse de l’État et les perspectives et objectifs à assigner à la lutte, a fortiori quand celle-ci entend toujours se définir comme étant révolutionnaire, mais bien de « bricoler » (au sens de Claude Lévi-Strauss) son apport en l’interprétant dans une lecture conjointe des textes de Louis Althusser, d’Antonio Gramsci, de Gilles Deleuze et de Félix Guattari, des thèses du Comité Invisible, d’Alain Badiou, de Frédéric Lordon et de Jacques Rancière, de productions et de réflexions en provenance de la sphère artistique (celles en particulier de Pier Paolo Pasolini et, plus près de nous, celles de Nathalie Quintane avec Un oeil en moins, de Leslie Kaplan avec Désordre et d’Alain Damasio avec Les Furtifs).
Dans cette communication seront ainsi évoqués : la caractérisation du capitalisme aujourd’hui comme « monde » ; l’élaboration d’une stratégie et d’une tactique révolutionnaires prenant en compte à la fois les réalités du rapport de force (lequel interdit probablement toute velléité de heurt frontal violent et armé) ; le souci d’opposer à la logique marchande et verticale du capital des pratiques sociales et une position dans l’intelligence du monde qui fassent « oasis » ou « îlots » de sorte qu’à l’intérieur d’une « trame » à laquelle nul n’échappe émergent et se développent (le plus possible) des zones de rupture et d’expérience(s) alternative(s) en relation rhyzomatique ou archipélique. Et ce, sur fond d’urgence à agir contre la dévastation de la planète et un effondrement (plausible et passablement « néronien ») du système parvenu au terme d’une course frénétique aux profits à susciter les conditions de sa disparition et, avec elle, de l’extinction de l’espèce.

Intervention Espace Marx_Jean-Michel_DEVESA
– Alexandre FERNANDEZ, Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université Bordeaux-Montaigne, «La nation mexicaine, la terre et l’Etat de la ‘Révolution institutionnalisée’ (1917-1992) »,
https://www.youtube.com/watch?v=w-v_gmbu0oE
– Maurice LEMOINE, Journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef du Monde Diplomatique, « Amérique Latine : Dangers Immédiats »,
Venezuela, Chili, Mexique, Bolivie, Colombie, Brésil, Nicaragua, Cuba,… L’Amérique latine est-elle toujours l’ « arrière-cour » des Etats-Unis ? Dans un contexte régional où les secteurs conservateurs se trouvent en grande difficulté – perte électorale du Mexique et de l’Argentine, crise institutionnelle au Pérou, explosions sociales en Haïti, en Equateur et au Chili, résistance de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela –, tout devait être fait pour empêcher Evo Morales de demeurer chef de l’Etat en Bolivie. Sa victoire lors de l’élection présidentielle du 20 octobre dernier a déclenché une vague de violence dont tous les ingrédients s’apparentaient à une tentative de coup d’Etat… Dans une Amérique latine bousculée par une série de crises politiques et économiques parfois aiguës, quelles perspectives pour les peuples d’Amérique Latine ?
Amérique latine – le Monde sur un volcan
https://www.youtube.com/watch?v=3kwM2tLOkk0
– Jean-Christophe MATHIAS, Auteur, Photographe, réalisateur, « Michel Onfray vs Greta Thunberg : écologie de la peur ou peur de l’écologie ? »,
Dans un écrit grossier sur Greta Thunberg
(https://michelonfray.com/interventionshebdomadaires/greta-la-science), le penseur
médiatique Michel Onfray avait non seulement mis en évidence son profond mépris envers les femmes, envers la jeunesse et envers les autistes, mais aussi le fait qu’il n’avait rien compris au Principe responsabilité de Hans Jonas, considéré comme le premier philosophe écologiste. Dans un entretien accordé à Die Welt quelques temps plus tard, Michel Onfray persistait dans son mépris envers Greta Thunberg, et signait son incompétence manifeste en matière de philosophie politique. L’afaire est d’autant plus grave que Michel Onfray semble avoir donné des cours sur Hans Jonas dans son Université Populaire de Caen il y a quelques années, ainsi que sur France Culture. On doit se poser quelques questions à la lecture des dires de Michel Onfray, qui sont pour le moins paradoxaux (pour ne pas dire sophistiques). Son athéisme aveugle ne lui ferait-il pas perdre le sens des réalités ? Onfray ne serait-il pas tout simplement partisan d’une écologie pétainiste ? Si Onfray a à ce point peur de la philosophie de la peur, ne serait-ce pas parce qu’il a peur de l’écologie ? Derrière Greta Thunberg, Michel Onfray s’en prend en réalité à la véritable pensée de l’écologie politique, celle qui est étoufée depuis des décennies par l’abrutissement capitaliste qu’il dénonce. Si Greta Thunberg incarne une version populaire de la pensée de Hans Jonas, c’est heureux car ce dernier est honteusement ignoré par les élites, notamment en France. S’en prendre à elle, c’est s’en prendre à l’avenir de l’Humanité.

ONFRAY VS THUNBERG par JCMATHIAS
– Frédéric MELLIER, (Secrétaire Régional du PCF), « Laclau-Mouffe et le « populisme de gauche »: RETOURS SUR EXPÉRIENCES », Table-Ronde,
Plus de trois ans après l’irruption sur la scène politique et militante des thèses de ces deux philosophes politologues un retour est possible et nécessaire sur la portée et la pertinence de ces thèses.

Pensée Mouffe et Laclau V4FredMellier
– Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Philosophe, Metteur en Scène, Ecrivain, «Désuniversaliser l’Etat »
Une contribution autour d’une situation à front renversé dans certains pays d’Afrique (Mali), où les administrations fonctionnent comme un conglomérat d’entreprises privées parasitaires, où la société civile dispose d’outils non-étatiques, anciens et performants de gestion sociale et où « la loi du marché » fait parfois figure d’élément rationnel stabilisateur face au marché erratique des prérogatives publiques.

– Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, « Inégalités et accès à la culture»,
Nous interrogerons la notion, le concept, la théorie de l’hégémonie culturelle propre à Gramsci en nous demandant ce qu’elle devient. Puis nous essaierons de voir comment les travaux immenses de Bourdieu et de ses successeurs, notamment les plus récents, peuvent inciter à une sorte de fatalisme sociologique et comment ils peuvent et doivent au contraire nourrir projets et programmes, contribuer aux mobilisations et être enrichis par elles.
Parallèlement nous essaierons de nous demander comment le courant de l’éducation populaire et de la formation a pu entretenir l’illusion d’une sorte de « rédemption» culturelle de tous les opprimés.

– Fabien TARRIT, économiste, Université de Reims Champagne-Ardenne (REGARDS EA 6292) « L’Union Européenne : une coalition entre États, pas une force unifiée »,
L’objectif de cette contribution est de présenter l’Union européenne comme une coalition entre plusieurs États concurrents plutôt que comme une force unifiée. L’UE est la structure sur le fondement de laquelle plusieurs États européens défendent leurs positions dans l’économie mondiale et cherchent à conquérir de nouvelles positions à la fois dans les pays semi-coloniaux traditionnels et dans les pays dominants eux-mêmes.
La contribution, s’appuyant sur une lecture marxiste de la construction européenne, défend l’affirmation que le développement des forces productives est entravé par le capitalisme, et que le capitalisme déclinant est incapable de dépasser les frontières nationales. L’UE est apparue bien trop tard, alors que le capitalisme était déjà parvenu à sa période vieillissante et de déclin. La concentration du capital, qui s’est poursuivie à l’échelle mondial, prend la forme de grandes firmes multinationales capitalistes. Elle conduit à l’accroissement de la concurrence entre les entreprises et entre les États dans lesquels elles sont situées et desquelles elles dépendent. Cette contribution affirme que l’alliance, que l’on peut qualifier d’impérialiste, entre la France et l’Allemagne, est profondément instable. Ces deux États ont contrôle toutes les étapes de l’évolution de l’UE, et aucune décision significative n’a été prise dans l’UE sans leur accord. Nous nous attacherons à illustrer notre propos avec notamment deux épisodes, le traité constitutionnel et la sortie du Royaume-Uni.
Nous concluons que l’UE est antagonique avec les États-Unis socialistes d’Europe et ne peut pas être utilisée comme un instrument contre le capitalisme.

– Nadine VIALA, Psychanalyste, « Peut-on attendre de l’Etat l’impulsion vers une transformation sociale ? »,
Quel pouvoir et quelles limites les individus ont-ils dans cette action, au-delà des sentiments d’indifférence, impuissance, résignation, absence d’engagement ? Sans oublier le sentiment de satisfaction qu’ont certains quant à l’état actuel des choses, style « Tout va bien! Le bateau coule, mais ma cabine est au sec, pas de problème ! »
Quels préjugés, illusions, duperies à l’œuvre dans notre société, nos psychismes, annihilent les réactions salutaires qui devraient nous animer pour construire ensemble une société plus viable, mieux équilibrée.
Quels conflits d’intérêts à dépasser ?

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Invitation à participer aux 12e Rencontres : « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques »
Le deroulement des 12emes Rencontres_Marx
Les participations et les resumes_2019
Invitation Conférence_Alain_BIHR
Invitation Conférence_Maurice_LEMOINE

Du 11 au 14 décembre 2019 les 12émes rencontres « Actualités de Marx et Nouvelles Pensées Critique » se tiendrons à l’Université de Bordeaux et à l’IEP (Sciences_Po Bordeaux), Campus Montesquieu à Pessac, sur le thème :
« Etat et Transformation Sociale », Ou comment passer du grand soir mythique par en haut à une transformation par en bas déjà en oeuvre, où de nombreux acteurs s’impliquent déjà sans identifier clairement avec qui faire société, vers quel projet humain, quel projet de société, quels nouveaux rapports sociaux construire, quelle nouvelle matrice de progrès, quels contours préciser peu à peu qui donnent envie au plus grand nombre de s’impliquer à nouveau pour changer leur vie, changer le monde, changer la société vers de nouveaux lendemains qui chantent, mais sans attendre le grand soir…. Comment articuler le rôle de l’Etat ? Comment le libérer de la contrainte Capitaliste ? Comment libérer notre société et les être humains qui la compose de la dictature meurtrière du profit maximum dans un temps le plus court possible ? Comment se libérer de l’exploitation capitaliste et du modèle patriarcal qui l’accompagne ? En clair comment révolutionner l’Etat et les rapports sociaux de production ? Faut-il abolir l’Etat ou le transformer ? Suffit-il de créer un Etat Social ? Le mouvement de la Société se suffit-il a lui même ? Reste-t-il une place pour l’action politique ? Régulation et révolution s’oppose-t-elle ? Vaste programme !
Nous pouvons aider à reconstruire l’espoir d’un autre monde, d’une société, de politiques plus justes socialement, plus efficace économiquement, plus démocratique dans un monde Paix et de coopération.
Allez, on continue…

Ils ont annoncé leur participation et leur contribution aux rencontres : Michel BARRILLON, Dominique BELOUGNE, Harold BERNAT, Alain BIHR, Jean-Louis BOTHUREL, Garance BOUSQUIN, Evelyne BROUZENG, Thierry BRUGVIN, Michel CABANNES, Daniel CIRERA, Joël COMBRES, Bernard COUTURIER, Magali DELLA SUDDA, Jean-Michel DEVESA, Michel DUCOM, Françoise ERNANDEZ, Alexandre FERNANDEZ, Marithou FLIPPO, Jean-Marie HARRIBEY, Lauriane JOURDAIN-CAZAURANG , Maurice LEMOINE, Yannick LUNG, Jean-Claude MASSON, Jean-Christophe MATHIAS, Jean-François MEEKEL, Matthieu MONTALBAN, Laurent MELITO, Frédéric MELLIER, Jean-Pierre NERCAM, Marion PAOLETTI, Robert PIERRON, Jean-Louis SAGOT-DUVAUROUX, Stéphane SCHOTT, Olivier SIGAUT, Vincent TACONET, Fabien TARRIT, Nadine VIALA, …..Le deroulement des 12emes Rencontres_Marx
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Les 11e Rencontres : « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques » ont eu lieu du 28 novembre au 1er décembre à l’Université de Bordeaux & à SciencesPO Bordeaux
Après des rencontres très riches autour de l’idée de (R)évolution(s), dans un contexte social et politique extrêmement stimulant, nous poursuivons nos travaux. Environ 150 personnes ont participé aux 11éme rencontres à l’Université de Bordeaux, site Montesquieu et site de La Victoire, à Sciences_Po Bordeaux, et à la Salle de Conférence au 15 rue Furtado à Bordeaux. Tous les textes des contributions seront bientôt accessibles sur notre site. Une partie est déjà disponible ci-après. Une publication est envisagée ! Vive les 12éme rencontres « Actualités de la Pensée de Marx et Nouvelles Pensées Critiques ». Merci encore à toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de ces rencontres, ainsi qu’a l’Université de Bordeaux, Sciences_Po Bordeaux et la Fédération du Pcf33 d’avoir accueilli une fois encore cette initiative.

Amphi Manon Cormier, Site Montesquieu Université de Bordeaux

Amphi Eleanor d’Aquitaine Sciences_Po Bordeaux

Amphi PITRES Place de la Victoire, Université de Bordeaux

Salle de Conférences 15 Rue Furtado à Bordeaux
Nos initiatives sont à « entrée libre », mais nous avons des frais pour les réaliser. Pensez à renouveler votre cotisation ou votre soutien financier. Merci d’avance !
Quelques textes des contributions effectuées aux 11éme rencontres :
– Fabien TARRIT, économiste, Université de Reims Champagne-Ardenne (REGARDS EA 6292) « Marx, 200 ans, un auteur de l’émancipation, un auteur pour la Révolution »,

– Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques, « Victor HUGO : Réforme et Révolution »

– Thierry BRUGVIN, Sociologue, « L’écosocialisme autogestionnaire : un projet révolutionnaire ? »
Communication Espace Marx 20 nov 2018 Thierry Brugvin

A gauche du porteur du micro…..
– Pierre ZARKA, Homme politique, Ancien Directeur du Journal l’Humanité, « Gratuité et rapports sociaux »

– Jean-Paul SCOT, Historien, « Actualisation de la stratégie de l’évolution révolutionnaire à l’époque de la mondialisation capitaliste et de l’urgence de l’éco-communisme »
Actualisation de l’évolution révolutionnaire

– Michel BARRILLON, Maître de Conférences (Aix Marseille Université), « La forme-sujet dans la société marchande : Du capitalisme Œdipien au capitalisme narcissique »
Barrillon_Bordeaux 2018_Capitalisme narcissique

– Michel CABANNES, économiste, « Les enjeux d’une rupture avec le néolibéralisme »
2018 11 Espace Marx Néolibéralisme

– Jean-Marie HARRIBEY, économiste, « Financer la transition écologique pour échapper au capitalisme vert »,
arlesienne-financement_TransitionEco_JMHarribey

– Bernard FRIOT, Sociologue, « c’est nous qui produisons, c’est nous qui décidons ! »
friot sésurités sociales sectorielles 12 nov 18

– Daniel DURAND, directeur de l’IDRP (Institut de documentation et de recherches sur la paix). « La Paix, une révolution culturelle des rapports entre peuples et États, enjeu contemporain ! », Dernier ouvrage : « 1914-1918, cent ans après, LA PAIX ! », mai 2018, Éditions Edilivre.
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Révolution: tel est l’axe central autour duquel nous avons invité à réfléchir et à proposer des contributions cette année. Ce sera l’occasion de « commémorer », de célébrer avec le recul et l’enthousiasme nécessaires le bicentenaire de la naissance de Marx, le 170 e anniversaire de la parution du Manifeste du parti communiste, ce livre politique le plus diffusé au monde, reconnu par l’UNESCO depuis 2014 comme faisant partie du patrimoine de l’humanité!
Ce qui importe par-dessus tout, c’est que nos actions, nos pensées revivifient cet héritage, c’est que nous tournions nos regards et nos analyses vers ce qui peut nourrir dans l’histoire et dans notre expérience notre « nostalgie d’avenir », vers ce qui se passe ICI et MAINTENANT.
26 contributions, au cours de 16 séances sur 8 demi-journées….
Contacts et informations : Dominique.Belougne@u-bordeaux.fr
Participant-es des Rencontres_Marx_2018
Les participations et les résumés_2018
« De quoi (R)évolution(s) est-il le(s) mot(s) ? »
Pour paraphraser le philosophe Alain BADIOU !
N’est-il pas temps de revisiter ce, ces termes, afin d’entreprendre à la racine des choses, donc avec radicalité, la transformation des rapports sociaux dont notre siècle a besoin pour affronter les nombreux enjeux auxquels nous sommes confrontés : crise écologique, crise économique, crise politique, crise démocratique, crise sociale, crise de la production de richesses et de services,…. ?
Révolution: tel est l’axe central autour duquel nous vous invitons à réfléchir et à proposer vos contributions cette année. Ce sera l’occasion de « commémorer », de célébrer avec le recul et l’enthousiasme nécessaires le bicentenaire de la naissance de Marx, le 170 e anniversaire de la parution du Manifeste du parti communiste, ce livre politique le plus diffusé au monde, reconnu par l’UNESCO depuis 2014 comme faisant partie du patrimoine de l’humanité!
Ce qui importe par-dessus tout, c’est que nos actions, nos pensées revivifient cet héritage, c’est que nous tournions nos regards et nos analyses vers ce qui peut nourrir dans l’histoire et dans notre expérience notre « nostalgie d’avenir », vers ce qui se passe ICI et MAINTENANT.
Nous comptons sur vous et votre présence lors de nos rencontres de Décembre prochain.
Nous avons besoin d’interroger des expériences révolutionnaires, si locales et si parcellaires ou incomplètes fussent-elles… Nous avons besoin de nous interroger sur le dévoiement du langage révolutionnaire par l’adversaire de classe. Nous avons besoin d’interroger la dialectique révolution /réforme, leur articulation telle qu’a pu la concevoir des Robespierre, Karl Marx, Jaurès, Lénine et d’autres ou de nos jours des Abdullah Öcalan, Evo Moralès, Pierre Laurent, …
Bien sûr, tous les lieux d’initiatives progressistes possibles nous, vous intéressent: l’entreprise, la cité, la vie associative, le mouvement social, la vie artistique, la recherche, l’enseignement etc…
Nous accueillons avec bienveillance et curiosité toutes vos propositions.
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Les 10émes Rencontres « Nouvelles pensées critiques et actualités de Marx »
Quatre premières contributions écrites des exposés présentés en décembre 2017 :
-« L’Open Data et de la justice avec ses deux enjeux : ceux du libéralisme et de la loi du marché et celui du « bonapartisme » et des enjeux sécuritaires.« , par Ollivier JOULIN, Juriste,
Quelle justice sociale, dans ou hors de l’entreprise, quelles libertés démocratiques pourraient s’exercer sans un système judiciaire permettant un exercice effectif des droits ? La « révolution numérique » est annoncée, elle bouleverse tout et promet de bouleverser plus encore : l’économie, le travail, la production, la répartition des richesses, la création monétaire et d’une manière générale, la politique. Mon point de vue, en tant que magistrat, d’ouvrier de la justice si je peux m’autoriser cette dénomination, est d’essayer d’entrevoir ce que cette « révolution » vient ou viendra bouleverser dans la Justice. Il s’agit d’un angle d’attaque, d’un point de vue, sans doute transposable à l’Université, à l’Hôpital, à l’Enseignement. Vous êtes libres de faire les rapprochements.
JUSTICE et INFORMATIQUE_OJoulin
-« Le capitalisme est-il immoral ? « , par Yvon QUINIOU, Philosophe,
L’idéologie néolibérale dominante, dans le sillage d’Hayek et incarnée aujourd’hui par Macron, tend à masquer l’inhumanité propre au capitalisme et à nier son immoralité foncière. Cette vision été portée au concept par A. Comte-Sponville qui, dans un livre a succès, veut nous faire croire que l’économie capitaliste n’a pas être jugée moralement, qu’elle est amorale. Il faut démasquer ce mensonge qui oublie que ce système est fondé sur l’exploitation du travail humain, qu’il instrumentalise l’homme en vue du profit et qu’il aliène sa personnalité sans compter ses effets délétère sur la nature dont l’homme dépend. Or tout cela ne relève pas de mécanismes automatiques mais de pratiques humaines, qui tombent sous le coup du jugement de la morale telle que Kant l’a formulée. C’est dire que l’analyse critique du Capital que Marx a faite repose aussi sur des valeurs morales universelles, qu’on retrouve dans son projet politique, même s’il lui arrive de le nier.
-« Marx et la justice sociale », par Fabien TARRIT, économiste,
La présente contribution, de nature théorique et conceptuelle, se situe à la frontière entre économie et philosophie politique, et vise à s’inscrire dans le débat sur l’interrogation du rapport de la théorie marxiste aux problématiques en termes de justice sociale. La discussion sur Marx et la justice a largement imprégné la philosophie analytique au cours des années 1980 (Geras, Wood, Cohen…), elle a par la suite été réévaluée (Kamolnick, Sobel…). Elle met en évidence ce qui peut être perçu comme un paradoxe, ou du moins une incertitude, dans l’attitude de Marx envers les questions normatives, à savoir celles questions liées à l’élaboration de « recettes pour les marmites de l’avenir ». Nous nous demanderons ainsi quel est le statut de la condamnation du capitalisme par Marx.
Marx et la justice sociale_Fabien_Tarrit
– « Dominations et travail : survol littéraire » par Vincent TACONET, Professeur de Lettres Classiques,
A l’aide de quelques coups de sonde aléatoires en apparences, nous nous proposons de voir comment la littérature représente et rend présent le monde du travail, la lutte des classes et les rapports de domination, d’oppression, d’exploitation. Nous évoquerons tout d’abord le texte étonnant de Chrétien de Troyes (12e siècle). Dans son roman Yvain ou le chevalier au lion, il décrit ce qui relève aussi bien d’un atelier d’exploitation textile que d’un camp de concentration ayant le même objet. Nous passerons ensuite brièvement au 17e siècle (La Bruyère) puis au 18e (Diderot) Nous nous attarderons ensuite sur un passage de Stendhal sur la répression, (Lucien Leuwen), des Misérables de Victor Hugo sur la mécanisation et les dégâts de la morale, pour terminer avec un ouvrage récent et décapant rendant compte de l’intérieur de discriminations racistes envers les jeunes noirs athlétiques et en bonne santé: Debout-payé, de Gauz (2015) évoque les déboires, à l’image de ses congénères, d’un travailleur sans papiers arrivant en France en 1990, trouvant la solidarité de ses frères, mais aussi des formes d’exploitation et d’insertion genrées et cloisonnées.
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Les 10émes Rencontres « Nouvelles pensées critiques et actualités de Marx » à l’Université de Bordeaux, ont eu lieu sur le Campus de Pessac (Montesquieu), les 29, 30 Novembre et le 1er décembre, puis à Bordeaux le 2 décembre 2017.
Le thème général de ces rencontres était cette année : « Justice sociale et égalité démocratique dans et hors de l’entreprise ». Nous avons accueilli 33 contributions.
« La pratique sans théorie est aussi stérile que la théorie sans l’enseignement des pratiques. Avec l’aide d’un marxisme revivifié et de pensées critiques qui constituent un apport indispensable, nous pouvons explorer le champ des possibles. Faisons de ces rencontres, en toute modestie, un temps fort de la réflexion et -surtout- de l’échange, de la mise en commun, pour les nécessaires transformations d’un monde insupportable. »
Le déroulement des 10èmes Rencontres
Les participations et les résumés
Nos 10émes rencontres « Nouvelles Pensées Critiques et Actualités de Marx » se sont déroulées avec la participation de plus de 120 personnes différentes, et se sont révélées très riches en contenus, en échanges, en controverses et nous l’espérons en fertilisations croisées et en enrichissements mutuels. Notre ami Matthieu MONTALBAN s’est fortement impliqué en tant que discutant, apportant une contribution remarquée à de nombreuses séances. Nous remercions toutes celles et ceux qui ont contribué à la réussite de cette manifestation sous une forme ou sous une autre. Nous rassemblons les textes des interventions dans la perspective d’une publication des actes de ces rencontres.
Quelques photos à l’occasion de cet évènement :


